Tanger. La Villa Harris, en ruine, sera reconstruite
Les travaux, qui viennent de débuter, permettront de rendre son lustre d’antan au bâtiment mauresque.
L’emblématique Villa Harris située au cœur de l’ancien Club Med de Tanger est en ruine. Après la fermeture du Club Med en 1992, la bâtisse est devenue un squat. Depuis quelques jours, elle est en travaux, sans que l’on sache précisément son avenir : un musée ? Un hôtel ?
La villa mythique avait été construite au début du XXème par le correspondant du Times de Londres à Tanger. Walter Burton Harris était arrivé de son Londres natal en 1887 à l’âge de 19 ans. Il passera les 35 années suivantes de sa vie à Tanger qu’il quittera en 1922.
Arrivé avec une délégation officielle britannique, Harris vivra ici les crises diplomatiques internationales de 1905 et de 1906 en marge de la conférence d’Algésiras et de la visite de l’empereur allemand Guillaume II à Tanger.
Il sera témoin de l’entrée en vigueur du protectorat français et espagnol au Maroc en 1912.
Proche des sultans de l’époque, du cadi Raïssouni et du Roi Edouard VII, Walter Harris rejoindra les services de renseignement de la marine britannique à la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918).
Harris aura également publié plusieurs livres sur « le Maroc qui fut », mais aussi des récits de voyages dans le Tafilalet et sur la révolte rifaine des années 1920. Il a à son actif plusieurs ouvrages sur le Moyen-Orient ainsi que l’Asie du sud-est. Walter Harris a visité le Myanmar, l’ex-Birmanie, au début du XXème siècle.
Après 1922, « la Villa Harris sera transformé en casino et en parc par un investisseur espagnol » selon la photographe Juliette Parisot, auteure d’un portfolio de la villa.
Il s’agirait d’un certain Onofre Zapata, propriétaire de casinos. Cette situation perdurera jusqu’au milieu des années 1940.
La villa, au cœur du Club Med de Tanger
L’arrivée du Club Med à la fin des années 1960 marquera une nouvelle vie pour ce bijou architectural mauresque.
Le Club Med lui-même était construit autour de la villa. Le bâtiment comprenait les bureaux et les espaces d’accueil du Club Med qui s’étendait sur une propriété de près de 50 hectares et avait une capacité de 500 lits répartis en petits bungalows.
Le Club Med de Tanger disposait d’une piscine semi-olympique, d’un club équestre, de courts de tennis, d’une petite plage privée et d’écoles de golf et de voile. Du Club, on passait directement à la plage par une passerelle qui surplombait le boulevard de la corniche. Les échanges sur le forum du Club Med attestent du passé du lieu de vacances.
De 50 hectares, la superficie de l’ancien Club Med, une propriété de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), devrait voir réduite sa superficie. Les murs d’enceinte ont été abattus et la voie mitoyenne qui constitue le boulevard de la corniche est en cours d’élargissement.
La Villa Harris a comme vis-à-vis l’actuel hôtel Mövenpick et son casino. A partir de 2017 elle devrait aussi avoir comme vis-à-vis le Palais des arts et de la culture actuellement en chantier qui abritera un auditorium de 1.000 places.
Pour l’écrivain et historien de la ville Rachid Taferssiti Zarioula, « la villa et le parc devaient être classés à l’origine, mais maintenant ce n’est plus que le cas du parc ». Interrogé par Médias 24, M. Taferssiti ne cache pas ses « inquiétudes (…) pour le patrimoine de cette ville ».
L’ensemble appartient à la CDG ainsi qu’une propriété adjacente de 65 hectares. L’ensemble fait face à la baie de Tanger. C’est là qu’aurait dû se tenir l’Exposition Tanger de 2012 pour laquelle la ville s’était portée candidate.
À découvrir
à lire aussi
Article : Coupe du monde 2026. Pourquoi le Maroc a peiné en début de match contre le Canada
Avant de prendre le dessus sur leurs adversaires, les Lions de l’Atlas ont été gênés dans leurs ressorties de balle, en particulier lors du premier quart temps du huitième de finale contre le Canada, samedi 4 juillet. La lenteur de leurs transmissions et le pressing orienté des Canadiens n’y sont pas étrangers.
Article : Maroc-France : RAM mobilise 12 vols spéciaux pour accompagner les supporters
Le dispositif Casablanca-Boston prévoit 3.600 sièges en gros-porteurs, avec des billets à 10.000 DH mis en vente depuis dimanche 5 juillet au soir pour le quart de finale du 9 juillet.
Article : Jordanie : Jamal Sellami quitte les “Nashama” après une première Coupe du monde sans points
Nommé en 2024, le technicien marocain a été remercié dimanche 5 juillet par le prince Ali ben Al Hussein, au terme d’un mandat marqué par une qualification historique puis trois revers face à l’Autriche, l’Algérie et l’Argentine.
Article : Botola : le MAS champion du Maroc, 41 ans après son dernier sacre
Vainqueur de l’Olympique Dcheira (2-0) lors de la dernière journée, le club fassi boucle la saison avec 59 points, deux longueurs devant Berkane, au terme d’un final à quatre.
Article : Mercato : Lille prévient l’Europe, Bouaddi ne partira pas à prix normal
Dans un entretien publié par Eurosport avant le huitième de finale gagné par le Maroc contre le Canada, Olivier Létang décrit le milieu de 18 ans comme un profil “unique”, déjà fort de plus de 100 matchs au haut niveau. Sans fixer de prix, le président du LOSC cite les transferts d’Anderson et de Tonali pour situer la valeur de sa pépite dans les très hautes sphères du marché.
Article : Immobilier. Les coûts de production et la pénurie de main-d’œuvre aggravent la situation du marché
Dans l’ancien, les ventes chutent sans que les prix ne cèdent vraiment. Dans le neuf, les dispositifs publics soutiennent la demande, mais ne compensent pas l’écart entre les prix proposés et les capacités d’achat. Entre les deux segments, c’est toute la chaîne du logement qui se retrouve sous tension, des ménages aux promoteurs. Décryptage.