Taoufik Bouachrine déféré devant la chambre criminelle de la Cour d’appel

Bouachrine comparaîtra le 8 mars prochain devant la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Casablanca. Ainsi en a décidé le procureur général près cette cour, ce lundi 26 février.

Taoufik Bouachrine déféré devant la chambre criminelle de la Cour d’appel

Le 26 février 2018 à 16h53

Modifié 11 avril 2021 à 1h28

Bouachrine comparaîtra le 8 mars prochain devant la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Casablanca. Ainsi en a décidé le procureur général près cette cour, ce lundi 26 février.

Le prévenu avait été présenté ce lundi au parquet, à l'issue de près de 72 heures de garde à vue (dont prolongation de 24 heures). Après l'avoir interrogé, le procureur général a décidé de le poursuivre en état d'arrestation et de le déférer devant la chambre criminelle.

Les accusations retenues contre lui sont très graves, dont les violences sexuelles présumées, la traite d'êtres humains, le chantage, l'exploitation de la faiblesse et de la précarité de femmes dont une était enceinte, l'abus de pouvoir et d'autorité en vue d'obtenir des faveurs sexuelles, attentat à la pudeur en usant de violence, le viol et la tentative de viol, harcèlement sexuel, tournage de 50 vidéos compromettantes… Rendez-vous le 8 mars (!) prochain pour la première comparution.

Le fait que Bouachrine ait été déféré directement au juge de fond signifie que le procureur général a estimé disposer de preuves suffisamment solides pour ne pas passer par l'étape de l'instruction.

Voici le fac-similé du communiqué du procureur général:

Littéralement, le communiqué du procureur général annonce que "le prévenu a été interrogé en présence de sa défense et qu’à l’issue de cet interrogatoire détaillé, il a décidé de le déférer devant la chambre criminelle en état d’arrestation pour être poursuivi pour présomption des crimes suivants:

"-Traite d’êtres humains par l’exploitation d’une situation de vulnérabilité, de besoin ou de précarité par menace d’abus d’autorité, de fonction ou de pouvoir aux fins d’exploitation sexuelle et en usant d'ordres et de menaces de diffamation. 

"-d’attentats à la pudeur avec violence, viol et tentative de viol.

Faits énoncés et sanctionnés par les articles 448.1, 448.2, 448.3, 485, 486, 114 du code pénal.

"Ainsi que pour les délits suivants:

"-harcèlement sexuel.

"-avoir racolé et entraîné des personnes en vue de la prostitution dont une femme enceinte

"-usages de moyens qui permettent de photographier, de filmer ou d'enregistrer

Faits stipulés et sanctionnés par les articles 498, 499, 503.1 du code pénal.

"Selon ces présomptions, 8 personnes ont été victimes de ces agissements et ont été filmées dans une cinquantaine de vidéos enregistrées dans un disque dur ainsi que sous forme de fichier numérique".

Ces différentes articles prévoient, pour les délits et crimes cités, des peines variant entre une année et 20 ans de réclusion, ainsi qu'une amende de 5.000 à 2 MDH selons les cas.

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