Rock the Casbah : place aux talents féminins !

Les Casaouis ont pu découvrir en avant première le dernier film de Laïla Marrakchi, qui aborde avec tact la question des femmes dans la société. La réalisatrice, désormais installée à Paris, nous confie quelques indiscrétions au sujet de ses projets.  

Rock the Casbah : place aux talents féminins !

Le 30 août 2013 à 19h38

Modifié 30 août 2013 à 19h38

Les Casaouis ont pu découvrir en avant première le dernier film de Laïla Marrakchi, qui aborde avec tact la question des femmes dans la société. La réalisatrice, désormais installée à Paris, nous confie quelques indiscrétions au sujet de ses projets.  

De la réalisatrice Laïla Marrakchi au casting des Marocaines Morjana Alaoui et Assia Bentria, de la Libanaise Nadine Labaki, de la Maroco-belge Lubna Azabal à l’Israélienne Hiam Abbass, Rock the Casbah présente de vrais talents artistiques et un casting maroco-arabe d’une très forte présence.

Présenté en avant-première au Mégarama casablancais jeudi 29 août devant près de 400 personnes, le film doit maintenant être présenté à Paris et démarrer sa carrière en salle.

Auteur du sulfureux Marock il y a 8 ans, Laïla Marrakchi a tourné son film dans un Tanger très bien saisi dans sa dimension bourgeoise, culturelle et géographique. Sur l’importance donnée aux prises de vues sur la côte atlantique tangéroise, dans la zone du port ou au cœur de la médina de la ville Laïla Marrakchi revendique pleinement son amour pour la ville : « C’est une ville libre, proche de l’Europe ou les homosexuels notamment ont toujours trouvé refuge. Le Réveillon à Tanger de Paul Bowles est l’une de mes œuvres favorites » ajoute-t-elle.

Joué également en arabe, en français et en anglais, intervenant alors que plusieurs patriarches du monde arabe politique sont fortement remis en cause depuis le printemps 2011, le film est une métaphore séduisante du monde arabe en 2013.

Tourné en 33 jours chrono dans une belle et ancienne villa tangéroise, Rock the Casbah raconte la période de deuil de 3 jours qui suit le décès du patriarche Moulay Hassan (Omar Sharif). Conflits entre sœurs, problèmes d’héritage, cultures partagées, rôle familiale de la mère qui se sacrifie et jeunes femmes rebelles avec Nadine Labaki, qui fait parfois penser à Amy Winehouse, autant de thèmes familiaux classiques passés en revue.

Une mention spéciale doit être faite pour les rôles tenus par Assia Bentria, une mamie tangéroise dont c’était le premier rôle au cinéma, et Fatima Harandi, Raoui, dans le rôle de la nounou-cuisinière de la famille de Moulay Hassan et Lalla Aïcha, Fatima à qui Moulay Hassan avait fait un fils, Zakaria, interprété par l’excellent Adel Bencherif, et qu’il reconnaîtra avant son décès. D’où quelques nouveaux malentendus familiaux au moment de la lecture du testament chez le notaire…

Interrogé sur le côté contestataire et critique de ses films vis-à-vis de l’ordre établi, Laïla Marrakchi indique qu’effectivement, « avec Marock et Rock the Casbah, j’ai fait un peu le tour de la question de la place des femmes dans la société ». Laïla Marrakchi, qui vit aujourd’hui à Paris, préparera « peut-être un jour un film sur les hommes, leur place dans la société. »

Mais pour l’instant elle semble s’orienter vers des projets différents. « Entre Marock et Rock the Casbah, je crois que j’ai assez parlé du Maroc » affirme-t-elle.

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