Déficit pluviométrique au Maroc, début de campagne mitigé pour les céréales
Encore un début de campagne mitigé pour la filière céréalière au Maroc, avec un déficit pluviométrique généralisé, intervenant après deux mauvaises saisons agricoles.
Après une très faible campagne céréalière en 2019-2020, qui succède à une saison 2018-2019 médiocre, le Maroc vit encore cette année un début de saison marqué par une faible pluviométrie.
Hormis un bref épisode pluvieux ayant suscité l'optimisme des agriculteurs au début de ce mois de novembre, les précipitations se font jusqu'à présent rares. Les niveaux actuels des barrages, inférieurs à ceux de la même période de l’année dernière, demeurent, eux, inquiétants.
Comparé à la normale sur 30 ans, le bilan pluviométrique est nettement déficitaire, selon les données de la direction de la Météorologie nationale.
Du 1er septembre 2020 au 11 novembre, le déficit varie de 10 à 60% sur le Haut Atlas, les versants sud-est, le Saïss, la Chaouia, Doukkala, les plateaux de phosphate, le Tangérois, le Rif, le Loukkous ainsi qu’à l’ouest des provinces sud.
Il s'élève à plus de 60% sur le Gharb, le Moyen Atlas, l’Oriental, le Haouz, Chiadma et le Souss.
Le bilan est légèrement excédentaire de 19% sur la région de Dakhla.
Le bour défavorable pénalisé
A l’heure où la campagne des semis précoces devrait battre son plein en ce mois de novembre, le retard de la pluie devient préoccupant.
Le retard est réel. Confirmé par la Météorologie nationale, il pénalise les producteurs dans les zones bour défavorable, connues pour l’élevage.
La préparation du sol, trop dur et tassé, nécessite l'attente de la pluie, nous explique Abdelmoumen Guennouni, expert et ingénieur agronome.
Dans les zones bour favorable, situées dans les principales régions céréalières disposant généralement de moyens et techniques, à savoir le Saiss, le Gharb, une partie de la Chaouia et les régions côtières, la terre est déjà travaillée depuis le printemps et l'été de l'année précédente.
Dans ces zones, le retard n'impacte pas la terre, déjà prête pour les semis, ajoute notre interlocuteur. Certains agriculteurs ont déjà commencé la préparation du lit de semence et l'apport d'engrais pour les blés dur et tendre.
Mais face à l'incertitude quant à l'avenir de la campagne, les agriculteurs favorisent un usage minimal des engrais, dans l'attente de la suite de la saison.
Cette année, les agriculteurs affrontent un autre problème: l'achat de semences. Notre source rappelle le mauvais rendement de la campagne écoulée qui, en temps normal, devrait être utilisé comme semence pour la saison actuelle.
Peu de pluie en perspective. Selon les prévisions météorologiques, des pluies sont attendues ce vendredi 13 novembre, notamment sur les reliefs de l’Atlas et le sud-est, avec possibilité de petites pluies sur les plaines nord et centres et l’ouest de la Méditerranée.
À découvrir
à lire aussi
Article : Coupe du monde 2026. Les éclairages de Mohamed Ouahbi
Un brin fataliste puis agacé par la tournure que prenait la conférence de presse organisée ce mardi 14 juillet au Complexe Mohammed VI de Salé, Mohamed Ouahbi a tenté d’apporter sa version des faits à des questions auxquelles il n’avait pas toujours les réponses. Mais le sélectionneur a tout de même affiché une foi inébranlable en l’avenir après l’élimination en quart du Mondial 2026.
Article : Pour responsabiliser les livreurs, Glovo va numéroter ses sacs
Dès le second semestre 2026, 10.000 équipements dotés d’un identifiant visible seront progressivement déployés au Maroc.
Article : Al Haouz : un avion militaire léger s'écrase après une panne moteur, le pilote indemne
L'ancien pilote de Mirage F1, qui était aux commandes de l’appareil, a été contraint de tenter un atterrissage d’urgence dans un douar proche de Marrakech.
Article : Après les crues de 2026, un barrage à 1,145 milliard de DH pour protéger Ksar El Kébir
Implanté sur l’oued Loukkos, en amont d’Oued El Makhazine, le futur ouvrage pourra retenir jusqu’à 400 millions de m³ et devrait entrer en service à l’horizon 2030.
Article : La station de dessalement de Casablanca sera opérationnelle en février 2027, annonce Nizar Baraka
D’une capacité initiale de 200 millions de mètres cubes par an, portée ensuite à 300 Mm³, l’infrastructure doit renforcer la sécurité hydrique du Grand Casablanca.
Article : Reprise de la guerre au Moyen-Orient : quel impact pour le Maroc ?
Le répit aura été bref. Moins d’un mois après l’accord entre Washington et Téhéran, les frappes ont repris et le Brent a bondi de 77 à 87 dollars en vingt-quatre heures. Pour un pays qui importe près de 90% de ses besoins énergétiques, l’enjeu dépasse largement le prix à la pompe. Transport, industrie, inflation et budget de l’État pourraient rapidement subir le contrecoup d’un conflit qui menace aussi les routes maritimes.