Dans le cadre de la COP, un ingénieur marocain a présenté un prototype d’une voiture de course fonctionnant à l’énergie verte, qui rivalise avec les modèles traditionnellement polluants.

Tous les experts savent que les véhicules occasionnent une pollution majeure à l’atmosphère, à travers l’émission de fines particules de CO2. Que dire alors de ceux qui concourent dans des courses de voitures aux moteurs gonflés, consommant beaucoup de carburant et polluant donc un maximum?

Pour Imad Morchid, ce cliché appartiendra bientôt au passé, grâce à la conception d'un bolide baptisé «Jadéite», qui dispose selon lui, d’une motorisation électrique aussi performante que celle fonctionnant à l’essence.

Interrogé par Médias24 devant son bolide dont l’exposition draine une foule impressionnante, le jeune ingénieur en conception mécanique affirme que l’intérêt de ce prototype est avant tout d’être marocain.

«Il y a eu d’autres expériences dans le monde, mais ce concept-car propulsé par des batteries électriques est une première marocaine, qui n’a pas d’équivalent en Afrique et dans le monde arabe. Cette voiture, dont la vocation est de participer à des rallyes, dispose de 650 chevaux et peut atteindre une vitesse de 320 km/heure. Disposant d’une autonomie de 500 kilomètres, ses batteries se rechargent en seulement trois heures», précise l’inventeur détenteur du prix «Star Tech Africa».

Selon lui, la Jadéite a été conçue puis fabriquée (assemblée?) entièrement au Maroc en seulement cinq mois, dans les locaux de sa société «Morchid Engineering».

"Hormis certains composants comme les pneus, les jantes, les roulements, l’huile de freinage et de direction qui ont été achetés à l’étranger, tout le reste a été réalisé sur place. C’est le cas du moteur, de la boîte à vitesses hydraulique, des batteries et de la carrosserie, qui sont 100% marocains", affime-t-il.

«Le design extérieur que j’ai dessiné a été revêtu de fibre de carbone. La vraie particularité de cette voiture est qu’elle est le fruit d’une dizaine d’innovations, dont j’ai déposé les brevets. C’est le cas des suspensions qui gardent le centre d’inertie pour une meilleure stabilité à vive allure,» ajoute Morchid.

Tout juste sorti du centre de fabrication, ce prototype devra cependant encore subir une batterie de tests à l’issue de son exposition dans la zone verte de la COP22.

La voiture sera envoyée en Europe pour tester son comportement aérodynamique dans une soufflerie qui n’existe pas au Maroc. Le but est de valider les nouveaux systèmes développés par son concepteur et de savoir si le prototype «ne part pas en morceaux sur la route, à 300 km/heure».

Notre interlocuteur poursuit qu’elle a subi quelques tests d’autonomie, mais pas de performances sur de vrais circuits pour prouver par exemple qu’elle peut passer de 0 à 100 km/h en 2,7 secondes.

«Comme tous les constructeurs du monde, ce premier exemplaire doit être poussé au maximum, pour détecter ses failles et pour que le deuxième prototype soit fiable. L’objectif est de passer à la production dans cinq ans, mais avant cela, nous devons d’abord régler les éventuels défauts».

«Nous voulons prouver qu’une marque marocaine est capable d’être performante sur ce marché particulier, car la conception d’une voiture de course est ce qu’il y a de plus compliqué et de plus cher».

Interrogé sur le coût de revient du prototype, l’ingénieur a refusé de répondre, tout en révélant que son bolide participera dès 2018 à plusieurs grandes courses internationales, comme les 24 heures du Mans en France. 

Les plus grandes réussites commencent par des rêves et parfois des utopies. L'avenir nous dira ce qu'il en est dans le cas de notre bolide.

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Dans le cadre de la COP, un ingénieur marocain a présenté un prototype d’une voiture de course fonctionnant à l’énergie verte, qui rivalise avec les modèles traditionnellement polluants.

Tous les experts savent que les véhicules occasionnent une pollution majeure à l’atmosphère, à travers l’émission de fines particules de CO2. Que dire alors de ceux qui concourent dans des courses de voitures aux moteurs gonflés, consommant beaucoup de carburant et polluant donc un maximum?

Pour Imad Morchid, ce cliché appartiendra bientôt au passé, grâce à la conception d'un bolide baptisé «Jadéite», qui dispose selon lui, d’une motorisation électrique aussi performante que celle fonctionnant à l’essence.

Interrogé par Médias24 devant son bolide dont l’exposition draine une foule impressionnante, le jeune ingénieur en conception mécanique affirme que l’intérêt de ce prototype est avant tout d’être marocain.

«Il y a eu d’autres expériences dans le monde, mais ce concept-car propulsé par des batteries électriques est une première marocaine, qui n’a pas d’équivalent en Afrique et dans le monde arabe. Cette voiture, dont la vocation est de participer à des rallyes, dispose de 650 chevaux et peut atteindre une vitesse de 320 km/heure. Disposant d’une autonomie de 500 kilomètres, ses batteries se rechargent en seulement trois heures», précise l’inventeur détenteur du prix «Star Tech Africa».

Selon lui, la Jadéite a été conçue puis fabriquée (assemblée?) entièrement au Maroc en seulement cinq mois, dans les locaux de sa société «Morchid Engineering».

"Hormis certains composants comme les pneus, les jantes, les roulements, l’huile de freinage et de direction qui ont été achetés à l’étranger, tout le reste a été réalisé sur place. C’est le cas du moteur, de la boîte à vitesses hydraulique, des batteries et de la carrosserie, qui sont 100% marocains", affime-t-il.

«Le design extérieur que j’ai dessiné a été revêtu de fibre de carbone. La vraie particularité de cette voiture est qu’elle est le fruit d’une dizaine d’innovations, dont j’ai déposé les brevets. C’est le cas des suspensions qui gardent le centre d’inertie pour une meilleure stabilité à vive allure,» ajoute Morchid.

Tout juste sorti du centre de fabrication, ce prototype devra cependant encore subir une batterie de tests à l’issue de son exposition dans la zone verte de la COP22.

La voiture sera envoyée en Europe pour tester son comportement aérodynamique dans une soufflerie qui n’existe pas au Maroc. Le but est de valider les nouveaux systèmes développés par son concepteur et de savoir si le prototype «ne part pas en morceaux sur la route, à 300 km/heure».

Notre interlocuteur poursuit qu’elle a subi quelques tests d’autonomie, mais pas de performances sur de vrais circuits pour prouver par exemple qu’elle peut passer de 0 à 100 km/h en 2,7 secondes.

«Comme tous les constructeurs du monde, ce premier exemplaire doit être poussé au maximum, pour détecter ses failles et pour que le deuxième prototype soit fiable. L’objectif est de passer à la production dans cinq ans, mais avant cela, nous devons d’abord régler les éventuels défauts».

«Nous voulons prouver qu’une marque marocaine est capable d’être performante sur ce marché particulier, car la conception d’une voiture de course est ce qu’il y a de plus compliqué et de plus cher».

Interrogé sur le coût de revient du prototype, l’ingénieur a refusé de répondre, tout en révélant que son bolide participera dès 2018 à plusieurs grandes courses internationales, comme les 24 heures du Mans en France. 

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