Pass vaccinal obligatoire : qu'en est-il des personnes qui ne peuvent pas recevoir le vaccin ?
Avec la prochaine entrée en vigueur de l'obligation du pass vaccinal pour circuler librement au Maroc (dont la date n'est pas encore annoncée) la question se pose pour les personnes inaptes à la vaccination pour des raisons médicales. Jusqu’à présent, rien n’a encore été décidé par les autorités concernant cette catégorie de citoyens.
Malgré le bon déroulement de la campagne de vaccination au Maroc, certaines personnes, présentant des allergies graves, ne peuvent pas se faire vacciner.
Il s’agit, selon les dernières recommandations du Comité de vaccination datant du 24 juin 2021 et faisant l’objet d’une circulaire du ministère de la Santé :
- des personnes ayant des antécédents de réaction allergique systémique grave, tels que le choc anaphylactique ou l’œdème de Quincke ;
- des personnes ayant des antécédents de réaction allergique à une dose précédente du vaccin anti-Covid.
Bien qu’elle ne représente qu'une minorité (aucun chiffre officiel n'est présenté par le ministère de la Santé), cette catégorie de personnes s’inquiète, quant aux prochaines décisions du gouvernement relatives à la libre circulation dans le pays.
Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux officiels, le ministère de la Santé avait annoncé le 3 septembre dernier que le pass vaccinal sera bientôt nécessaire pour accéder aux lieux publics, notamment les cafés, restaurants, hammams, théâtres, cinémas, stades de football, hôtels, ainsi que les grands centres commerciaux et aux moyens de transport.
Toutefois, aucune date d’entrée en vigueur de cette décision n’a encore été précisée. La diffusion de cette vidéo de sensibilisation laisse penser que la date est proche.
A ce jour, plus de 17 millions de personnes ont déjà été complètement vaccinées, et plus de 20,5 millions ont reçu la première dose.
Quelles mesures pour la population inapte à la vaccination ?
Pour connaître le sort des personnes qui ne peuvent se faire vacciner, Médias24 a posé la question à certains membres du Comité de vaccination. La réponse est unanime : cette décision relève des autorités locales et, jusqu’à présent, rien n’a encore été décidé.
Selon l’un de nos interlocuteurs, "les maladies auto-immunes ne sont pas une contre-indication à la vaccination, si elles sont stabilisées". Les personnes souffrant de telles maladies peuvent, par conséquent, se faire vacciner et ne tombent pas sous le coup de la contre-indication.
"Quant aux contre-indications qui figurent sur la dernière circulaire du ministère de la Santé (du 24 juin NDLR), elles tiennent toujours (par exemple, les antécédents d’œdème de Quincke ou les cas d’allergies graves). On ne peut donc pas demander à ces personnes de se faire vacciner."
"Jusqu’à présent, le pass vaccinal n’est pas encore obligatoire pour se rendre dans des endroits publics au Maroc. Mais quand cela sera le cas, il faudra attendre la décision des autorités par rapport à cette catégorie de personnes. C’est à elles de décider."
En résumé :
- Si ces contre-indications sont maintenues après l'entrée en vigueur de l'obligation du pass vaccinal, il y aura toujours une catégorie de personnes inapte à la vaccination ;
- Sauf décision contraire des autorités, cette catégorie ne pourra donc pas se déplacer, librement, à l'intérieur du pays ni accéder aux endroits publics ;
- pour voyager à l'étranger, elle sera contrainte d'effectuer des tests PCR ou antigéniques.
Les autorités locales devront ainsi mettre en place des mesures permettant à ces personnes de jouir des mêmes droits, comme un document délivré par leur médecin traitant par exemple.
Un autre médecin, membre du Comité de vaccination, joint par Médias24, se montre particulièrement optimiste. "Actuellement, les contre-indications à la vaccination sont très peu nombreuses. Pour ma part, je connais même des personnes qui ont des antécédents d’œdème de Quincke et qui ont reçu le vaccin sans aucun problème".
En effet, selon la circulaire en question, les situations ci-dessous ne constituent pas une contre-indication à la vaccination :
- les réactions allergiques aux produits de contraste iodés (utilisés en imagerie médicale), les allergies aux médicaments (la pénicilline, l’aspirine ou l’ibuprofène, les anesthésiants…), les allergies au latex ;
- les antécédents de réactions allergiques aux insectes, venin d’hyménoptères (abeille, guêpe, frelon), aux allergies inhalées (acariens, pollen, squames d’animaux, moisissures) et aux aliments ;
- les personnes souffrant d’urticaire chronique ou d’angio-œdème ;
- les personnes souffrant de rhinites, conjonctivites, asthme, eczéma de contact ;
- les personnes ayant une allergie aux pneumallergènes ;
- les personnes ayant des antécédents familiaux allergiques, y compris d’anaphylaxie.
"Le ministère a également autorisé la vaccination par Sinopharm des femmes enceintes dès le premier mois de grossesse, et donc durant la phase embryonnaire, qui correspond à la croissance et au développement de l'enfant." Cela démontre que la vaccination ne présente aucun risque majeur.
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