4.080 détenus ont bénéficié de la grâce royale en 2018

Plus de 4.000 bénéficiaires des grâces royales en 2018. Cinq détenus ont quitté les couloirs de la mort après une commutation de peine en perpétuité. La population carcérale en augmentation depuis 2015. 

4.080 détenus ont bénéficié de la grâce royale en 2018

Le 12 avril 2019 à 11:51

Modifié le 12 avril 2019 à 12:53

4.080 détenus ont bénéficié des grâces royales en 2018, un chiffre en nette augmentation par rapport à l’année précédente où il s’est établi à 3.611. C’est ce qui ressort du dernier rapport de la délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, publié ce vendredi 12 avril.

Dans le détail, 3.786 bénéficiaires ont fait l’objet d’une remise de peine privative de liberté, emprisonnement ou réclusion. 226 ont bénéficié d’une grâce sur le reliquat de la sanction.

De même, 60 détenus ont vu leurs réclusions perpétuelles commutées en peine limitée. 5 condamnés à mort ont vu cette sanction convertie en peine à perpétuité. Condamnés à vie, trois détenus ont pour leur part bénéficié d’une commutation de peine qui a été limitée à 20 ans de réclusion.

Les graciés sont pour leur majeure partie des hommes (3.920), dont un seul détenu mineur. Elles sont 160 femmes à avoir bénéficié de la grâce royale en 2018.

Parmi les bénéficiaires, 22 font partie du programme « Moussalaha » (Réconciliation), dédié à l’encadrement et la réhabilitation des détenus impliqués dans des affaires d’extrémisme et de terrorisme. 17 ont été concernés par la grâce sur le reliquat de la condamnation, tandis que 5 ont profité d’une remise de peine.

La grâce est une prérogative souveraine du Roi. Elle est individuelle ou collective. Dans le premier cas, elle est accordée soit de propre mouvement, soit sur la demande du condamné, de ses parents ou amis, du ministère public ou de l'administration pénitentiaire. Dans le deuxième, elle est prononcée à l'occasion des fêtes de l'Aïd-esSeghir, de l'Aïd-el-Kebir, du Mouloud et de la fête du Trône. Dans son rapport, la DGAPR ne précise pas le nombre de grâces accordées dans l’un ou l’autre cas.  

A fin décembre 2018, le Maroc comptait 83.757 détenus, un nombre en légère augmentation par comparé à 2017 (83.102). Mais ce chiffre est en constante augmentation depuis 2015 où il s’établissait à 74.039, relève-t-on dans le rapport de la DGAPR. 

Chiffrés à 81.850, les hommes constituent l’essentiel des personnes incarcérées, soit 91,72% de la population carcérale. En revanche, le rapport estime à 1.907 le nombre de femmes détenues (2,28%). Avec 1.224 cas, les mineurs représentent 1,4% des individus recensés.

La population carcérale est répartie sur un total de 76 établissements pénitentiaires, dont 65 prisons locales, 6 prisons agricoles, 3 centres de redressement et de rééducation (mineurs) et deux prisons centrales.

4.080 détenus ont bénéficié de la grâce royale en 2018

Le 12 avril 2019 à12:02

Modifié le 12 avril 2019 à 12:53

Plus de 4.000 bénéficiaires des grâces royales en 2018. Cinq détenus ont quitté les couloirs de la mort après une commutation de peine en perpétuité. La population carcérale en augmentation depuis 2015. 

4.080 détenus ont bénéficié des grâces royales en 2018, un chiffre en nette augmentation par rapport à l’année précédente où il s’est établi à 3.611. C’est ce qui ressort du dernier rapport de la délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, publié ce vendredi 12 avril.

Dans le détail, 3.786 bénéficiaires ont fait l’objet d’une remise de peine privative de liberté, emprisonnement ou réclusion. 226 ont bénéficié d’une grâce sur le reliquat de la sanction.

De même, 60 détenus ont vu leurs réclusions perpétuelles commutées en peine limitée. 5 condamnés à mort ont vu cette sanction convertie en peine à perpétuité. Condamnés à vie, trois détenus ont pour leur part bénéficié d’une commutation de peine qui a été limitée à 20 ans de réclusion.

Les graciés sont pour leur majeure partie des hommes (3.920), dont un seul détenu mineur. Elles sont 160 femmes à avoir bénéficié de la grâce royale en 2018.

Parmi les bénéficiaires, 22 font partie du programme « Moussalaha » (Réconciliation), dédié à l’encadrement et la réhabilitation des détenus impliqués dans des affaires d’extrémisme et de terrorisme. 17 ont été concernés par la grâce sur le reliquat de la condamnation, tandis que 5 ont profité d’une remise de peine.

La grâce est une prérogative souveraine du Roi. Elle est individuelle ou collective. Dans le premier cas, elle est accordée soit de propre mouvement, soit sur la demande du condamné, de ses parents ou amis, du ministère public ou de l'administration pénitentiaire. Dans le deuxième, elle est prononcée à l'occasion des fêtes de l'Aïd-esSeghir, de l'Aïd-el-Kebir, du Mouloud et de la fête du Trône. Dans son rapport, la DGAPR ne précise pas le nombre de grâces accordées dans l’un ou l’autre cas.  

A fin décembre 2018, le Maroc comptait 83.757 détenus, un nombre en légère augmentation par comparé à 2017 (83.102). Mais ce chiffre est en constante augmentation depuis 2015 où il s’établissait à 74.039, relève-t-on dans le rapport de la DGAPR. 

Chiffrés à 81.850, les hommes constituent l’essentiel des personnes incarcérées, soit 91,72% de la population carcérale. En revanche, le rapport estime à 1.907 le nombre de femmes détenues (2,28%). Avec 1.224 cas, les mineurs représentent 1,4% des individus recensés.

La population carcérale est répartie sur un total de 76 établissements pénitentiaires, dont 65 prisons locales, 6 prisons agricoles, 3 centres de redressement et de rééducation (mineurs) et deux prisons centrales.

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