Eric Laurent et Catherine Graciet: ce qu’ils disent à la presse française

Comme cela était prévisible, Catherine Graciet et Eric Laurent ont commencé à livrer leurs versions à la presse française.

Eric Laurent et Catherine Graciet: ce qu’ils disent à la presse française

Le 31 août 2015 à 15h17

Modifié 11 avril 2021 à 2h37

Comme cela était prévisible, Catherine Graciet et Eric Laurent ont commencé à livrer leurs versions à la presse française.

La ligne de défense de chacun est basée sur l’existence d’un piège tendu par le Maroc mais les deux versions se contredisent frontalement sur un point essentiel : Catherine Graciet qui a rédigé de sa propre main et en trois exemplaires, la lettre d’accord avant de la signer, nie toute implication.

Elle affirme non sans aplomb, qu’elle n’était au courant de rien et qu’elle a été très étonnée de découvrir cet accord. Ce qui ne l’a pas empêchée de donner son accord.  Elle avoue un “accès de faiblesse“, avant de “fondre en larmes“ en présence du journaliste du Parisien.

Daniel Schneidermann, sur le site Arrêt sur Images, conclut : “C'est ça, et ce n'est que ça: un fait-divers“.

Eric Laurent, dans un entretien au Monde, avoue également avoir “succombé à la tentation, pas au chantage“. En d’autres termes, corrompu, pas maître chanteur. En matière d’infamie, il y a des grades. Il évoque aussi une “situation personnelle difficile, le cancer généralisé“ de sa femme.  Il en rajoute une petite couche, faite d’altruisme: il vaut mieux préserver le Maroc contre les risques de déstabilisation, sinon nous aurons une république islamique à la place.

Daniel Schneidermann, qui a l’habitude de décrypter le travail journalistique, écrit : “ Ils assurent être tombés dans le piège tendu par l'habile avocat de Mohammed VI. Cette nuance pourra peut-être leur valoir une peine plus douce au procès. Mais déontologiquement, ça ne change pas grand chose. Sortir d'un rendez-vous avec une enveloppe bourrée de billets, en échange d'un renoncement écrit à la publication d'une enquête: quel journaliste normalement constitué ne peut frémir à la seule idée de cette scène?“

Le Parisien trouvera une formulation assez étrange, une sorte de l’entre-deux, pour introduire l’interview de Graciet: “elle décrit la spirale d'un piège de corruption, auquel elle confesse avoir fini par céder“.

Et nous laissons le meilleur pour la fin; cette superbe déclaration d’Eric Laurent au Monde: “c’est une tentation, pas du chantage“.

Le Seuil, qui devait publier l'ouvrage début 2016, a annoncé qu'il renonçait à le faire car la relation de confiance est de facto rompue.

Les deux suspects ont été mis en examen par la justice française pour "chantage et extorsion de fonds" et laissés sous contrôle judiciaire.


 

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