Enquête sur des soupçons d'ententes sur les prix de la sardine
Des investigations préliminaires des services du Conseil de la concurrence ont relevé "l'existence éventuelle d'un accord sur les prix, conclu entre certains opérateurs sur le marché de l'approvisionnement des sardines".
Le Conseil de la concurrence va se saisir d'office sur des soupçons d'un accord illicite sur les prix, conclu entre certains opérateurs économiques du marché de l’approvisionnement en sardine, annonce un communiqué du rapporteur général par intérim.
"Cet accord est susceptible de fausser la libre concurrence sur le marché concerné et porter atteinte aux intérêts des consommateur", explique le communiqué. Une procédure d'instruction sera ouverte afin "d’examiner le fonctionnement concurrentiel du marché concerné, ainsi que la conformité des pratiques susvisées avec les dispositions de la loi n° 104-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence".
Le régulateur rappelle les dispositions de l’article 6 de la loi 104-12, lequel prohibe, "lorsqu’elles ont pour objet ou peuvent avoir pour effet d’empêcher, de restreindre ou de fausser le libre jeu de la concurrence sur un marché, les actions concertées, conventions, ententes ou coalitions expresses ou tacites, sous quelque forme et pour quelque cause que ce soit, notamment lorsqu’elles tendent à :
- 1. limiter l’accès au marché ou le libre exercice de la concurrence par d’autres entreprises ;
- 2. faire obstacle à la formation des prix par le libre jeu du marché en favorisant artificiellement leur hausse ou leur baisse…".
Cette saisine d’office s'inscrit dans le cadre des prérogatives de "régulation de la concurrence sur les marchés et la protection des intérêts des consommateurs, notamment en ce qui concerne les produits de première nécessité ayant un impact important sur leur pouvoir d’achat". Il s'agit d'un acte procédural qui acte l'ouverture d'une "instruction". Il "ne saurait préjuger de la décision finale du Conseil à ce sujet", conclut le rapporteur général par intérim.
À découvrir
à lire aussi
Article : Désescalade prudente : Téhéran annonce l’ouverture du détroit d’Ormuz sous conditions
Dans un contexte de tensions encore vives au Moyen-Orient, l’Iran a annoncé ce vendredi 17 avril 2026 l’ouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale, dans le cadre de la trêve en cours avec les États-Unis. Une décision qui envoie un signal d’apaisement, sans pour autant dissiper les incertitudes sur la stabilité régionale.
Article : L’Équateur réaffirme son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie et étend sa couverture consulaire au Sahara
L’Équateur s’est félicité de l’adoption de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies, réaffirmant qu’une autonomie sous souveraineté marocaine représente la solution la plus faisable pour mettre fin à ce différend régional. L’Équateur a également décidé d'étendre sa couverture consulaire au Sahara marocain.
Article : Dakhla : l’ONMT enclenche une nouvelle phase d’accélération touristique
En déplacement à Dakhla, les équipes de l’Office national marocain du tourisme ont lancé une nouvelle phase de consolidation et d’accélération destinée à accompagner la montée en puissance de la destination sur les marchés nationaux et internationaux.
Article : Aménagement de l’avenue Royale : deux marchés attribués pour un total de 15,1 millions de DH
Dans le cadre de la progression du projet d’aménagement de l’avenue Royale, Casablanca Iskane et Équipements a finalisé l’attribution de deux marchés pour un montant total de 15,1 millions de DH.
Article : Avant-Scène entre au capital de Seven PM à hauteur de 45%
La société "La Nouvelle Société Avant-Scène SA" prend une participation de 45% dans "Seven PM SARLAU", spécialisée dans la production de festivals culturels et musicaux, fondatrice du festival Jazzablanca.
Article : Ozone. Le fisc ouvre le bal des grands créanciers de la société de Aziz El Badraoui
Le tribunal de commerce de Rabat a admis une créance fiscale dans le redressement d’Ozone, groupe de collecte de déchets fondé par l'ancien président du Raja de Casablanca. Le Trésor s’impose ainsi parmi les premiers créanciers fixés dans ce dossier, avant d’autres poids lourds, notamment bancaires.