Le président algérien promet un « grand retour » de l’Algérie sur la scène internationale

Le président algérien promet un « grand retour » de l’Algérie sur la scène internationale

Le 9 août 2021 à 16h49

Modifié le 9 août 2021 à 17h03

Lors d’une interview télévisée, le président algérien a déploré l’état de la diplomatie algérienne à partir des années 90, et a affirmé que l’Algérie est en train de « retrouver sa place de puissance régionale ».

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a donné ce dimanche 8 août une interview à la télévision nationale algérienne.

Lors de cette entrevue et après avoir traité les questions de politique interne, le président algérien est passé aux relations internationales. Ainsi, en réponse à la question d’un journaliste s’interrogeait sur « la nouvelle politique étrangère », qui, selon lui, serait « passé de la défensive à l’offensive », le président Tebboune a soutenu que l’Algérie n’a fait que regagner sa « véritable place » sur l’échiquier régional et mondial.

Pour illustrer ses propos, il a affirmé qu’avant la décennie noire, son pays « parlait au nom du tiers de l’humanité », faisant référence au rôle que tenait l’Algérie au sein du mouvement des non-alignés. Il a même ajouté que c’est grâce à son pays que « la Chine (populaire) est entrée à l’ONU », ou encore, que « le système de l’apartheid a pris fin en Afrique du Sud ».

Ensuite, le président a reconnu que le rayonnement de l’Algérie a perdu de sa superbe à partir des années 90, justifiant cela par de supposées mauvaises intentions de personnes qui « n’aiment pas la voix forte de l’Algérie ». Il a aussi déploré le repli de la diplomatie algérienne durant ces années-là, ce qui a « entraîné un retard » du pays ; et a soutenu que plusieurs présidents et hauts responsables africains « se sont plaints de l’absence de l’Algérie » et qu’ils « demandent son retour ».

De ce fait, le président Tebboune a regretté le « recroquevillement » de la diplomatie algérienne concernant le dossier libyen, mais surtout « l’enterrement de l’affaire du Sahara » durant les dernières années, d’où l’urgence de « ressusciter » ladite diplomatie. C’est dans cette logique que l’Algérie a selon lui lancé son initiative concernant la crise du barrage éthiopien de la Renaissance et initié des pourparlers concernant la question libyenne.

Interrogé sur la main tendue par le roi Mohamed VI lors du dernier discours, le président a refusé de répondre à la question, arguant du silence du Maroc après le rappel de l’ambassadeur de l’Algérie à Rabat, suite aux déclarations de Omar Hilale lors du débat général de la réunion ministérielle du Mouvement des Non Alignés concernant la Kabylie.

Le président Tebboune a toutefois parlé du dossier du Sahara en déclarant, comme à l’habitude des responsables algériens, que « le dossier est entre les mains de l’ONU » et que l’Algérie n’est qu’un « observateur honnête » qui « peut aider ». Ajoutant que les parties du conflit sont « les bienvenus pour régler leurs différends à Alger ».

Lien vers l’interview, la politique internationale à partir de 1:10:09 : https://web.facebook.com/EPTVCANALALGERIE/videos/560998978587037

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