EXCLUSIF. Prévu pour le 31 mai dernier, le transfert de la gestion de 7 communes de l’ONEE à la Lydec sous la supervision de la Wilaya de Casablanca n’a pu avoir lieu. Les équipes d’évaluation ont été repoussées par le syndicat des électriciens qui a décidé de résister à la décision qu’il juge illégale.

Le 31 mai dernier devait connaître le démarrage du processus dit d’harmonisation du périmètre des services de la distribution d’eau, d’électricité et de l’assainissement public dans le Grand Casablanca.

Le processus consiste à rattacher 7 communes urbaines du Grand Casablanca, alimentées directement par l’ONEE, aux services de la Lydec, suite à une convention signée le 26 septembre dernier en présence du Roi Mohammed VI.

Les équipes de la Wilaya se sont présentées le 20 mai dernier, à plusieurs postes source de Oulad Azzouz, afin de procéder à la passation des “pouvoirs” de l’Office à la Lydec.

Selon un membre du syndicat des électriciens (FNTE-UMT), des représentants de Suez Environnement faisaient également partie de la délégation aux côtés de représentants de la Wilaya, de la Commune urbaine de Casablanca et du top management de l’ONEE.

Mais tout ce beau monde n’a pu accéder aux locaux dans lesquels il était question également de mettre la main sur le système d’information. Et pour cause! le personnel des postes les attendait à l’entrée, déterminé à leur empêcher l’accès.

Le syndicat dénonce une opération illégale

L’opération de transfert des actifs de l’ONEE à la Lydec dans ces 7 communes (Ahl Loghlam/Sidi Maarouf/Lissasfa/Mediouna/Ouled Salah/Ben Yakhlef/Chellalat) se fera sous la supervision du conseil de la ville de Casablanca et la Wilaya qui sont à l’origine de l’idée de l’harmonisation.

D’après le mensuel Economie|Entreprises dans sa livraison du mois d’avril dernier, Ali Fassi Fihri, le directeur général de l’Office n’a été informé de l’opération que le 25 septembre 2014, c’est à dire à la veille de la signature de la convention d’harmonisation.

Le syndicat des électriciens, la Fédération nationale des travailleurs de l’énergie (FNTE-UMT) qui considère que cette opération va à l’encontre des intérêts du personnel de l’Office -dont 202 personnes risquent de devenir salariés de la Lydec-, estiment également que l’opération finira par brader les actifs et les revenus de l’Office public, au profit des intérêts privés de l’ONEE.

De plus, le syndicat a informé les habitants des 7 communes, quelque 300.000 ménages,  que les montants de leurs factures risquent d’augmenter de 7 à 25%.

Par ailleurs, le syndicat indique que l’opération se fait en infraction de la loi 54-05, indiquant que chaque commune peut décider en toute souveraineté du mode de gestion de ses services à la communauté.

La loi dispose également qu’un appel à la concurrence est obligatoire. De ce point de vue, le choix de la Lydec par les autorités de la ville, sans se référer aux élus des 7 communes, est en infraction aux dispositions de la loi 54-05, adoptée en 2006 pour organiser le domaine de la gestion déléguée.
Médias 24 a tenté de contacter Tahar El Agal, directeur général du Service permanent du contrôle du contrat de gestion déléguée, et chargé du suivi de l’opération d’harmonisation, celui-ci a préféré ne faire aucun commentaire. “Faites votre travail, je fais le mien” a-t-il conclu.

 

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Le 31 mai dernier devait connaître le démarrage du processus dit d’harmonisation du périmètre des services de la distribution d’eau, d’électricité et de l’assainissement public dans le Grand Casablanca.

Le processus consiste à rattacher 7 communes urbaines du Grand Casablanca, alimentées directement par l’ONEE, aux services de la Lydec, suite à une convention signée le 26 septembre dernier en présence du Roi Mohammed VI.

Les équipes de la Wilaya se sont présentées le 20 mai dernier, à plusieurs postes source de Oulad Azzouz, afin de procéder à la passation des “pouvoirs” de l’Office à la Lydec.

Selon un membre du syndicat des électriciens (FNTE-UMT), des représentants de Suez Environnement faisaient également partie de la délégation aux côtés de représentants de la Wilaya, de la Commune urbaine de Casablanca et du top management de l’ONEE.

Mais tout ce beau monde n’a pu accéder aux locaux dans lesquels il était question également de mettre la main sur le système d’information. Et pour cause! le personnel des postes les attendait à l’entrée, déterminé à leur empêcher l’accès.

Le syndicat dénonce une opération illégale

L’opération de transfert des actifs de l’ONEE à la Lydec dans ces 7 communes (Ahl Loghlam/Sidi Maarouf/Lissasfa/Mediouna/Ouled Salah/Ben Yakhlef/Chellalat) se fera sous la supervision du conseil de la ville de Casablanca et la Wilaya qui sont à l’origine de l’idée de l’harmonisation.

D’après le mensuel Economie|Entreprises dans sa livraison du mois d’avril dernier, Ali Fassi Fihri, le directeur général de l’Office n’a été informé de l’opération que le 25 septembre 2014, c’est à dire à la veille de la signature de la convention d’harmonisation.

Le syndicat des électriciens, la Fédération nationale des travailleurs de l’énergie (FNTE-UMT) qui considère que cette opération va à l’encontre des intérêts du personnel de l’Office -dont 202 personnes risquent de devenir salariés de la Lydec-, estiment également que l’opération finira par brader les actifs et les revenus de l’Office public, au profit des intérêts privés de l’ONEE.

De plus, le syndicat a informé les habitants des 7 communes, quelque 300.000 ménages,  que les montants de leurs factures risquent d’augmenter de 7 à 25%.

Par ailleurs, le syndicat indique que l’opération se fait en infraction de la loi 54-05, indiquant que chaque commune peut décider en toute souveraineté du mode de gestion de ses services à la communauté.

La loi dispose également qu’un appel à la concurrence est obligatoire. De ce point de vue, le choix de la Lydec par les autorités de la ville, sans se référer aux élus des 7 communes, est en infraction aux dispositions de la loi 54-05, adoptée en 2006 pour organiser le domaine de la gestion déléguée.
Médias 24 a tenté de contacter Tahar El Agal, directeur général du Service permanent du contrôle du contrat de gestion déléguée, et chargé du suivi de l’opération d’harmonisation, celui-ci a préféré ne faire aucun commentaire. “Faites votre travail, je fais le mien” a-t-il conclu.

 

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