Circonscriptions, mode de scrutin, parlement sortant: ce qu'il faut retenir sur les législatives 2021
A l'aide de cartes et d'infographies, Médias24 dresse un tableau complet pour comprendre le déroulement des législatives du 8 septembre prochain.
Seuls les Marocains inscrits sur les listes électorales pourront élire, au suffrage universel direct, un total de 395 députés qui composeront la Chambre des représentants pour 5 ans.
Ces élections auront lieu au niveau de 92 circonscriptions locales, qui selon nos sources, ne vont pas changer par rapport à celles de 2016, suite à un accord entre les partis et le ministère de l’intérieur. 305 élus à la première chambre en émaneront.
Les 90 sièges restants vont être le produit des listes régionales, exclusivement réservées aux femmes, qui viendront remplacer les anciennes listes nationales jeunes et femmes. La future chambre des représentants comptera donc au moins 90 femmes.
Répartition des sièges de la liste régionale
Le mode de scrutin reste celui de la représentation proportionnelle, suivant la règle du plus fort reste, que ce soit pour les listes locales ou régionales. Sauf que cette fois-ci, le quotient va être calculé sur la base du nombre d’inscrits et non pas sur la base des voix valides (Voir notre article détaillé), et il n'y aura plus de seuil qui faisait sortir du jeu les partis ayant eu moins de 3% des votes.
Il devient ainsi quasi-impossible qu'un parti obtienne plus d'un siège par circonscription, sauf éventuellement dans les circonscriptions où il y a 5 ou 6 sièges à pourvoir. Ceci laisse présager un parlement particulièrement fragmenté, avec probablement une plus grande représentation des petits partis.
- Prenons l'exemple d'une circonscription fictive qui compte 5 sièges, où le nombre de citoyens inscrits dans les listes électorales est de 300.000.
Résultats de vote :
-
- Parti A : 60.000 voix
- Parti B : 25.000 voix
- Parti C : 10.000 voix
- Parti D : 6.000 voix
- Parti E : 2000 voix
- Parti F : 1000 voix
Le quotient électoral est obtenu en divisant le nombre d'inscrits par le nombre de sièges, soit 300.000/5 = 60.000. Ainsi, pour avoir un siège, il faut 60.000 voix. Le seul parti qui arrive à obtenir d'emblée un siège est le parti A.
Les 4 sièges restants vont ensuite être attribués suivant la règle du plus fort reste. Le parti A ayant épuisé toutes ses voix, le tour est au parti B avec seulement 25.000, et qui remporte ainsi un siège. Puis au tour des partis C, D, et E chacun pour un siège, selon la même règle. Ainsi les les partis A, B, C, D, et E arrivent tous à décrocher un siège chacun.
Si le parti A avait obtenu 63.000 voix, il aurait eu un deuxième siège au détriment du parti E.
8 partis se partagent plus de 98% des sièges de l'actuel hémicycle. La majorité gouvernementale est, quant à elle, composée de 5 partis : PJD, RNI, MP, USFP et UC.
Conformément à la constitution, le prochain président du gouvernement devra être nommé par le Roi, parmi le parti qui viendra en première position de ces élections législatives. Il devra ensuite constituer une majorité parmi les partis composant la chambre des représentants, pour qu'il puisse composer son gouvernement.
Les 120 élus de la chambre des conseillers, quant à eux, passeront par un suffrage indirect. Les collèges électoraux qui vont les élire se composeront de “grands électeurs” qui émaneront des collectivités territoriales, des chambres professionnelles, des représentants de salariés et de la CGEM.
Parmi ces 120 élus, les collectivités territoriales seront représentées par 72 élus, les chambres professionnelles par 20 élus, les représentants des salariés par 20 élus et enfin l'organisation la plus représentative des employeurs (CGEM) par 8 élus.
La composition actuelle de la chambre des conseillers est la suivante: PI (24), PAM (23) ; PJD (12), MP (10), RNI (8), USFP (5), UC (3), MDS (3), PPS (2), Parti Al Ahd Addimocrati (1), Parti Al Islah (1), UMT (6), UNTM (4), CDT (4 ), UGTM (3), FDT (1), ODT (1), SND (1), Sans appartenance politique (8, CGEM).
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