Nouveau modèle de développement : Mohamed Hdid réaffirme son credo libéral

Lors du débat organisé par Médias24 sur le volet économique du nouveau modèle de développement, le 3 juin dernier, le fiscaliste Mohamed Hdid a axé son intervention sur trois points essentiels qui constituent aujourd'hui des freins au développement. 

Nouveau modèle de développement : Mohamed Hdid réaffirme son credo libéral

Le 8 juin 2021 à 12h49

Modifié 8 juin 2021 à 18h08

Lors du débat organisé par Médias24 sur le volet économique du nouveau modèle de développement, le 3 juin dernier, le fiscaliste Mohamed Hdid a axé son intervention sur trois points essentiels qui constituent aujourd'hui des freins au développement. 

Mohamed Hdid est une figure très connue et respectée dans le monde de l’entreprise et les milieux d’affaires. Il est considéré comme une référence dans le domaine de la fiscalité et plus généralement du conseil. Il est président d’honneur de l’ordre des experts comptables du Maroc, ancien président de la commission de la fiscalité de la CGEM et gère son propre cabinet de conseil.

Mohamed Hdid est allé droit au but en pointant du doigt un des pires maux de notre économie: la diabolisation du gain et de la réussite.

Sur ce volet, le fiscaliste explique que  les grands groupes doivent jouer le rôle de locomotive. « Ce rôle mérite d’être évoqué davantage dans ce rapport », avance-t-il.

 » Ce sont les grands groupes qui sont la locomotive qui a créer de la croissance, de l’épargne, qui va financer des projets, qui va intervenir… c’est un point qui mérite d’être davantage exprimé ».

Il préconise de prôner ouvertement une philosophie de la réussite et du succès. « Ce n’est pas un pêché de gagner de l’argent. Il faut l’exprimer dans un rapport comme celui sur le nouveau modèle de développement », avance-t-il. « Cela constituerait une rupture brutale avec une philosophie qui existe », poursuit-il.

« Il faut lutter contre la rente mais il faut récompenser les efforts qui aboutissent réellement à une véritable création d’emplois et de richesse. Il ne faut pas stigmatiser le succès qui à mon sens peut être une incitation dans le cadre de ce nouvel élan économique », plaide-t-il.

Un meilleur travail sur la fiscalité locale

Sur la fiscalité, domaine d’expertise de Mohamed Hdid, il avance que dans le rapport on retrouve les grands principes qui ont été débattus lors des assises nationales sur la fiscalité.

« On vise à encourager l’innovation, la R&D,… Mais je pense qu’il y a des mécanismes innovants pour accompagner ces locomotives pour qu’elles ne s’essoufflent pas au niveau de la création de la richesse », préconise-t-il.

« Pour ce qui est du grand débat sur la succession, il n’a pas été tranché ni dans un sens ni dans l’autre. Il est temps d’en débattre de manière plus profonde ».

« La réforme de la fiscalité locale est également un sujet important. Je veux revenir sur un point précis qui est la gestion de la fiscalité locale. Malheureusement les collectivités territoriales n’ont pas les moyens nécessaires. Je pense qu’il faut qu’un jour ou l’autre qu’on arrive à responsabiliser davantage les contribuables en la matière ».

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