Les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique sur la bonne voie

Les échanges économiques et commerciaux entre le Maroc et l'Afrique enregistrent, depuis plusieurs années, une évolution constante, de 3,6 milliards de DH en 2000 à 11,7 milliards de DH en 2010.  

Les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique sur la bonne voie

Le 23 mai 2013 à 12h41

Modifié 23 mai 2013 à 12h41

Les échanges économiques et commerciaux entre le Maroc et l'Afrique enregistrent, depuis plusieurs années, une évolution constante, de 3,6 milliards de DH en 2000 à 11,7 milliards de DH en 2010.  

Conscient de l'importance stratégique du marché de l'Afrique subsaharienne, le Maroc s'est engagé dans le développement de ses relations économiques et commerciales avec les pays de cette région.

De 3,6 milliards DH en 2000, les échanges commerciaux entre les deux parties ont bondi à 11,7 milliards de DH en 2010, avec des perspectives prometteuses pour les prochaines années, compte tenu de l'important potentiel de croissance de ces pays et leurs richesses minières et naturelles, encore sous-exploitées.

L'Afrique subsaharienne dispose, en effet, d'abondantes ressources en pétrole, en gaz et en minéraux, qui ont été à l'origine d'une attractivité croissante de nombreux pays, aussi bien développés qu'émergents. La région représente aussi un énorme marché de plus de 800 millions d'habitants et qui devrait atteindre, selon les estimations de l'ONU, plus de 1,3 milliard d'habitants en 2030.

L'intérêt du Maroc pour la région ne date pas d'hier. Pour diversifier ses échanges, il avait entrepris dès la fin du siècle dernier de renforcer son positionnement sur les marchés subsahariens, dans le cadre d'une dynamique d'intégration régionale et de coopération Sud-Sud.

La signature de plusieurs accords de commerce et d'investissements avec plusieurs pays africains et l'élaboration d'un cadre juridique incitatif visant à encourager le flux d'investissement avec cette région ont fortement contribué au développement de cette coopération.

Dans ce sens, le secteur privé joue un rôle de premier plan dans la consolidation du partenariat avec l'Afrique, en étant associé à toutes les initiatives et les stratégies prises par les autorités gouvernementales en direction du continent.

Si, dans les années 70 et 80, la coopération entre le Maroc et l'Afrique subsaharienne a été l'œuvre des entreprises publiques qui ont réalisé différents projets avec des pays africains dans le domaine des infrastructures, de l'assainissement, de l'électrification, de la gestion des ressources en eau et l'irrigation, le secteur privé commence à leur ravir la vedette avec une implication très forte dans une dizaine de pays africains, de la Mauritanie jusqu'au Gabon en Afrique Australe.

Bénéficiant d'un solide appui des autorités politiques et d'un fort engagement des pays d'accueil, les entreprises marocaines sont actuellement présentes dans des secteurs stratégiques comme les télécommunications, les banques, la sécurité informatique, le tourisme ou l'habitat social.

Maroc Telecom, Attijariwafa Bank, Addoha, Managem, la Banque populaire, Ynna Holding, CCGT, l'ONEE, la RAM ou la BMCE Bank font partie désormais de cette belle brochette de groupes marocains qui contribuent à la création de richesses dans nombre de pays africains et font travailler des milliers d'Africains, que ce soit en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, en Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, ou, plus au sud, au Cameroun et au Gabon.

Chaque année, plusieurs actions à caractère promotionnel (missions de prospection et caravanes de l'export) visant à faciliter l'accès du secteur privé marocain aux marchés africains, sont organisées par le ministère du Commerce et les organisations sectorielles du patronat, le but étant de renforcer davantage la présence économique du Maroc dans le continent et jeter les bases d'un partenariat stratégique et mutuellement avantageux avec ces pays.

Ces efforts n'ont pas été vains car ils ont été déjà sanctionnées par une hausse remarquable des échanges entre le Maroc et l'Afrique au sud du Sahara, à mettre à l'actif essentiellement de l'accélération des exportations marocaines qui ont progressé sur la période de 5,8 milliards DH pour atteindre 7,2 milliards en 2010.

Les importations en provenance de cette région ont cru, de leur côté, de 2,4 milliards de DH sur la même période pour s'établir à 4,5 milliards de DH en 2010.

Les perspectives de développement de la coopération économique et commerciale entre le Maroc et l'Afrique sont plus que prometteuses et les visites du Souverain exercent un effet de levier incontestable.

Ces visites, au-delà de l'enrichissement du dialogue politique fécond et constructif avec ces pays, permettent une diversification du cadre institutionnel de cette relation un peu particulière à travers la conclusion d'une série d'accords et de conventions et la réactivation des commissions mixtes pour consolider la base juridique de cette coopération.

Ces accords portent sur les domaines culturels, scientifiques et techniques, commerciaux, du transport aérien, du transport maritime, des postes et télécommunications, financiers, de la marine marchande, du tourisme, de l'investissement, de l'agriculture, de la fonction publique, de la santé, des routes et des chemins de fer, de la formation professionnelle et de l'habitat.

A l'heure actuelle, le Maroc se félicite d'avoir des relations de coopération avec une quarantaine de pays africains et cette coopération est actuellement régie par un cadre juridique riche de près de 500 accords, conventions et protocoles.


 

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