Cible, lieu de vaccination, pass vaccinal… Voici tout ce qu’il faut savoir sur la 3e dose de rappel

L’injection de la 3e dose a démarré ce lundi 4 octobre au Maroc. Elle cible les personnes complètement vaccinées, depuis au moins six mois. L’opération a lieu dans les vaccinodromes, dont la liste exhaustive sera fixée dans les prochains jours.

Injection de la deuxième dose du vaccin contre le nouveau Coronavirus (Covid-19) à un bénéficiaire des FAR

Cible, lieu de vaccination, pass vaccinal… Voici tout ce qu’il faut savoir sur la 3e dose de rappel

Le 4 octobre 2021 à 19h34

Modifié 11 octobre 2021 à 11h26

L’injection de la 3e dose a démarré ce lundi 4 octobre au Maroc. Elle cible les personnes complètement vaccinées, depuis au moins six mois. L’opération a lieu dans les vaccinodromes, dont la liste exhaustive sera fixée dans les prochains jours.

D’après plusieurs experts du corps médical, l’injection de la 3e dose du vaccin anti-Covid-19 est devenue une nécessité, en vue de protéger les groupes à risque.

Cible : les personnes complètement vaccinées depuis au moins six mois

Joint par nos soins, Dr Mohamed Benazzouz, responsable du programme national d’immunisation au ministère de la Santé, rappelle que les personnes ciblées, par cette 3e dose, doivent être complètement vaccinées, depuis au moins six mois.

Pr Redouane Abouqal, membre du comité de vaccination, nous indique, pour sa part, que la recommandation adoptée est celle de « démarrer l’injection de la 3e dose, comme on a débuté la campagne de vaccination. C’est-à-dire de prioriser les sujets âgés de plus de 65 ans, suivis des comorbides, et des frontliners (personnel de santé, sûreté nationale, défense…), qui ont été vaccinés, depuis au moins six mois. Bien sûr, tout dépend du stock de vaccins dont on dispose. Si on en a la capacité, rien n’empêche de vacciner toutes ces catégories » en même temps. Le ministère va, donc, reprendre le schéma adopté au début de la campagne en cours.

Notre interlocuteur nous explique, également, que cette classification n’est pas, uniquement, fondée sur des arguments scientifiques, mais aussi, et essentiellement, sur une étude épidémiologique des décès au Maroc. « Nous avons étudié les décès enregistrés, dans le Royaume, durant cette 3e vague et nous avons remarqué que 84% à 85% avaient des comorbidités. A peine 15% n’en avaient pas. Nous avons également constaté que 90% étaient âgés de plus de 55 ans. En troisième lieu, il s’est avéré que la plupart des personnes vaccinées qui ont été hospitalisées avaient reçu, leur dernière dose, il y a plus de quatre, voire six mois. C’est sur ces constatations que l’on s’est appuyé, pour recommander au ministère de la Santé l’administration de la 3e dose. »

Dr Benazzouz rappelle, lui, que le critère d’éligibilité essentiel reste l’intervalle de six mois qui sépare la 3e dose de la dernière du schéma vaccinal. « On peut très bien avoir une personne âgée de plus de 65 ans, mais qui vient de recevoir la seconde dose. » Celle-ci ne sera éligible que six mois après avoir reçu sa deuxième injection.

Environ 3,9 millions de personnes concernées

D’après nos calculs, les personnes éligibles actuellement sont celles ayant reçu la seconde dose, entre le début de la campagne de vaccination et le 4 avril dernier.

Cela concerne 3.891.875 personnes, selon les chiffres quotidiens dévoilés par le ministère de la Santé.

L’injection de la 3e dose se fera au niveau des vaccinodromes

Selon Dr Benazzouz, les personnes concernées recevront un SMS du 1717 leur annonçant qu’elles sont éligibles à l’injection de la 3e dose.

Toutefois, « ces SMS ne précisent pas le lieu de la vaccination. L’administration de cette dose sera effectuée dans les vaccinodromes sans condition d’adresse. Les gens en voyage, par exemple, pourront se rendre au lieu le plus proche afin de se faire injecter la dose de rappel. Ainsi les personnes éligibles auront accès à n’importe quel vaccinodrome sur le territoire national ».

Toujours selon notre source, « le nombre de vaccinodromes n’a pas encore été arrêté. Une liste sera fixée dans les prochains jours, mais il s’agit des espaces qui disposent d’une très grande capacité de vaccination et où, de nombreuses personnes, peuvent se faire vacciner par la D1, la D2 et la D3″, tels que ceux d’Errahma à Casablanca ou de Bab Lamrissa à Salé par exemple.

Selon une autre source du comité de vaccination, « on va d’abord démarrer avec les vaccinodromes existants, qui sont numérisés, et qui permettent de vacciner des milliers de personnes par jour, afin de garder un rythme soutenu de vaccination. Des ajustements seront, par la suite, faits par le ministère de la Santé, en fonction de la demande. A côté de cette troisième dose, il ne faut pas oublier qu’il faut poursuivre l’administration des deux premières doses ».

Invité au journal télévisé de 2M, ce 4 octobre, Dr Benazzouz a précisé qu’aucune personne ne devait se présenter avant de recevoir un SMS du 1717.

Il a également souligné « qu’un nombre limité de personnes étaient convoquées chaque jour, pour éviter l’encombrement au niveau des vaccinodromes ».

Le 3e dose ne peut se faire qu’avec Sinopharm ou Pfizer

« Selon les recommandations du comité scientifique, la 3e dose de rappel ne peut se faire qu’avec deux types de vaccins, à savoir Sinopharm et Pfizer ». Il faut savoir que le Maroc dispose d’un stock important de ces deux vaccins précisément. « Une personne pourra ainsi se voir injecter une 3e dose d’un vaccin différent des deux premières doses reçues », affirme Dr Mohamed Benazzouz.

Le responsable du programme national d’immunisation souligne que « les recommandations du comité scientifique sont basées sur de nombreuses données, qui démontrent que le fait de recevoir une 3e dose de rappel d’un vaccin différent de celui reçu lors des deux premières doses, ne présente aucun risque pour le patient ».

Et d’ajouter : « Les vaccinodromes mobilisés pour l’injection de cette dose de rappel disposeront des deux vaccins (Sinopharm et Pfizer). » Ils ne seront donc pas spécialisés par type de vaccin, comme ceux mis en place pour vacciner les 12-17 ans.

Quel bilan pour cette première journée ? « Nous ne l’avons pas encore établi », conclut notre interlocuteur. Pr Abouqal nous confie, quant à lui, que pour une première journée, « le vaccinodrone d’Avicennes a connu un flux soutenu ».

Le pass vaccinal ne changera pas

Par ailleurs, plusieurs questions se posent concernant le pass vaccinal qui permet actuellement aux Marocains de se déplacer librement entre les villes, ou de voyager à l’étranger. Ce pass sera-t-il modifié ? Va-t-il prendre en compte la 3e dose ? Le cas échéant, cette dose de rappel sera-t-elle obligatoire pour circuler librement au Maroc ou pour voyager à l’étranger?

D’après une source du comité de vaccination, « le pass vaccinal ne changera pas. Il indiquera donc les dates et le type de vaccin reçu lors des deux premières injections uniquement. Sinon, il faudrait administrer la 3e dose à tous les Marocains ».

Toutefois, « les personnes ayant reçu deux doses de Sinopharm pourront opter pour une 3e dose de Pfizer, afin de pouvoir se rendre plus facilement, dans les pays où le vaccin Sinopharm n’est pas encore reconnu, tels que la France ».

« Dans ce cas, les personnes concernées pourront demander une attestation de vaccination justifiant de l’injection d’une 3e dose » d’un vaccin à ARN messager.

Au moment de la rédaction de cet article, nous n’étions pas encore en mesure de vérifier où et comment obtenir cette attestation. Un espace réservé à son téléchargement sera probablement intégré dans le portail Liqah Corona.

[MAJ: La 3e dose inscrite dans le pass sanitaire marocain].

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