Le HCP prévoit une croissance de 7,2% au troisième trimestre 2021

L’économie nationale se serait consolidée de 12,6% au deuxième trimestre 2021 et progresserait de 7,2% au troisième trimestre 2021, estime le HCP dans ses prévisions. La reprise est portée par un accroissement de la valeur ajoutée agricole et non-agricole. Les détails.

Le HCP prévoit une croissance de 7,2% au troisième trimestre 2021

Le 5 juillet 2021 à 13h20

Modifié 6 juillet 2021 à 14h33

L’économie nationale se serait consolidée de 12,6% au deuxième trimestre 2021 et progresserait de 7,2% au troisième trimestre 2021, estime le HCP dans ses prévisions. La reprise est portée par un accroissement de la valeur ajoutée agricole et non-agricole. Les détails.

Compte tenu d’une hausse de 19,1% de la valeur ajoutée agricole et d’un accroissement de 5,4% des secteurs hors agriculture, l’activité économique progresserait de 7,2% au troisième trimestre 2021, au lieu d’une contraction de -6,7% au même trimestre de l’année précédente, explique le HCP dans sa dernière note de conjoncture.

La valeur ajoutée agricole porte sa contribution à la croissance économique globale à 2,1 points.  Pour sa part, le secteur tertiaire contribuerait pour +2,9 points à l’évolution du PIB, au lieu de +1,1 point pour le secondaire.

Dans le même sillage, les activités industrielles, d’électricité et de construction poursuivraient leur raffermissement amorcé au début de l’année. En revanche, la croissance de l’activité minière ralentirait, s’établissant à +1,6%, en rythme annuel, au lieu de +4,2% une année auparavant.

La demande intérieure nationale poursuivrait son redressement pour le troisième trimestre successif, portée par la hausse des dépenses des ménages, dans un contexte de raffermissement des achats de biens alimentaires et manufacturés et d’un accroissement des dépenses de restauration, des services de loisirs et de transport.

Les dépenses publiques resteraient relativement dynamiques, situant la hausse de la consommation publique à 4,3%.

Un deuxième trimestre un peu moins bon que les prévisions

Au deuxième trimestre 2021, l’économie nationale se serait redressée de 12,6%, en variation annuelle, contre une prévision initiale de 14,7%.

Malgré ce léger écart, le Maroc a enregistré un accroissement de 19,3% de la valeur ajoutée agricole. Les conditions climatiques printanières auraient été favorables à des rendements supérieurs à la moyenne quinquennale pour la plupart des cultures, notamment les céréales dont la production aurait dépassé 98 millions de qx, explique le HCP.

La valeur ajoutée non-agricole a connu un rebond de 11,7% au deuxième trimestre. La valeur ajoutée industrielle aurait crû de 22,8%, après+1,6% un trimestre auparavant, tirée par le redressement de la plupart des branches manufacturières.

Les activités de la construction se seraient, pour leur part, redressées, après avoir quasiment stagné au premier trimestre 2021, marquant une hausse de 9,6%, dans un contexte d’amélioration des transactions immobilières.

Sensible redressement de la demande intérieure

Dans sa note, le HCP fait le point sur la demande intérieure qui aurait poursuivi son redressement pour le deuxième trimestre successif.

La consommation des ménages se serait affermie de 18,9%, au lieu de +2,4% un trimestre auparavant, portée par la hausse des achats de biens alimentaires, manufacturés et de services de transport, de restauration et de loisirs.

La consommation des administrations publiques aurait, pour sa part, progressé de 5,3%, au lieu de +6,2% un trimestre plus tôt, en ligne avec l’accroissement des dépenses de fonctionnement administratif.

En termes des prix à la consommation, leur croissance se serait nettement accélérée, s’établissant à +1,7% en glissement annuel, au lieu de +0,1% un trimestre plus tôt.

Cette évolution est le résultat d’un rebond de 2,1% des prix des produits non-alimentaires et d’un accroissement de 1,3% de ceux des produits alimentaires.

Les prix de l’énergie, des fruits frais, des viandes de la volaille, des huiles, des œufs et du fromage se seraient le plus redressés, poussés principalement par l’accroissement des cours des matières premières importées, particulièrement agricoles et énergétiques.

Reprise du commerce extérieur national

Par ailleurs, les exportations, en volume, se seraient redressées de 31% en variation annuelle, au deuxième trimestre 2021, après la chute de 32,3% enregistrée au même trimestre un an auparavant.

Profitant de la reprise de la demande extérieure et d’un effet-prix à l’export haussier, les exportations des biens auraient été portées par l’amélioration des ventes extérieures de l’automobile dans ses segments construction et câblage (voitures de tourisme), de celles des industries électriques et électroniques, de l’agriculture, l’agro-alimentaire et de la pêche (crustacés et poissons frais, fruits frais, conserves de légumes).

Les exportations de l’aéronautique auraient, pour leur part, montré quelques signaux de reprise, après quatre trimestres de baisses successives.

L’accroissement des ventes extérieures en valeur de l’industrie chimique aurait, pour sa part, résulté de l’augmentation des prix à l’export des dérivés du phosphate, en ligne avec le renchérissement des cours mondiaux des engrais.

Pour ce qui est des importations, en volume, elles se seraient redressées de 26% au deuxième trimestre 2021, après cinq trimestres successifs de baisse, sans toutefois atteindre le niveau d’avant pandémie.

Ce regain de dynamisme incombe à la reprise de la demande intérieure combinée à un effet de rattrapage, après la baisse de 25,7% enregistrée au même trimestre de 2020.

En valeur, les importations de biens auraient, en plus, subi un renchérissement des prix à l’import, en particulier ceux des matières premières. La facture énergétique aurait plus que doublé, alimentée par la hausse des importations des gasoils et fuels, du gaz de pétrole et autres hydrocarbures dont les prix moyens à l’import auraient augmenté de plus de 65%.

En revanche, celle des produits alimentaires se serait allégée, sous-tendue par le recul des achats de blé, des tourteaux et du sucre.

Hors énergie et alimentation, la hausse des importations de biens aurait été attribuable à la reprise des achats:

– des biens de consommation (voitures de tourisme et leurs pièces détachées, tissus et fils de coton, étoffes de bonneterie, vêtements confectionnés),

– des demi-produits (matières plastiques, produits chimiques, demi-produits en fer ou en acier),

– des biens d’équipement industriel (voitures utilitaires, appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques et résistances, appareils électriques pour la téléphonie, moteurs à pistons et autres moteurs, fils et câbles électriques),

– des produits bruts (ferraille, cuivre, fonte, fer, acier et autres minerais).

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