Élections 2021 : aux communales, 39% des candidats présentés par le RNI ont été élus (comparatif)
Les taux de réussite des différents partis, à l'issue des élections du 8 septembre, confirment le succès du RNI et la défaite du PJD au-delà du nombre de candidatures présentées.
Les trois scrutins se sont déroulés le même jour et les résultats montrent, clairement, que le taux de couverture a joué un rôle important dans la réussite de tel ou tel parti. La corrélation entre nombre de candidats et nombre d'élus, en particulier pour les communales, est évidente.
Mais cette corrélation n'est pas le seul critère. L'efficacité d'un parti, le travail de terrain effectué, la qualité de la campagne, l'identité des candidats jouent également un rôle majeur. Sans quoi le taux de réussite aurait été identique d'un parti à l'autre.
Le RNI, par exemple, a réalisé les meilleurs taux de couverture aux communales, législatives et régionales. Il a également réalisé le meilleur taux de réussite : 39% de ses candidats ont été élus aux communales ; 25,8% aux législatives et 28,9% aux régionales. En d'autres termes, ceux qui étaient inscrits sur les listes de candidature du RNI avaient au minimum une chance sur quatre de réussir ; voire deux chances sur cinq.
La victoire du RNI dans les élections communales du 8 septembre est sans appel. En effet, près de 31% des sièges communaux au niveau national ont été remportés par le parti de Aziz Akhannouch.
Le taux de réussite est de 39%, sachant que 25.492 candidats ont été présentés par le RNI pour ces élections communales. Le PAM, quant à lui, est à 29% et l’Istiqlal à 28%. Les autres partis sont tous en dessous des 20%, tandis que le PJD est à 9% seulement.
"Même si le nombre élevé de candidatures présentées par le RNI a pu jouer en sa faveur, la raison de sa victoire n’est pas à chercher dans le quantitatif", constate Jawad Ech-Chafadi, président de l’Observatoire marocain de la participation politique.
"Si on compare le nombre d'élus au niveau des législatives, où les principaux partis ont couvert toutes les circonscriptions, le résultat est on ne peut plus clair. La victoire du RNI ne peut pas être expliquée par le seul nombre de candidatures", assure-t-il (voir tableaux).
C’est tout autant le cas pour la défaite du PJD. "A son apogée en 2015, la force de ce parti était son implantation dans les grandes villes, et non pas dans le rural. Or, dans ces élections, on voit que le recul est énorme, même dans ces grandes villes où le parti a couvert toutes les circonscriptions. Le faible nombre de candidatures présentées par le PJD par rapport à 2015 ne peut, à lui seul, expliquer sa défaite", insiste-t-il.
"L’échec d’El Otmani à Rabat-Océan exprime la défaite du bilan et du programme de son parti. Le citoyen a opté pour le changement", estime Jawad Ech-Chafadi.
Il poursuit : "Entre un discours du PJD centré sur la lutte fantôme contre la corruption et celui du RNI où il y a des promesses claires et chiffrées, qui touchent directement le citoyen, le choix est vite fait."
"Attention tout de même, car en 2026, le citoyen évaluera le bilan du RNI par rapport à ces promesses. Il n’y aura pas lieu d’y échapper, justement parce que ces promesses étaient claires et précises", souligne-t-il.
à lire aussi
Article : Croissance à 5,3%, déficit à 3%, dette… les prévisions de clôture 2026 que Fettah a présentées au Parlement
La ministre de l’Économie et des Finances a présenté aux parlementaires l’état d’exécution de la loi de finances 2026 et les grandes orientations budgétaires pour 2027-2029. Croissance revue à la hausse, déficit contenu, dette jugée soutenable et poursuite des grands chantiers sociaux : voici les principaux éléments de son exposé.
Article : Mort de Abderrahim Fakir : l'avocat redoute que la vérité soit étouffée
Le célèbre avocat italien Me Fabio Anselmo, désormais conseil de la famille de Abderrahim Fakir, mort lors d'une interpellation à Bologne, livre à Médias24 une analyse des premières orientations de l'enquête et des risques que la procédure choisie fait peser sur la manifestation de la vérité.
Article : Bourse : quels secteurs résistent à la baisse du marché ?
Alors que le MASI perd plus de 6% depuis le début de l’année, les mines et les assurances restent parmi les rares secteurs en hausse. La progression des minières est partagée par les trois valeurs cotées, mais son influence sur le marché repose surtout sur Managem. Dans les assurances, les évolutions sont plus contrastées, avec Sanlam et Wafa Assurance en hausse face au recul d’AtlantaSanad.
Article : Blé tendre : la collecte prolongée, la taxe de 170% maintenue
Le gouvernement prolonge jusqu'au 31 août le dispositif de protection de la récolte nationale de blé tendre, afin de laisser aux minotiers davantage de temps pour atteindre leurs objectifs d'achat. En toile de fond, une collecte qui accuse du retard et des importations toujours freinées par un droit de douane de 170%.
Article : Législatives : l'Istiqlal mise sur la tolérance zéro contre la corruption
À Salé, le Parti de l'Istiqlal a détaillé l'un des cinq engagements de son programme pour les législatives de 2026 : la lutte contre la corruption et les conflits d'intérêts. Le parti défend cinq axes de réforme pour restaurer la confiance des citoyens.
Article : Réseaux sociaux : la France interdit l'accès aux moins de 15 ans
Le Parlement français vient de valider une mesure inédite sur le continent européen visant à bannir les moins de 15 ans des réseaux sociaux pour préserver la santé des adolescents.