Ilyas El Omari plébiscité secrétaire général du PAM
Elu triomphalement secrétaire général du PAM pour un mandat de 4 ans, Ilyas El Omari est désormais à une seule étape de la Primature.
Si le PAM gagne les législatives, en 2016 ou en 2021, il sera chef du gouvernement. Il sait attendre.
Ilyas El Omari poursuit son ascension et prend officiellement les commandes du PAM. Son élection a été une sorte de plébiscite au sein du Conseil national, sa candidature s’est imposée à tous. Elle est au moins la victoire de la patience, du travail discret et de la ténacité.
Son nom ne fait pas l’unanimité au sein du parti et c’est naturel. Avant le congrès, des voix s’étaient élevées pour proposer d’autres noms ou la prolongation du mandat de Bakkoury. Il n’en a rien été.
A l'ouverture de la réunion du Conseil national, ce dimanche 24 janvier et au moment de passer au vote, Bakkoury a pris la parole et a déclaré qu'il ne comptait pas postuler pour un second mandat. Tout le monde a compris que les jeux étaient faits. Ilyas El Omari était seul candidat, il a été plébiscité.
La victoire d’El Omary est aussi celle de son alliance avec les têtes d’affiche issues de l’extrême gauche. D’où le positionnement du parti au centre gauche, confirmé dans la plateforme idéologique validée par ce congrès.
Cette élection ouvre à El Omary la voie de la Primature, si le PAM arrive à gagner une élection législative, ce qui est tout à fait dans ses cordes.
En hissant à sa tête celui qui exerçait une influence décisive sur ses rouages, le parti normalise sa situation.
Au final, les deux partis qui ont eu un passé sulfureux ou contesté se normalisent: le PJD a été admis par la grande porte au sein du paysage politique, grâce aux élections de 2011 et le PAM qui a été considéré comme un parti de l’administration.
L’élection du secrétaire général est intervenue ce dimanche 24 janvier en milieu de journée.
Peu auparavant, un nouveau président du conseil national a été choisi, en la personne de Fatim Zahra Mansouri.
Hakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers, a préféré se consacrer au travail législatif.
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