Après le départ d’Uber, trois applications restent en lice sur le marché des VTC

Après l'annonce de la suspension de ses activités au Maroc, à partir de ce vendredi 23 février, Uber laisse place à d’autres applications de VTC (Voiture de transport avec chauffeur), notamment Careem, VotreChauffeur.ma ou encore Heetch.

Après le départ d’Uber, trois applications restent en lice sur le marché des VTC

Le 22 février 2018 à 17h05

Modifié 11 avril 2021 à 2h45

Après l'annonce de la suspension de ses activités au Maroc, à partir de ce vendredi 23 février, Uber laisse place à d’autres applications de VTC (Voiture de transport avec chauffeur), notamment Careem, VotreChauffeur.ma ou encore Heetch.

Bien qu'elles soient limitées en nombre, les plate-formes de réservation de VTC attirent les Marocains et les touristes en quête d'un moyen de transport "sûr et pratique".

Careem à l'assaut du marché marocain

Lancé en 2015 à Casablanca, puis à Rabat, le service de mise en relation des clients avec les taxis, Careem, compte aujourd'hui 100.000 utilisateurs au Maroc et emploie 1.000 chauffeurs.

A en croire les chiffres communiqués par la société basée à Dubaï, plusieurs chauffeurs ont switché vers Careem après l'annonce du départ d'Uber du Maroc.

Fondée à Dubaï en juillet 2012, Careem compte plus de 250.000 conducteurs dans plus de 80 villes dans 13 pays au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

VotreChauffeur.ma, le service 100% marocain

Disponible à Casablanca et à Rabat, la plateforme VoteChauffeur.ma met à disposition des clients des véhicules pour des déplacements urbains, des navettes aéroport, des transferts inter-villes, ainsi que des excursions et circuits touristiques

VotreChauffeurs.ma propose 3 gammes de voitures de "qualité", munies à bord, d’une connexion wifi partagée, de chargeurs de téléphones, de petites bouteilles d’eau et de journaux et magazines au profit des clients.

Le service, lancé en 2015 et disposant des autorisations "requises", compte à ce jour, selon ses propres chiffres, 100 véhicules. L’application affiche 10.000 courses/mois, au profit de 20.000 utilisateurs, dont 70% relèvent des entreprises.

Le service propose "volontairement" des tarifs un peu plus "chers", le but étant de ne pas concurrencer les taxis traditionnels, nous explique une source de la start-up marocaine.

Pour les courses simples, le client est facturé au kilomètre, alors que pour la mise à disposition du chauffeur, le tarif est calculé par heure.

Dans la foulée… Heetch

L'arrivée de Heetch, depuis le 13 février dernier, marque un nouveau tournant sur le marché des VTC au Maroc, la société française voulant se lancer dans un cadre "légal", en coordination avec les chauffeurs de taxis, toujours en guerre contre les VTC.

Une semaine après son lancement officiel à Casablanca, le service dispose d'une communauté de 250 taxis, selon ses propres chiffres. Heetch attend son déploiement dans les grandes villes marocaines.

Heetch Maroc avait été lancée en format beta, fin 2017, suite à la signature d’un partenariat avec le Syndicat national des chauffeurs de taxis relevant de l’Union marocaine du travail (UMT) et le comité national de coordination, regroupant 19 centrales syndicales et associations.

Le service propose deux offres: "Taxi Fiddek rouge" et "Taxi Fiddek blanc". En téléchargeant cette application, les utilisateurs sont mis en relation avec des taxis dits "Fiddek" et informés en temps réel de l’avancée de leurs conducteurs. 

Les conducteurs souhaitant être labélisés "Fiddek" doivent obligatoirement suivre une formation et signer une charte de qualité qui les engagent non seulement sur la propreté et la fiabilité du véhicule, mais également sur la qualité de l’expérience proposée (sécurité, convivialité, musique, friandises et bouteilles d’eau à bord …). 

Lancée en 2013 en France, Heetch est disponible aujourd’hui dans d'autres pays comme l’Italie, la Belgique, la Suède…

En mars 2017, Heetch a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris, pour "organisation illégale d’un système de mise en relation avec des personnes se livrant au transport routier à titre onéreux". La société reprend vie en tant que société de VTC, fonctionnant avec des conducteurs professionnels.

Le 19 février dernier, Uber a décidé de suspendre ses activités au Maroc, pour "manque de clarté sur l’intégration des applications comme Uber au modèle de transport existant au Maroc". Les vraies raisons de ce départ font l'objet de spéculations. Affaire à suivre…

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