(Ph. JA)

L’un des leaders marocains du sac pour l’industrie, dont l’activité est en plein boom, doit trouver une solution pour s’agrandir. L’usine établie sur un terrain de 4,5 ha accueille déjà 800 salariés, mais les nouvelles machines exigent plus de place.

C’est une belle histoire à raconter à la veille de la présentation de la stratégie industrielle marocaine 2014-2020. Parce que la Compagnie industrielle des fibres de Tanger (CIF) a atteint les objectifs de son plan d’affaires en 5 ans au lieu de 10, elle se retrouve confrontée à un vrai (et positif) problème de « riche ». Revers de la médaille, la société manque d’espace pour s’étendre et attend le déblocage d’un terrain mitoyen.

Fondée en 1951 à Tanger par un groupe belge rejoint plus tard par le groupe Karim Lamrani, la CIF, peu connue du grand public, est pourtant l’un des leaders marocains du sac en jute d’abord puis du sac en polypropylène tissé pour les engrais et les semences. Aujourd’hui, la CIF fabrique des sacs en papier pour la farine, le sucre, les grains ou l’alimentation pour les animaux domestiques (petfood).

Longtemps dirigée par Salah Kabbaj,  un membre-fondateur de la CGEM-Nord, la CIF était installée dans le quartier Val Fleuri sur l’ancienne route de l’Aviation de Tanger jusqu’au milieu des années 2000. C’est alors que le boom immobilier et celui de l’industrie régionale la poussa à vendre son terrain à Addoha et à déménager à 18 km de là au sud de la ville, près de l’usine Lafarge à l’entrée du douar de Hjar Nhel.

Pleinement installée sur son nouveau site en 2009, la CIF réalisait à l’époque un chiffre d’affaires légèrement supérieur à  200 MDH avec un objectif de doublement à  400-450 MDH en 2020. Finalement l’objectif de 400 MDH sera atteint à la fin de 2013. « Au lieu de croître à 5% l’an, nous avons fait du 10% » indique Benaissa Didouh, vice-président du directoire.

De 100 MDH en 1998, le CA est passé à 204 MDH en 2008 et devrait atteindre les 500 MDH à fin 2014. Entretemps, la société qui employait 450 personnes en 2008, en emploie 800 aujourd’hui.

Selon Benaissa Didouh, « nous ne pensions pas autant développer les exportations et celles-ci comptent aujourd’hui pour plus de 23% de notre CA. Le marché marocain s’est également très bien comporté au cours de ces dernières années ».

Réputé pour ses sacs en jute durant des décennies, la CIF est aujourd’hui passée au polypropylène avec une gamme de sacs d’emballages très large en qualité et en variété, la fabrication de ficelles de 6 à 16 mm, qui vont de la ficelle pour les bottes de foin et les moissonneuses-batteuses aux ficelles pour les serres et l’horticulture. Aujourd’hui les sacs de petfood à l’export constituent le nouveau grand créneau de développement, avec les sacs en papier pour la boulangerie et les sachets de café.

Uniquement centrée sur le marché local jusqu’en 2009, la CIF a commencé à exporter petit à petit, vers l’Europe, le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest. Le continent africain constitue aujourd’hui le premier marché extérieur de la CIF. De 23% en 2013, la part de l’export dans le chiffre d'affaires de la société devrait passer à 30% cette année. L’usine travaille en 3X8, 7 jours sur 7, 60% des jours de l’année.

Outre les produits en polypropylène, sacs et cordages essentiellement, la CIF investit actuellement dans les emballages en papier et l’impression en quadrichromie. L’usine est implantée sur 4,5 ha dont 3,5 ha couverts. En attendant le déblocage administratif pour l’acquisition d’un terrain mitoyen, la CIF couvre et « gratte » tout ce qu’elle peut de surface exploitable pour y mettre ses nouvelles machines, et notamment sa ligne de récupération de déchets plastiques.


 

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L’un des leaders marocains du sac pour l’industrie, dont l’activité est en plein boom, doit trouver une solution pour s’agrandir. L’usine établie sur un terrain de 4,5 ha accueille déjà 800 salariés, mais les nouvelles machines exigent plus de place.

 

C’est une belle histoire à raconter à la veille de la présentation de la stratégie industrielle marocaine 2014-2020. Parce que la Compagnie industrielle des fibres de Tanger (CIF) a atteint les objectifs de son plan d’affaires en 5 ans au lieu de 10, elle se retrouve confrontée à un vrai (et positif) problème de « riche ». Revers de la médaille, la société manque d’espace pour s’étendre et attend le déblocage d’un terrain mitoyen.

Fondée en 1951 à Tanger par un groupe belge rejoint plus tard par le groupe Karim Lamrani, la CIF, peu connue du grand public, est pourtant l’un des leaders marocains du sac en jute d’abord puis du sac en polypropylène tissé pour les engrais et les semences. Aujourd’hui, la CIF fabrique des sacs en papier pour la farine, le sucre, les grains ou l’alimentation pour les animaux domestiques (petfood).

Longtemps dirigée par Salah Kabbaj,  un membre-fondateur de la CGEM-Nord, la CIF était installée dans le quartier Val Fleuri sur l’ancienne route de l’Aviation de Tanger jusqu’au milieu des années 2000. C’est alors que le boom immobilier et celui de l’industrie régionale la poussa à vendre son terrain à Addoha et à déménager à 18 km de là au sud de la ville, près de l’usine Lafarge à l’entrée du douar de Hjar Nhel.

Pleinement installée sur son nouveau site en 2009, la CIF réalisait à l’époque un chiffre d’affaires légèrement supérieur à  200 MDH avec un objectif de doublement à  400-450 MDH en 2020. Finalement l’objectif de 400 MDH sera atteint à la fin de 2013. « Au lieu de croître à 5% l’an, nous avons fait du 10% » indique Benaissa Didouh, vice-président du directoire.

De 100 MDH en 1998, le CA est passé à 204 MDH en 2008 et devrait atteindre les 500 MDH à fin 2014. Entretemps, la société qui employait 450 personnes en 2008, en emploie 800 aujourd’hui.

Selon Benaissa Didouh, « nous ne pensions pas autant développer les exportations et celles-ci comptent aujourd’hui pour plus de 23% de notre CA. Le marché marocain s’est également très bien comporté au cours de ces dernières années ».

Réputé pour ses sacs en jute durant des décennies, la CIF est aujourd’hui passée au polypropylène avec une gamme de sacs d’emballages très large en qualité et en variété, la fabrication de ficelles de 6 à 16 mm, qui vont de la ficelle pour les bottes de foin et les moissonneuses-batteuses aux ficelles pour les serres et l’horticulture. Aujourd’hui les sacs de petfood à l’export constituent le nouveau grand créneau de développement, avec les sacs en papier pour la boulangerie et les sachets de café.

Uniquement centrée sur le marché local jusqu’en 2009, la CIF a commencé à exporter petit à petit, vers l’Europe, le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest. Le continent africain constitue aujourd’hui le premier marché extérieur de la CIF. De 23% en 2013, la part de l’export dans le chiffre d'affaires de la société devrait passer à 30% cette année. L’usine travaille en 3X8, 7 jours sur 7, 60% des jours de l’année.

Outre les produits en polypropylène, sacs et cordages essentiellement, la CIF investit actuellement dans les emballages en papier et l’impression en quadrichromie. L’usine est implantée sur 4,5 ha dont 3,5 ha couverts. En attendant le déblocage administratif pour l’acquisition d’un terrain mitoyen, la CIF couvre et « gratte » tout ce qu’elle peut de surface exploitable pour y mettre ses nouvelles machines, et notamment sa ligne de récupération de déchets plastiques.


 

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