Campagne électorale : RNI et Istiqlal se sont accaparés 55% de présence sur le digital (étude)

Est-ce que le digital (médias numériques, réseaux sociaux, sites web, blogs …) a eu une influence sur les résultats de l’élection ? Une question à laquelle a tenté de répondre l’Observatoire des Opinions Publiques Numériques qui s'intéresse aux empreintes numériques des partis politiques. Détails.

Campagne électorale : RNI et Istiqlal se sont accaparés 55% de présence sur le digital (étude)

Le 17 septembre 2021 à 13h50

Modifié 18 septembre 2021 à 14h27

Est-ce que le digital (médias numériques, réseaux sociaux, sites web, blogs …) a eu une influence sur les résultats de l’élection ? Une question à laquelle a tenté de répondre l’Observatoire des Opinions Publiques Numériques qui s'intéresse aux empreintes numériques des partis politiques. Détails.

La campagne électorale 2021 a été incontestablement digitale, à cause des contraintes de l’état d’urgence sanitaire.

Le digital a remplacé les grands rassemblements

« Le digital aura effectivement porté la campagne électorale, permettant aux partis de diffuser leur programme et propositions, en dehors des grands rassemblements auxquels on était habitué dans les précédentes élections », conclut le rapport d’O2PN.

En deux semaines, les principaux partis politiques du Maroc auront effectivement accru leur présence sur la « toile » comme support de communication politique.

786 millions de personnes ont été touchées dont 54,6% grâce aux médias et 42,7% via Facebook.

Le RNI est en tête avec 245,3 millions de personnes suivi de l’Istiqlal avec 183,7 millions de personnes. Le PJD est en troisième position avec 166,5 millions de personnes.

« En moyenne, chaque Marocain ayant accès à Internet se sera arrêté sur plus de 31,4 publications concernant un parti politique, pendant la campagne officielle », précise l’observatoire.

 

« Les médias sociaux contribuent à améliorer la participation des citoyens à la vie civique et politique. Le taux de participation pourrait en être la preuve, alors que beaucoup d’observateurs avaient prédit un malaise démocratique dû au développement du cynisme politique, se traduisant par un taux de participation aux élections de plus en plus faible », poursuit l’observatoire dans son étude.

Par ailleurs, « cette campagne aura reproduit sur Internet les modes de communication traditionnels en privilégiant la diffusion de l’information partisane ». Il n’y a pas eu « la création d’un nouvel espace public de participation et d’interaction entre les élites politiques et les citoyens ».

 RNI et Istiqlal cumulent 55% de parts de présence sur le digital

Dans cette étude, le focus a été mis sur le RNI et le Parti de l’Istiqlal. Les deux partis qui ont d’ailleurs faits les plus fortes progressions, dans les résultats 2021 par rapport à ceux de 2016.

Le RNI et le Parti de l’Istiqlal sont respectivement en première et deuxième places, cumulant 55% de parts de présence, devançant ainsi le PJD comme le montre l’infographie plus-haut.

Sur ce terrain, l’Observatoire se pose la question « du manque de dynamisme des prétendues « armées numériques du PJD » tout en précisant que « la prise de parole de Abdel-Ilah Benkiran, le 5 septembre a touché presque 5 millions de personnes en 24H ».

Autre constat fait par l’Observatoire, c’est que « les médias numériques auront été un peu plus actifs dans cette campagne officielle que les réseaux sociaux« .

Plus de 300 articles par jour ont été publiés pendant la campagne officielle, et touché presque 430 millions de personnes. « Il faut cependant remarquer que sur leur page Facebook officielle, le RNI et le Parti de l’Istiqlal auront publié 630 posts en deux semaines (Parti de l’Istiqlal : 400, RNI : 230), augmentant ainsi fortement l’exposition de leur programme électoral », est-il précisé.

La communauté de l’Istiqlal est la plus dynamique

Pour l’Observatoire, les « fans » des pages Facebook « officielles » du RNI et du Parti de l’Istiqlal » sont plutôt des partisans ou des sympathisants. Deux indicateurs clés les ont conduit à cette conclusion. Il s’agit du dynamisme de la communauté de chaque parti et du taux de viralité des contenus publiés par chaque parti.

Sur ces deux critères, le parti de l’Istiqlal se classe premier. Il a la communauté partisane et de sympathisants, la plus dynamique aussi bien sur les engagements qu’en viralité. »

L’observatoire explique que le parti de la balance « aura réussi à plus que doubler sa moyenne d’interactions pour 1.000 fans, passant de 323 sur les 6 premiers mois de l’année 2021 à 898 pendant la campagne électorale officielle ».

« Cela montre la capacité du parti à mobiliser ses partisans et sympathisants et à en faire un puissant levier de la campagne électorale, y compris sur les réseaux sociaux. Cette performance explique certainement aussi, la deuxième place du Parti de l’Istiqlal dans l’empreinte numérique globale, malgré la différence des moyens financiers mis en jeu entre les 2 partis sur cette période« , ajoute-t-il.

En conclusion, l’Observatoire s’interroge, à juste titre, sur le cas du PAM, arrivé deuxième en nombre de députés élus, mais perdant environ 15% de ses sièges par rapport à 2016. « N’aurait-il pas pu arriver entête, si son empreinte numérique n’avait pas été aussi faible ? »

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