Un partenariat public-privé pour la refonte du système national de santé
Mutualiser les ressources matérielles et humaines, développer la recherche, ... ce partenariat porte sur la concertation des secteurs public, privé, universitaire et militaire pour développer le système national de santé.
C’est la première fois qu’une convention-cadre de partenariat permanent est signée, sous l’égide du ministère de la Santé, entre la Fédération nationale de la santé (FNS) et la Direction de la réglementation et contentieux, relevant du ministère.
Signée mardi 22 septembre, en présence des représentants des divers métiers de la santé, la convention porte sur la mutualisation des moyens matériels et humains des différents secteurs, nous explique Dr. Moulay Said Afif, président de la FNS.
Elle permettra de développer la recherche médicale à travers l'accélération de l'informatisation des données. Ceci permettra une évaluation des maladies et du système de santé en général, poursuit Dr. Afif.
La concertation permettra ainsi de réaliser des études basées sur des données réelles et permettant de se projeter dans l'avenir (campagnes de vaccination, maladies chroniques...).
"La pandémie du Covid-19 a montré que le système de santé doit fonctionner avec l’apport des secteurs public, privé, universitaire et militaire, pour être à la hauteur des attentes des citoyens", souligne Dr. Afif.
"Nous aspirons à créer un modèle de développement marocain et équitable de la santé. Un comité de pilotage se chargera de mener une large concertation avec tous les intervenants", conclut Dr. Afif.
"Si nous sommes réunis, c’est pour essayer d’abord de tisser une relation de confiance entre le secteur libéral et le secteur public (en vue) d’œuvrer ensemble, main dans la main, pour le nouveau chantier de la réforme du système de santé qui fera appel aux différentes possibilités et permettra l’émergence de nouvelles solutions marocaines", a déclaré à la MAP, le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, en marge de cette signature.
Car "plutôt que d’extrapoler un système générique existant", le ministre estime que "l’on serait à même d’avoir un système maroco-marocain", bâti sur "une philosophie de la carte sanitaire régionale", relevant à ce propos que "sans la régionalisation, il serait difficile de répondre aux attentes, car chaque région a ses potentiels, ses attentes, son approche et son contexte".
La signature de cette convention-cadre de partenariat a été marquée par la présence des représentants des divers métiers de la santé, notamment des professionnels de l’industrie pharmaceutique, des médecins généralistes et spécialistes, ainsi que des biologistes et des pharmaciens.
(Avec MAP)
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