Entre novembre et décembre 2024, le cash en circulation a baissé de 14,5 MMDH (BAM)
L’amnistie sur le cash non justifié, assortie d’un taux réduit de 5 %, a suscité un afflux massif de déclarations en décembre 2024. Cette mesure, visant à réintégrer des fonds hors circuit bancaire, a considérablement modifié le bilan des avoirs liquides et de la circulation fiduciaire. Détails.
Conformément aux prévisions, l’un des premiers effets tangibles de cette mesure a été une contraction marquée de la circulation fiduciaire, couplée à une nette progression des dépôts bancaires. Les données de novembre et décembre 2024 confirment cette dynamique : la circulation fiduciaire a reculé de 3,4 % en décembre par rapport à novembre, soit une diminution de 14,5 MMDH.
Cette baisse reflète un transfert massif de liquidités vers le secteur bancaire. Dans le même temps, les dépôts à vue ont augmenté de 49,8 MMDH, atteignant 905,8 MMDH en décembre contre 855,1 MMDH le mois précédent. Cette réallocation des fonds, caractéristique des dispositifs de régularisation, s’est manifestée avec une intensité variable selon les acteurs économiques : les ménages ont accru leurs dépôts à vue de 18,6 MMDH en décembre par rapport à novembre. De même, les sociétés non financières privées ont vu leurs dépôts à vue augmenter de 19,9 MMDH en décembre par rapport au mois précédent.
Ces ajustements ont directement influencé la structure de la masse monétaire. L’agrégat M3 a vu son taux de croissance annuel s’accélérer, passant de 6,7 % en novembre à 7,9 % en décembre. Cette progression s’explique par la hausse conjointe des dépôts bancaires et des placements liquides. Cette évolution reflète une formalisation accrue des liquidités, favorable à l’inclusion financière et à la mobilisation de l’épargne au sein de l’économie formelle.
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