Oléiculture : la production d’olives dépendra des pluies dans les prochains jours

Les professionnels de la filière oléicole déplorent une absence de visibilité. Les fortes chaleurs, qui persistent dans les deux principales régions de production, ont déjà impacté la production en ce qui concerne le profil du calibrage et la teneur en huile d’olive.

Oléiculture : la production d’olives dépendra des pluies dans les prochains jours

Le 5 octobre 2021 à 14h50

Modifié 5 octobre 2021 à 16h12

Les professionnels de la filière oléicole déplorent une absence de visibilité. Les fortes chaleurs, qui persistent dans les deux principales régions de production, ont déjà impacté la production en ce qui concerne le profil du calibrage et la teneur en huile d’olive.

La filière oléicole redoute l’impact des fortes chaleurs persistantes dans les deux principales régions de production : Fès-Meknès et Marrakech-Safi. « S’il pleut d’ici une semaine, la production pourrait sensiblement s’améliorer avec, au moins, une hausse de 30%. A défaut de pluie, il faut s’attendre à des pertes du même niveau », anticipe Rachid Benali, président de l’Interprofession marocaine de l’olive.

Pourtant, les prévisions initiales tablaient sur une production en hausse de 14% à 2,2 millions de tonnes. Sauf que la situation hydrique du pays n’a pas été favorable ; le recul des réserves des barrages ayant imposé l’arrêt, toujours en vigueur, des dotations d’irrigation, en cette période critique du développement des fruits.

La cueillette, qui vient de démarrer dans les zones précoces, porte essentiellement sur les olives destinées aux conserveries, à des prix jugés moyens par le président de l’interprofession.

La forte charge des arbres, conjuguée au manque d’eau lié à l’arrêt de l’irrigation en particulier, a en effet freiné l’évolution du profil du calibrage.

Toutefois, la production varie d’une région à une autre. Le Maroc compte cinq régions principales, dont deux concentrent 60% du volume total, et trois autres dépassent, chacune, 10% de la récolte. L’Oriental, le Nord, Béni-Mellal et Khénifra devraient ainsi réaliser de bonnes récoltes.

Des avancées fulgurantes

Occupant plus d’un million d’hectares, l’olivier est présent sur la quasi-totalité du territoire. En 2019-2020, la production nationale des olives a dépassé 1,9 million de tonnes. Lors de cette même campagne, la production de l’huile d’olive s’est établie à près de 145.000 tonnes, et celle d’olives de table à 130.000 tonnes.

En termes de superficie et pour atteindre la production cible de 2,5 millions de tonnes d’olives, le contrat-programme avait prévu un plan d’extension des plantations et d’amélioration des performances des oliveraies existantes sur une superficie de 1,220 million d’hectares, à l’horizon 2020. Cet objectif a été réalisé à hauteur de 94%, selon le ministère de l’Agriculture.

Grâce au Plan oléicole, le Maroc s’est imposé au niveau international avec une offre d’olives de table de qualité. Il occupe actuellement le 3e rang des exportateurs internationaux.

En moyenne, les ventes sur les marchés extérieurs approchent les 90.000 tonnes par an, alors que les exportations de l’huile d’olive dépassent légèrement les 31.000 tonnes.

La dynamique de la filière retient l’attention des divers partenaires comme celle de la concurrence. Une toute récente étude espagnole place le Maroc au 5e rang des producteurs d’huile d’olive. Elle le crédite ainsi d’un volume de 140.000 tonnes.

Quoi qu’il en soit, l’oléiculture marocaine demeure une composante fondamentale du secteur agricole. L’olivier, qui constitue la principale filière fruitière cultivée, représente 65% de la sole arboricole nationale.

Ce secteur contribue à hauteur de 5% au PIB agricole et réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 6,6 milliards de DH.

Globalement, 65% de la production nationale d’olive est triturée, et 25% est destinée à la conserverie. Le reste est constitué de l’autoconsommation et des pertes.

La transformation des olives est partagée entre un secteur moderne, composé d’unités industrielles et semi-industrielles, et un secteur traditionnel, constitué de conserveries artisanales et de  »maâsra ». Le secteur moderne de transformation des olives compte actuellement 364 unités, dont  270 spécialisées dans la trituration et le reste dans le traitement des olives de table.

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