Dina Bensaid la nouvelle étoile du piano marocain
C'est l'étoile montante de la musique classique au Maroc. Dina Bensaid, jeune virtuose du piano, participe à l'un des concours les plus prestigieux au monde.
Native de Rabat en 1989, Dina Bensaïd a appris le piano dès sa tendre enfance. Son père, Farid Bensaïd, grand violoniste, président fondateur de l'orchestre philharmonique du Maroc en 1997, l'a très rapidement initiée à la musique.
"J'ai commencé mon initiation à l'âge de 4 ans avec un professeur privé, Madame Nicole Salmon", nous raconte la jeune virtuose.
C'est ainsi qu'elle fait ses débuts, en 2003, avec l'Orchestre philharmonique du Maroc en tant que soliste. Depuis, elle a joué de nombreuses compositions avec l'orchestre, dont le Concerto de Ravel en Sol, ou encore le 3e Concerto et la Fantaisie pour piano et chœur de Beethoven.
"A 12 ans, j'ai intégré l'Ecole normale de musique à Paris et à l'âge de 15 ans, je me suis inscrite au Conservatoire à rayonnement régional de Paris", un parcours qui la conduira à intégrer, en 2009, le Conservatoire national de musique et de danse de Paris, dans la classe de piano de Georges Pludermarcher et Claire Désert (nommée talent de l'année en 1997 aux victoires de la musique), puis de Frank Braley (qui était par ailleurs membre du jury du concours Reine Elisabeth de Belgique en 2013) et la pianiste japonaise Haruko Ueda. Elle en ressort diplômée en juin 2015.
Quand on la questionne sur ses influences, Dina Bensaïd ne cache pas son intérêt pour les compositeurs allemands. "Les composition de Ludwig van Beethoven et de Johannes Brahms me marquent particulièrement", confie-t-elle.
Pour la jeune artiste, le secret de la réussite d'une interprétation est tributaire de l'effort accompli: "Comme au théâtre, les partitions représentent le texte, et l'interprétation au piano ressemble à l'interprétation d'un rôle sur scène (...). Il est nécessaire de bien travailler les partitions, en y apportant une touche personnelle."
La jeune virtuose est également membre du duo Yadaïn, né d'une amitié entre Dina Bensaid et Eloïse Bella Kohn. Comme elle aime le définir, "Ce duo est la rencontre de deux cultures, juive et musulmane."
Pour l'heure, la jeune artiste reste concentrée sur son concours, Si on devait vulgariser, on dirait que le concours de la Reine Elisabeth de Belgique est à la musique ce que Roland Garros est au tennis.
Elle est la seule Marocaine, Arabe et Africaine qui participe à cette édition. C'est la deuxième participation d'un pianiste arabe depuis la création de la compétition, après celle de Abderrahman El Bacha en 1978.
La participation à ce concours prestigieux est une consécration en soi. 76 candidats ont été présélectionnés sur les 400 demandes de participation reçues des quatre coins du monde. La compétition se déroule en plusieurs manches, durant tout le mois de mai, sous les regards attentifs d'un jury composé des maîtres de la discipline. Médias 24 lui souhaite bon vent.
Les consécrations, Dina Bensaid en a l'habitude. Elle a reçu le premier prix du Concours SAR Lalla Meryem à trois reprises (2002, 2004 et 2006) ainsi que d'autres récompenses décernées à l'échelle internationale.
Concernant la scène musicale classique au Maroc, l'artiste est consciente qu'il y a peu de musiciens au Maroc, "Les conservatoires au Maroc sont délabrés. Heureusement, les écoles et centres privés existent et dispensent des formations de qualité", estime Dina Bensaid.
Que faut-il faire de plus pour améliorer la scène classique marocaine? Dina Bensaid estime que le traitement médiatique est bon, eu égard au nombre de musiciens exerçant au Maroc. En revanche, "Nous avons besoin au Maroc de bons critiques en musique classique", à même de contribuer à propulser la scène marocaine.
Ci-dessous, en 2011, avec l'Orchestre Philharmonique du Maroc
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