Les recommandations de l’initiative Moustaqil pour réduire le nombre de jeunes NEET

L’initiative Moustaqil propose quatre politiques et plusieurs actions, pour avoir un impact concret sur la situation des jeunes et de réduire, drastiquement, le nombre de NEET (Not in Education, Employment or Training) à long terme.

Les recommandations de l’initiative Moustaqil pour réduire le nombre de jeunes NEET

Le 19 avril 2021 à 15h11

Modifié 19 avril 2021 à 16h28

L’initiative Moustaqil propose quatre politiques et plusieurs actions, pour avoir un impact concret sur la situation des jeunes et de réduire, drastiquement, le nombre de NEET (Not in Education, Employment or Training) à long terme.

La première politique proposée est d’assurer une garantie jeunesse, articulée à un registre national, des jeunes et une carte jeune portée, par le ministère de la jeunesse et ce à travers différentes actions :

– La mise en place d’une « carte jeune » pour rétablir le lien entre institutions et jeunes marocains : une carte dédiée aux jeunes de 15 à 24 ans, permettant à la fois de déployer des politiques ciblées et un suivi des jeunes marocains.

Un porte monnaie digital et un pass transport collectif : La carte jeune pourra, aussi, être associée à un porte-monnaie digital, permettant aux jeunes de disposer d’un moyen de paiement, notamment, pour les transports collectifs et de garantir leur mobilité.

– Une carte liée à un numéro de téléphone pour une jeunesse connectée : Cette carte sera liée à un numéro de téléphone portable, permettant aux jeunes de rester connectés et de recevoir des offres de formation, de stage ou d’emploi.

– Une garantie jeunesse basée sur l’orientation et la formation: Les jeunes doivent bénéficier d’un véritable entretien d’écoute et d’orientation, à l’âge de 15 ans, permettant de disposer d’un plan de suivi et, surtout, de pouvoir proposer un stage, en cas de décrochage ou d’inactivité de plus de 3 mois, une formation.

Un centre d’appel dédié à la jeunesse : développer un centre d’appels directs et gratuits, pour permettre d’écouter les jeunes en difficulté.

Suivi et évaluation régulière : Ce dispositif permettra d’évaluer l’impact des politiques de jeunesse et d’organiser des modalités d’actions adaptées, aux contextes localisés.

Pour l’intégration économique et politique des jeunes, les actions suivantes sont proposées:

– Une implication des partenaires économiques, via des organisations professionnelles et patronales, qui doivent développer un plan de formation et d’intégration des jeunes, pour favoriser l’apprentissage, les stages et l’alternance.

– Un dispositif de création de TPE pour les jeunes, avec un prêt d’honneur et une formation continue : Le remboursement du prêt d’honneur permet d’ouvrir l’accès à d’autres jeunes au dispositif. Le dispositif est piloté, à l’échelle locale (provincial ou préfectoral). Les jeunes sont accompagnés sur deux années.

Le développement des structures de jeunesse, avec une gouvernance participative : La création de comité de quartier des jeunes, à parité, permettant de débattre des besoins et des actions, pour l’amélioration de l’environnement de proximité, selon la dynamique de la démocratie participative, avec un budget dédié pour les actions de proximité.

Pour réduire le nombre de jeunes NEET ruraux , les actions suivantes sont proposées :

– Mobiliser, dans le cadre de l’INDH, les locaux sous-exploités et sous- équipés, construits durant les dix dernières années, pour développer des formations, dédiées aux jeunes décrocheurs, en milieu rural, selon un principe de formation délocalisée.

Un premier curricula sur deux années devrait permettre aux jeunes de valider un diplôme de secondaire collégial, centré sur la remise à niveau et la construction d’un parcours professionnel.

Un second curricula devrait développer des formations professionnelles certifiantes, établies sur une base communautaire.

– Développer l’accès à l’enseignement professionnel pour les jeunes ruraux, en développant les filières d’enseignement professionnel, dans les lycées ruraux, dès l’âge de 15 ans de façon massive pour qu’elle puisse répondre aux attentes des nombreux Jeunes.

Pour la mise en place d’une politique de prise en charge des troubles d’apprentissage et des troubles psychologiques, les actions suivantes sont proposées :

–  Pour diagnostiquer et dépister de façon précoce les troubles spécifiques des apprentissages, une cellule dédiée, au sein de la délégation provinciale du ministère de l’éducation nationale, doit être créée. Elle aura pour objectif de diagnostiquer l’ensemble des élèves de première année puis de former le corps professoral aux pédagogies adaptées.

– Pour accompagner les jeunes pour réduire les risques de troubles psychiques, notamment dépressifs, qui accentuent les risques de rupture, avec toute activité, par la création de cellules d’écoute, de caravanes et d’une ligne téléphonique gratuite, en lien avec le dispositif, est mis en place par le ministère de la santé.

– Soutenir les associations et les organisations spécialisées dans la formation spécifique des jeunes, souffrant de troubles de l’apprentissage ou de handicap, en favorisant un déploiement régional.

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