Liquidation de la Samir: des créanciers s'impatientent
La décision du tribunal de commerce de Casablanca au sujet de la continuation de l’activité de la Samir est attendue pour ce mardi 21 juin. D'importants créanciers s'impatientent.
La décision de liquidation avait été prononcée le 21 mars 2016 et avait accordé à l’entreprise un délai de trois mois de continuation de l’activité, qui prend fin ce lundi 20 juin.
Le tribunal de commerce n’a d’autre choix que de prononcer sa décision mardi. Et il semble difficile de ne pas accorder un délai supplémentaire, sans compromettre l’avenir.
La vraie question concerne la durée de continuation qui sera accordée.
Le syndic a demandé six mois. De leur côté, plusieurs créanciers importants contactés par Médias 24 s’impatientent et s’inquiètent des futures étapes.
Leur impatience est provoquée par l’absence de visibilité dans une affaire où des centaines de millions de DH sont en jeu. Parfois, les créances réclamées dépassent le milliard de DH.
Selon nos interlocuteurs, la liquidation a d’abord pour objectifs de préserver les intérêts des salariés ET des créanciers.
Ils ont l’impression que toute l’énergie du syndic est consacrée au redémarrage de l’activité, alors que la priorité devrait être l’inventaire des actifs, l’évaluation de l’entreprise et le cahier des charges destiné aux candidats repreneurs.
Ils n’ont ni planning ni communication aucune au sujet d’un éventuel planning de liquidation.
Ils se disent dans le flou, alors que les créances impayées sont en quelque sorte le fait générateur de la liquidation. Pire encore, la poursuite de l’activité fait qu'elle génère de nouvelles créances qui sont, elles, privilégiées, car elles sont nées après la date du 21 mars, date du jugement de liquidation.
Du côté de la Samir, une source proche du dossier nous indique que le travail nécessaire à une prise en main de la société et à la conduite de la liquidation est “colossal“. Rien que sur le plan judiciaire, on nous révèle que “870 dossiers judiciaires“ impliquant la Samir sont suivis.
Pour ce qui concerne l’élaboration du cahier des charges, “c’est en cours“, selon nos sources. Toutes les étapes sont par ailleurs “suivies par le juge-commissaire, qui reçoit des comptes rendus périodiques“.
À découvrir
à lire aussi
Article : Coopératives agricoles : une nouvelle convention pour renforcer leur compétitivité et leur organisation
En marge du SIAM 2026, l’Office national du conseil agricole, l’Office du développement de la coopération et la Confédération ùarocaine de l’agriculture et du développement rural ont signé une convention de partenariat visant à renforcer la structuration, la professionnalisation et l’intégration des coopératives agricoles dans les filières organisées.
Article : Jeep lance le nouveau Compass, plus statutaire et technologique
Plus grand, plus technologique et mieux armé pour affronter les réalités du marché marocain, le nouveau Jeep Compass 2026 franchit un cap tout en restant fidèle à l’ADN off-road de la marque.
Article : Une nouvelle association veut peser dans la régulation de la data et de l’IA au Maroc
Portée par une quinzaine d’avocats issus de barreaux marocains et étrangers, l’initiative vise à structurer une expertise juridique marocaine sur la data et l’intelligence artificielle.
Article : “Nous voulons innover plus”. Les nouvelles ambitions technologiques de RAM, par son Chief of Transformation
Avec plus de 30 partenariats conclus avec des start-up depuis 2021, RAM mise sur l’innovation pour transformer en profondeur ses opérations et son expérience client. Selon le Chief of Transformation and Customer Experience Officer, cette stratégie s’impose désormais comme un levier central de compétitivité.
Article : Maroc Telecom : des revenus en hausse de 5% à fin mars 2026
Maroc Telecom démarre 2026 sur une dynamique solide, avec un chiffre d’affaires en hausse de 5% tiré par ses filiales africaines, tandis que le marché marocain se stabilise. Malgré une amélioration des performances opérationnelles et de la génération de cash, le résultat net part du groupe recule de 3,4%, pénalisé par l’impact de la contribution sociale de solidarité.
Article : Tanger : prison ferme pour les gérantes d’une crèche après la mort d’un enfant
La chambre criminelle de Tanger vient de condamner deux gérantes d’une crèche non autorisée après le décès d’un enfant exposé à une situation de danger au sein de l’établissement.