Conseil communal de Rabat : report de l'élection du maire suite à des tensions RNI-USFP
Les tensions qui ont éclaté au début de la séance ont empêché la session pour l'élection du maire de Rabat d'aboutir, dans des scènes désolantes pour la capitale du Royaume. (Reportage vidéo)
La session du conseil communal de Rabat, réservée à l'élection du maire et de son bureau, a été reportée, a constaté Médias24.
Officiellement, le report a été justifié par des faits de violences verbales et physiques. "Un des élus affirme avoir reçu des pressions verbales et physiques pour le pousser à choisir l'un des candidats", selon un élu qui a assisté au déroulement de la session.
Ces faits ont généré un blocage de la session poussant les autorités à la reporter. L'accès au Conseil ayant été refusé aux journalistes, nous nous sommes contenté de couvrir les événements de l'extérieur du conseil.
Médias24 a sondé plusieurs élus sur les raisons réelles du blocage. Les témoignages convergent vers des défections au sein du camp des Indépendants et des tensions entre le RNI et l'USFP, tous deux candidats à la présidence.
Selon nos premières constatations, les partis formant la coalition pour porter Asmae Rhlalou (RNI) à la tête de la mairie de Rabat, s'est rendue compte d'un nombre de défections dans son camp.
Omar El Bahraoui, tête de liste du RNI au sein de l'arrondissement El Youssoufia, également ex-maire de Rabat, est accusé d'avoir mené une campagne contre son camp au profit de Hassan Lachgar, candidat de l'USFP à la présidence.
Dans une déclaration à la presse à sa sortie du Conseil, Omar Bahraoui a brièvement commenté les évènements : "Ce qui se passe est normal. C'est cela la démocratie".
Pour sa part, Hassan Lachgar dénonce le blocage et avance avec assurance: "on peut reporter la session même un an, cela ne changera rien. La majorité qui a été constituée gagnera".
La candidate du RNI à la présidence, Asmae Rhlalou, accuse directement l'USFP et déclare à la presse : "Des élus ont été menacés de mort et on a essayé d'acheter leurs voix".
Mehdi Bensaïd, élu du PAM, déclare quant à lui : "Il n'est pas concevable qu'à Rabat, capitale du Royaume, que des individus menacent les institutions". Il prévient aussi que si les élus agissent contre la volonté de leurs partis, cela aurait pour conséquence de décourager le citoyen de l'intérêt du vote et de la participation aux élections.
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