(Photo DR. Eve Arnold )

Le musée de la photographie de Marrakech au cœur de la médina relève avec succès le défi de démocratiser le 8e art dans la ville Ocre.

Au cœur des prestigieuses ruines du Palais El Badii dans la ville Ocre, les visiteurs découvriront au détour des murailles de surprenants clichés, signés entre autres André Kertész ou Berenice Abbot. Des artistes de renommée mondiale exposés jusqu’au 30 avril dans un pavillon arborant les couleurs du MMPVA, le musée de la photographie et des arts visuels de Marrakech.

Le nouveau musée marrakchi occupe temporairement ces locaux empreints d’histoire  - en offrant aux regards du public des œuvres contemporaines -, dans l’attente d’obtenir son bâtiment dédié. Un compromis idéal qui confère à cet espace consacré à la photo une visibilité appréciée.

Yousra Khalis, responsable du programme éducatif du MMPVA, indique en effet qu’en moyenne près de 900 visiteurs par jour déambulent dans les allées du musée, dont près de 60% sont Marocains. «Le vendredi dernier [6 février, ndrl], le MMPVA a accueilli près de 2.500 visiteurs», précise-t-elle, enthousiaste.

Parmi ces visiteurs, curieux ou connaisseurs, de nombreux enfants «de la médina voisine», signale Mme Khalis. Celle-ci affirme que l’une des volontés poursuivies par ce musée est notamment d'éveiller la curiosité et faciliter l'accès à la photographie et aux arts visuels au Maroc qui souffrent encore d'une image élitiste. A cet effet, le MMPVA qui se compose actuellement de trois espaces dont un hall de galerie, une pièce de projection et un espace éducatif. Dans ce dernier pavillon, le MMPVA tente de sensibiliser les plus jeunes au 8e art et accueille par ailleurs des groupes scolaires des écoles de Marrakech.

Non contents de proposer une programmation adaptée aux jeunes publics, les responsables du MMPVA poursuivent l’effort en réalisant des «guides pédagogiques» pour les enseignants et accompagnateurs dans le cadre d’association. Cette démarche permet de prolonger l’expérience et aiguiser son regard pour cette discipline artistique.

L’implication du MMPVA se lit également sur les murs du musée, exposant ou proposant à la vente les œuvres d’artistes marocains, dont Yto Barrada, Hassan Hajjaj, Hicham Gardaf ou encore Hicham Benohoud. Néanmoins, les responsables déclarent ne pas verser dans le patriotisme primaire. Ce qui prime, c’est avant tout la photo, son histoire à travers sa dimension internationale, sa qualité et symbolique.

La délicate tâche du choix des œuvres à présenter revient à une commission d’experts, composée de divers  commissaires d'expositions indépendants. Si certains clichés appartiennent à la collection propre de David Knaus, directeur général du musée, ainsi qu’à celle de mécènes qui soutiennent assidument les projets du MMPVA, les nombreuses œuvres ne font escale que pour une durée limitée, à l’instar des clichés de Kertész ou Abbot, à découvrir jusqu’au 30 avril.

Ancré dans la vieille ville marrakchie, ce musée envisage une délocalisation prochaine. Selon Yousra Khalis, il serait question d’un vaste terrain d'une superficie de 6.000 m² à proximité de la Menara. Si la possibilité de «restaurer un espace dans la vieille ville» a été évoquée et souhaitée par le public, elle n’en demeure pas moins difficilement réalisable en raison d’un manque d’infrastructures adaptées aux normes internationales de conservation et exposition que le MMPVA entend scrupuleusement appliquer. 

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Yousra Khalis, responsable du programme éducatif du MMPVA, indique en effet qu’en moyenne près de 900 visiteurs par jour déambulent dans les allées du musée, dont près de 60% sont Marocains. «Le vendredi dernier [6 février, ndrl], le MMPVA a accueilli près de 2.500 visiteurs», précise-t-elle, enthousiaste.

Parmi ces visiteurs, curieux ou connaisseurs, de nombreux enfants «de la médina voisine», signale Mme Khalis. Celle-ci affirme que l’une des volontés poursuivies par ce musée est notamment d'éveiller la curiosité et faciliter l'accès à la photographie et aux arts visuels au Maroc qui souffrent encore d'une image élitiste. A cet effet, le MMPVA qui se compose actuellement de trois espaces dont un hall de galerie, une pièce de projection et un espace éducatif. Dans ce dernier pavillon, le MMPVA tente de sensibiliser les plus jeunes au 8e art et accueille par ailleurs des groupes scolaires des écoles de Marrakech.

Non contents de proposer une programmation adaptée aux jeunes publics, les responsables du MMPVA poursuivent l’effort en réalisant des «guides pédagogiques» pour les enseignants et accompagnateurs dans le cadre d’association. Cette démarche permet de prolonger l’expérience et aiguiser son regard pour cette discipline artistique.

L’implication du MMPVA se lit également sur les murs du musée, exposant ou proposant à la vente les œuvres d’artistes marocains, dont Yto Barrada, Hassan Hajjaj, Hicham Gardaf ou encore Hicham Benohoud. Néanmoins, les responsables déclarent ne pas verser dans le patriotisme primaire. Ce qui prime, c’est avant tout la photo, son histoire à travers sa dimension internationale, sa qualité et symbolique.

La délicate tâche du choix des œuvres à présenter revient à une commission d’experts, composée de divers  commissaires d'expositions indépendants. Si certains clichés appartiennent à la collection propre de David Knaus, directeur général du musée, ainsi qu’à celle de mécènes qui soutiennent assidument les projets du MMPVA, les nombreuses œuvres ne font escale que pour une durée limitée, à l’instar des clichés de Kertész ou Abbot, à découvrir jusqu’au 30 avril.

Ancré dans la vieille ville marrakchie, ce musée envisage une délocalisation prochaine. Selon Yousra Khalis, il serait question d’un vaste terrain d'une superficie de 6.000 m² à proximité de la Menara. Si la possibilité de «restaurer un espace dans la vieille ville» a été évoquée et souhaitée par le public, elle n’en demeure pas moins difficilement réalisable en raison d’un manque d’infrastructures adaptées aux normes internationales de conservation et exposition que le MMPVA entend scrupuleusement appliquer. 

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