« Biden ne reviendra pas sur la reconnaissance de la marocanité du Sahara du moins pour le moment » (média)

Statu quo donc pour la position américaine qui reste pour le moment un acquis pour le Maroc. C'est ce qui a été exprimé au cours d'un échange téléphonique entre Bourita et Blinken ce vendredi 29 avril.

« Biden ne reviendra pas sur la reconnaissance de la marocanité du Sahara du moins pour le moment » (média)

Le 1 mai 2021 à 9h57

Modifié 2 mai 2021 à 8h19

Statu quo donc pour la position américaine qui reste pour le moment un acquis pour le Maroc. C'est ce qui a été exprimé au cours d'un échange téléphonique entre Bourita et Blinken ce vendredi 29 avril.

« L’administration Biden ne reviendrait pas sur la reconnaissance par le président Trump de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, du moins pour le moment », écrit le journal américain en ligne Axios dans un article daté de Tel Aviv. L’article cite « deux sources proches de l’appel » téléphonique échangé vendredi après-midi entre Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères et Antony J. Blinken, secrétaire d’Etat américain. Dans le jargon journalistique, « proches de » signifie des personnes directement impliquées dans le dossier, ou bien des sources autorisées qui ne veulent pas être citées.

Cette citation non officielle, de la part d’un journal habitué des scoops sur l’administration américaine, est cohérent avec les faits depuis l’avènement de la nouvelle administration. Celle-ci a pris le temps d’évaluer la situation puis décidé de maintenir le statu quo. Le consulat américain à Dakhla n’a été ouvert que symboliquement et provisoirement. Au cours de la récente réunion du conseil de sécurité sur le Sahara le 21 avril, les Etats-Unis auraient pu se démarquer de la proclamation de Trump. Comme ils auraient pu la réaffirmer. Ils n’ont fait ni l’un ni l’autre.

Le Maroc de son côté, reste un allié sûr, stable et influent sur le continent africain; un continent ciblé d’une manière agressive par la Chine et dans une moindre mesure par la Russie. De plus, le consensus international semble installé d’une manière durable autour du plan marocain d’autonomie et de l’impossibilité de toute autre solution de type indépendance ou référendum.

L’entretien Bourita-Blinken

Selon le communiqué officiel marocain, Bourita et Blinken « se sont félicités du partenariat stratégique robuste et durable liant depuis des décennies le Royaume du Maroc et les Etats-Unis d’Amérique ».

« La relation personnelle entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu L’assiste et Son Excellence le Président américain Joe Biden, sont de nature à donner une forte impulsion à ce partenariat, basé sur des valeurs partagées, des intérêts convergents et une volonté commune d’œuvrer pour la paix et la stabilité régionales.

« A cette occasion, le Secrétaire d’Etat américain a loué les avancées réalisées par le Maroc durant les deux dernières décennies sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu L’assite au niveau des réformes politiques, du progrès économique et du développement social.

« M. Blinken a, en outre, salué le leadership du Souverain dans la lutte contre les changements climatiques et l’investissement dans les énergies renouvelables, et la promotion de l’économie verte.

« Les deux responsables ont également échangé autour des questions régionales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye et au Sahel. A cet égard, M. Blinken a salué le rôle stabilisateur joué par le Maroc dans un voisinage empreint de turbulences.

« Dans le contexte de l’accord trilatéral signé par les Etats-Unis, Israël et le Maroc le 22 décembre 2020, M. Blinken a salué la reprise des contacts officiels entre le Maroc et Israël et a noté que ces relations ne manqueront pas d’apporter des dividendes à long terme, tout en soulignant le rôle pionnier et l’action crédible du Maroc, dans l’avènement d’une paix durable au Moyen-Orient.

« Enfin, les deux responsables se sont félicités de la célébration cette année du 200ème anniversaire du don du bâtiment de la légation américaine à Tanger aux Etats-Unis par le Sultan Moulay Soulayman, un exemple des multiples volets du partenariat stratégique maroco-américain de longue date. »

De son côté, le porte-parole du département d’Etat américain Ned Price a également publié un compte rendu.

Ce communiqué américain ajoute une mention au sujet des droits de l’homme et des libertés fondamentales: « Le Secrétaire et le Ministre ont discuté des réformes de grande envergure du roi Mohammed VI au cours des deux dernières décennies, et le Secrétaire a encouragé le Maroc à continuer de mettre en œuvre ces réformes et à réaffirmer son engagement à protéger et à promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales ».

Ned Price précise également: « Le secrétaire a salué le leadership du roi Mohammed VI dans la lutte contre le changement climatique et l’investissement dans les énergies renouvelables et a encouragé le Maroc à aider à promouvoir la croissance économique verte et le développement en Afrique ».

Le journal américain Axios ajoute qu’il n’y avait eu « pratiquement aucun contact entre l’administration Biden et le gouvernement marocain, au cours des trois premiers mois de la nouvelle administration. Il y a dix jours, le conseiller de Biden pour le Moyen-Orient, Brett McGurk, s’est entretenu avec Bourita et a donné l’impression qu’il n’y aurait pas de changement dans la politique américaine sur le Sahara occidental », citant une source proche de l’appel.
Selon Axios, de hauts responsables de la Maison Blanche et du Département d’État ont eu de multiples discussions sur cette question au cours des dernières semaines. « La décision qui a émergé de ces discussions n’était pas de renverser la politique de Trump mais de travailler avec les Marocains sur la nomination d’un nouvel envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental afin d’essayer de reprendre les pourparlers sur une éventuelle autonomie du territoire peu peuplé, selon deux sources familières avec ces discussions. Le département d’État a renvoyé Axios à la lecture officielle et n’a pas nié le contenu de cette histoire. »

Le nouvel envoyé personnel sur le Sahara pourrait être Staffan de Mistura, diplomate italo-suédois, ancien envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie en envoyé personnel pour l’Irak et l’Afghanistan.

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