Avortement: les pistes sur lesquelles travaillaient la Santé et la Justice

Le Roi Mohammed VI va donc suivre personnellement le dossier de l’avortement clandestin, qu’il a confié à MM. Ramid, Toufiq et Yazami, reçus lundi 16 mars à Casablanca.

Avortement: les pistes sur lesquelles travaillaient la Santé et la Justice

Le 17 mars 2015 à 17h35

Modifié 17 mars 2015 à 17h35

Le Roi Mohammed VI va donc suivre personnellement le dossier de l’avortement clandestin, qu’il a confié à MM. Ramid, Toufiq et Yazami, reçus lundi 16 mars à Casablanca.

En attendant le rapport qui va être remis au Souverain mi-avril au plus tard, voyons où en était la question. En effet, le ministère de la Santé et le ministère de la Justice ont chacun de son côté , lancé une réflexion sur les solutions possibles.

Est-ce à dire que les choses étaient bien engagées et que l’intervention du Roi n’était pas nécessaire? Non, car cette intervention signifie la rapidité, la priorisation de cette réforme et probablement plus de volontarisme et moins de tabous.

Invité à une rencontre organisée par l’Association marocaine de lutte contre l’avortement clandestin, Houcine Louardi a donné une esquisse du travail lancé. La réunion se passait lundi matin, avant la prise en main du dossier par le Roi.

L’une des pistes de réflexion vise, notamment, à repenser les programmes d’éducation sexuelle et maternelle. Mission qui, précise le ministre, relève de l’école, des parents et des organismes de la société civile mais aussi du ministère de la santé.

Pédagogie toujours, le ministère ambitionne de mettre en œuvre des mécanismes facilitant l’accès à une information sanitaire complète qui bénéficiera à toutes les composantes de la société.

La fourniture de pilules contraceptives dans les cas urgents est également de mise. Par le terme «urgent»,  le ministre fait allusion aux cas de violence contre les femmes. Lesquelles, pour parvenir aux pilules, pourront solliciter les associations spécialisées en la matière.

Le programme ambitionne également de simplifier l’accès des femmes victimes d’avortement clandestin aux services médicaux sans crainte de poursuites judiciaires. Ce qui sous-tend, de manière implicite, deux hypothèses : soit la garantie de l’anonymat de ces femmes, soit, quasiment, une dépénalisation de l’avortement clandestin.

Enfin, le dernier axe  se rapporte à la participation au débat juridique et organisationnel afférent à l’avortement médical au Maroc, et ce, dans le respect des valeurs religieuses, sociales, morales et culturelles du pays. Selon Houcine Louardi, les aspects juridiques de la question relaveront du ministère de la justice qui y travaille.

Ces différentes pistes évoquées par le ministre et qui concernent la Santé publique et la Justice, pourraient figurer dans la mouture définitive  qui sera présentée au Roi dans un mois.


 

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