Fatima-Zahra Mansouri (PAM) : “Je serai la prochaine maire de Marrakech”
La présidente du Conseil national du PAM répond aux questions de Médias24. Particulièrement optimiste, Fatima-Zahra Mansouri se voit déjà maire de la ville ocre. En outre, elle avance que le nouveau chef du gouvernement a envoyé un signal positif pour que son parti rejoigne une coalition menée par le RNI.
Médias24 : Êtes-vous candidate pour diriger le Conseil de la ville de Marrakech ?
Fatima-Zahra Mansouri : Absolument, je me présente à la présidence du Conseil de la ville de Marrakech, après que notre parti ait obtenu la première place, soit 48 sièges dans les cinq arrondissements de la ville, à savoir Gueliz, Menara, Nakhil, Médina et Sidi Youssef Ben Ali, sur un total de 179 constituant le conseil communal.
- Avez-vous déjà finalisé les discussions d’alliance avec les autres partis ?
- Oui, car les négociations sont très avancées et, en principe, nous avons une majorité plus que confortable (48 sièges du PAM additionnés aux 38 du RNI et 22 du parti de l’Istiqlal donnent un total de 108 voix sur 179).
- Peut-on en déduire que vous allez retrouver votre poste de maire, perdu en 2015 ?
- Il peut toujours y avoir une mauvaise surprise, mais a priori, au regard des alliances que nous avons mises en place, ça devrait se faire.
- Y a-t-il un candidat qui compte se présenter contre vous ?
- Absolument, il s'agit de Abdelaziz El Banine (ex-RNI), aujourd’hui apparenté à l'Union constitutionnelle.
- Au regard du score réalisé par ce parti d’appoint au niveau national et communal, il s'agit plus d'un lièvre que d’un véritable concurrent en mesure de menacer votre victoire...
- En effet, même si j'ai pour habitude de ne pas mettre la charrue avant les bœufs, ma candidature dispose à ce jour d'une majorité communale qui devrait m'assurer la victoire pour gérer la mairie.
- Après votre rencontre avec le chef de gouvernement désigné, pensez-vous que les planètes soient alignées pour intégrer le futur exécutif dans une coalition menée par le RNI ?
- Notre réunion s'est en effet très bien passée, avec une discussion intéressante sur les principales problématiques du pays. On peut donc être optimiste, d'autant plus que le nouveau chef de l’exécutif a envoyé à notre secrétaire général, M. Ouahbi, et à moi-même, des signaux extrêmement positifs pour que notre parti intègre sa future majorité gouvernementale.
- Qu'en est-il de votre côté ?
- Nous allons nous réunir sous peu pour discuter avec nos instances décisionnaires d'une éventuelle alliance avec le parti arrivé en tête du scrutin législatif, mais, pour l’instant, les pourparlers ne font que commencer.
- Quel est le pourcentage de chances que le PAM rejoigne la coalition gouvernementale ?
- Sachant que nous parlons de l'avenir du pays, il m'est difficile de spéculer sur notre participation en termes de pourcentage, mais encore une fois je reste optimiste.
- Alors un sentiment...
- Si nous arrivons à nous mettre d'accord sur un programme commun et un organigramme, il n'y a aucune raison pour que notre parti ne rejoigne pas le gouvernement dirigé par M. Akhannouch.
A ce propos, il faut rappeler que lors de la campagne électorale, nous n'avons cessé de répéter que le PAM n’avait aucune ligne rouge et que nous étions ouverts à tout type de proposition des différents partis de l’échiquier politique.
Mais au final, l'avenir de notre participation au prochain gouvernement dépendra des instances de notre parti.
- Ainsi que de l'offre, voire de la concurrence d’autres partis comme l’Istiqlal ?
- Bien évidemment.
- Privilégiez-vous une majorité resserrée avec trois partis, ou plus large comme le gouvernement sortant qui comptait une coalition de six partenaires à ses débuts ?
- Ce qui nous importe vraiment est que le fonctionnement des institutions soit respecté, et qu'il y ait une cohérence entre la majorité et l'opposition, afin que le futur exécutif et cette dernière puissent fonctionner normalement.
Si nous attendons les propositions de M. Akhannouch, la suite ne nous appartient pas, car c’est au chef du gouvernement, élu par le peuple et nommé par Sa Majesté, de choisir les partis qui lui conviendront le mieux.
Cela dit, lors de la réunion d’hier matin avec notre hôte, nous sommes tombés d’accord sur le fait que la situation actuelle nous dictait de mettre en place avant toute chose, un gouvernement efficace et réactif par rapport aux attentes des citoyens qui sont extrêmement nombreuses.
Nous sommes, en effet, conscients qu'il y a une pression économique et sociale à laquelle il va falloir réagir le plus rapidement possible avec des réponses appropriées.
- Selon vous, dans quel délai le gouvernement sera-t-il constitué ?
- Aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre, car que l’on fasse partie du nouveau gouvernement ou pas, le projet de loi de Finances doit être mis en place très rapidement pour que les Marocains sentent qu’il y a un vrai changement pour l’avenir.
Sachant qu’avec ou sans le PAM, les pourparlers ont déjà commencé, nous espérons, pour notre pays, que les choses aboutissent dans les meilleurs délais, à savoir dans une quinzaine de jours.
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