L'hôtel mythique a vu passer des artistes de renom.

21 ans après sa fermeture, ce prestigieux monument historique qui a hébergé Matisse rouvre ses portes. Cet hôtel 5 étoiles entièrement rénové compte 52 chambres et 6 suites, dont certaines avec vue sur le baie de Tanger.

Fermé en 1992 pour travaux de rénovation et mise en conformité aux normes, la fameuse Villa de France de Tanger « doit ouvrir ses portes au mois de décembre prochain » ont confirmé à Médias 24 des sources proches de la société immobilière et hôtelière Restintica.

Ancien bâtiment diplomatique français dès la fin du XIXème siècle, il fut transformé en hôtel au début du XXème siècle. Le peintre français Henri Matisse y séjourna en 1911 et en 1912 pour notamment y peindre les tableaux « Vue sur la baie de Tanger » et « Paysage vue d’une fenêtre », ce dernier exécuté de la désormais fameuse chambre 35.

Ce ne sera qu’une petite centaine de lits que l’ouverture annoncée du Grand Hôtel Villa de France ajoutera à la capacité hôtelière de la ville de Tanger, mais ce seront surtout un hôtel et un monument historique qui reviendront à la vie après plus de 20 ans de fermeture et de nombreuses fausses annonces.

Outre le fait d’avoir hébergé le peintre Matisse au début du XXème siècle, la Villa de France constituait le centre de la vie bourgeoise et cosmopolite de la ville jusqu’au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.

Classé dans la catégorie 5 étoiles jusqu’en 1965, la Villa de France fait partie de ces établissements qui dès les années 1930 disposaient de chambres avec téléphone, chauffage central et salle de bains privée. En 1966, l’hôtel perdit sa 5ème étoile avant de lentement dépérir et fermer 25 ans plus tard.

Il renaît de ses cendres 21 ans plus tard

Fermé en 1992 afin d’y effectuer des travaux de rénovation et de mise en conformité aux normes, la Villa de France est une propriété de la société immobilière et touristique Restintica, contrôlée par des capitaux irakiens.

Restintica est également propriétaire de l’hôtel El Minzah, des murs du Café de Paris et de nombreux autres biens immobiliers dans le périmètre de la rue de la Liberté, de la Place de France et du Foundouk Achajra qui abrite des petits commerces et des ateliers d’artisans. La Villa de France elle-même est située sur la rue de Hollande face au complexe Dawliz et dispose d’une vue en hauteur sur le Grand Socco, la médina et la kasbah.

Classé monument historique en 2003, l’hôtel devra attendre l’année 2006 pour obtenir une autorisation  de rénovation et d’extension du bâtiment. L’année suivante, en 2007,  verra sa direction à l’époque dirigée par M. Hicham Al Joumoua confirmer le démarrage des travaux pour une ouverture annoncée pour 2009.

Avec un budget fixé au départ à 100 MDH, le bâtiment devait passer d’une superficie de 3.800 à 5.100 m² et le nombre de chambres de 73 à 61 dans un premier temps. A son ouverture en décembre prochain,  l’hôtel proposera 52 chambres et 6 suites, le nombre de chambres ayant été revu à la baisse afin de satisfaire aux normes d’un hôtel de catégorie 5 étoiles notamment en termes de superficie des chambres et d’équipements sanitaires.

Un Minzah en miniature

L’hôtel est doté d’une piscine, de deux restaurants ainsi que d’un piano-bar. Il est aujourd’hui présenté « comme un hôtel El Minzah en plus petit » selon les mots d’un professionnel.

Entre 2009 et 2013, le budget de l’hôtel aura été largement dépassé selon des sources bien informées. La gestion lente et coûteuse du projet aura notamment coûté à M. Hicham al Joumoua son poste de directeur général de la société Restintica.

 Après une première pré-ouverture au printemps 2013 et le constat que l’hôtel n’avait pas exactement été rénové conformément au cahier des charges, la direction de Restintica avait décidé de le fermer et d’y mener de nouvelles modifications.

Par rapport à 1992, dernière année de son exploitation avant la réouverture annoncée pour décembre 2013, l’hôtel dispose désormais d’une entrée par son côté nord devant la place Sidi Bouabid et l’église anglicane Saint-Andrews.

Signe de l’intérêt touristique et historique du lieu, deux ouvrages lui ont été récemment consacrés. Le plus récent  - « A Room with a view » - est l’œuvre de deux critiques d’art britanniques Andrew Clandermond et Terence Mc Carthy. Il  présente une histoire de l’hôtel. L’ouvrage, publié ce mois-ci, retrace l’histoire de l’hôtel à travers les échos de la presse locale du XXème siècle, diverses chroniques diplomatiques et des guides de tourisme.

Le second ouvrage paru en 2009 est un état des lieux photographique intitulé « Grand Hotel Villa de France, Tanger ». Il est l’œuvre du photographe libanais Alain Kantarjian.

 


 

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21 ans après sa fermeture, ce prestigieux monument historique qui a hébergé Matisse rouvre ses portes. Cet hôtel 5 étoiles entièrement rénové compte 52 chambres et 6 suites, dont certaines avec vue sur le baie de Tanger.

 

Fermé en 1992 pour travaux de rénovation et mise en conformité aux normes, la fameuse Villa de France de Tanger « doit ouvrir ses portes au mois de décembre prochain » ont confirmé à Médias 24 des sources proches de la société immobilière et hôtelière Restintica.

Ancien bâtiment diplomatique français dès la fin du XIXème siècle, il fut transformé en hôtel au début du XXème siècle. Le peintre français Henri Matisse y séjourna en 1911 et en 1912 pour notamment y peindre les tableaux « Vue sur la baie de Tanger » et « Paysage vue d’une fenêtre », ce dernier exécuté de la désormais fameuse chambre 35.

Ce ne sera qu’une petite centaine de lits que l’ouverture annoncée du Grand Hôtel Villa de France ajoutera à la capacité hôtelière de la ville de Tanger, mais ce seront surtout un hôtel et un monument historique qui reviendront à la vie après plus de 20 ans de fermeture et de nombreuses fausses annonces.

Outre le fait d’avoir hébergé le peintre Matisse au début du XXème siècle, la Villa de France constituait le centre de la vie bourgeoise et cosmopolite de la ville jusqu’au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.

Classé dans la catégorie 5 étoiles jusqu’en 1965, la Villa de France fait partie de ces établissements qui dès les années 1930 disposaient de chambres avec téléphone, chauffage central et salle de bains privée. En 1966, l’hôtel perdit sa 5ème étoile avant de lentement dépérir et fermer 25 ans plus tard.

Il renaît de ses cendres 21 ans plus tard

Fermé en 1992 afin d’y effectuer des travaux de rénovation et de mise en conformité aux normes, la Villa de France est une propriété de la société immobilière et touristique Restintica, contrôlée par des capitaux irakiens.

Restintica est également propriétaire de l’hôtel El Minzah, des murs du Café de Paris et de nombreux autres biens immobiliers dans le périmètre de la rue de la Liberté, de la Place de France et du Foundouk Achajra qui abrite des petits commerces et des ateliers d’artisans. La Villa de France elle-même est située sur la rue de Hollande face au complexe Dawliz et dispose d’une vue en hauteur sur le Grand Socco, la médina et la kasbah.

Classé monument historique en 2003, l’hôtel devra attendre l’année 2006 pour obtenir une autorisation  de rénovation et d’extension du bâtiment. L’année suivante, en 2007,  verra sa direction à l’époque dirigée par M. Hicham Al Joumoua confirmer le démarrage des travaux pour une ouverture annoncée pour 2009.

Avec un budget fixé au départ à 100 MDH, le bâtiment devait passer d’une superficie de 3.800 à 5.100 m² et le nombre de chambres de 73 à 61 dans un premier temps. A son ouverture en décembre prochain,  l’hôtel proposera 52 chambres et 6 suites, le nombre de chambres ayant été revu à la baisse afin de satisfaire aux normes d’un hôtel de catégorie 5 étoiles notamment en termes de superficie des chambres et d’équipements sanitaires.

Un Minzah en miniature

L’hôtel est doté d’une piscine, de deux restaurants ainsi que d’un piano-bar. Il est aujourd’hui présenté « comme un hôtel El Minzah en plus petit » selon les mots d’un professionnel.

Entre 2009 et 2013, le budget de l’hôtel aura été largement dépassé selon des sources bien informées. La gestion lente et coûteuse du projet aura notamment coûté à M. Hicham al Joumoua son poste de directeur général de la société Restintica.

 Après une première pré-ouverture au printemps 2013 et le constat que l’hôtel n’avait pas exactement été rénové conformément au cahier des charges, la direction de Restintica avait décidé de le fermer et d’y mener de nouvelles modifications.

Par rapport à 1992, dernière année de son exploitation avant la réouverture annoncée pour décembre 2013, l’hôtel dispose désormais d’une entrée par son côté nord devant la place Sidi Bouabid et l’église anglicane Saint-Andrews.

Signe de l’intérêt touristique et historique du lieu, deux ouvrages lui ont été récemment consacrés. Le plus récent  - « A Room with a view » - est l’œuvre de deux critiques d’art britanniques Andrew Clandermond et Terence Mc Carthy. Il  présente une histoire de l’hôtel. L’ouvrage, publié ce mois-ci, retrace l’histoire de l’hôtel à travers les échos de la presse locale du XXème siècle, diverses chroniques diplomatiques et des guides de tourisme.

Le second ouvrage paru en 2009 est un état des lieux photographique intitulé « Grand Hotel Villa de France, Tanger ». Il est l’œuvre du photographe libanais Alain Kantarjian.

 


 

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