Samir: appel à manifestation d’intérêt « dans quelques jours »

Un appel à manifestation d'intérêt sera lancé probablement la semaine prochaine. Il n'attend plus que la validation des expertises par le tribunal. La liquidation de la Samir entre peut-être dans sa dernière ligne droite.

Samir: appel à manifestation d’intérêt « dans quelques jours »

Le 20 décembre 2016 à 13h02

Modifié 20 décembre 2016 à 13h02

Un appel à manifestation d'intérêt sera lancé probablement la semaine prochaine. Il n'attend plus que la validation des expertises par le tribunal. La liquidation de la Samir entre peut-être dans sa dernière ligne droite.

Audiences le lundi 19 décembre au tribunal de commerce de Casablanca concernant la Samir:

-Le tribunal a accordé une nouvelle période de trois mois pour la continuation de l‘entreprise.

-80 dossiers de vérifications de créances ont été mis en délibéré.

-la validation des expertises déposées par le syndic a été également mise en délibéré.

Cette validation, lorsqu’elle sera faite, ouvrira la voie à la publication du cahier des charges et à la réception des premières offres.

Dans une déclaration à Reuters, le syndic Mohamed El Krimi a annoncé qu’il lancera “dans les prochains jours les appels à manifestation d’intérêt pour le rachat de la raffinerie“. La prochaine audience au tribunal de commerce a été fixée au 26 décembre. On peut donc penser que le cahier des charges et l'appel à manifestation d'intérêt seront visibles dans une semaine.

Selon nos informations, au moins 5 entreprises étrangères ont manifesté ou vont manifester leur intérêt. 

Le groupe pourrait difficilement être vendu en l’état et dans sa globalité. Le plus probable, selon une source sûre, est que des lots cohérents et homogènes soient constitués, sans aller jusqu’à vendre des machines ou du mobilier, bien évidemment.

Le syndic n’est jamais parvenu à remettre la raffinerie en marche, ce qui aurait amélioré son attractivité aux yeux des investisseurs. Il s’est heurté à l’impossibilité de conclure un approvisionnement régulier en matière première.

Différentes options avaient été envisagées au départ: mise en location de la raffinerie pour assurer son redémarrage, puis cession à un tour de table où figureraient des distributeurs marocains, des institutionnels marocains, un groupe financier et un opérateur étranger; cette option a fini par être abandonnée.

Aujourd’hui, la valeur de l’outil de production dépend en large partie du potentiel du marché local. L’acheteur de la raffinerie pourra difficilement revenir dans l’immédiat sur un marché intérieur qui a installé ses habitudes et ses automatismes. Les distributeurs ont créé leurs circuits d’importation.

Pour reprendre pied sur le marché, il faudra que le futur propriétaire de la raffinerie soit capable de vendre moins cher que les produits importés. C’est pourquoi les acheteurs potentiels seront obligatoirement des professionnels du secteur de la production de pétrole ou du raffinage.

Les salariés de leur côté s’inquiètent de l’avenir. Le front syndical de défense des salariés, qui réunit la CDT, la FDT et l’UNTM a organisé plusieurs actions de mobilisation et de protestation. Il demande aux autorités d’assumer leurs responsabilités, mais la revendication d’un retour de l’Etat dans le capital a disparu des slogans.

Les syndicats et les salariés ont donc accepté l’idée d’une cession et s’engagent même à la soutenir, à condition que les “droits des salariés et des retraités soient protégés“.

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