Procès Hirak: Zefzafi expulsé de la salle d'audience, report au 7 novembre Photo AFP

Nasser Zefzafi a été expulsé de la salle d'audience pour avoir manifesté son refus de voir "les deux chaînes publiques filmer son procès".

La Chambre criminelle près la cour d'appel de Casablanca a reporté, au 7 novembre, l'examen du dossier de Nasser Zefzafi et 31 membres du Hirak, tous poursuivis suite aux événements d'Al Hoceima.

La même décision a été prise, plus tôt dans la journée, concernant le groupe d'Ahamjik, composé de 21 détenus. Poursuivi devant la même cour, Hamid El Mehdaoui comparaîtra pour sa part en fin d'après midi.

Le groupe de Zefzafi, le groupe d'Ahamjik et El Mehdaoui, ces trois dossiers sont traités séparément. Mais leur jonction a été requise par le parquet général. La décision de la cour sera prononcée le 2 novembre. Elle nous dira s'il existe "un lien de connexité" entre les infractions commises par l'ensemble des concernés. Ils sont 54 au total.

De quoi annoncer des audiences tumultueuses, dans un procès où la tension est palpable. Un défi pour Ali Torchi. Ce magistrat expérimenté préside l'instance chargée de statuer sur l'affaire. Il assure en conséquence la police de l'audience. Une fonction qui lui permet de recadrer "les perturbateurs",  d'ordonner leur expulsion de la salle, voire de procéder à leur arrestation (articles 357 et suivant du code de procédure pénale).

Le "perturbateur" de ce mardi 31 octobre est un accusé. Nasser Zefzafi a été expulsé de la salle d'audience pour avoir manifesté - crié - son refus de voir "les deux chaînes publiques filmer son procès". Un sujet amplement évoqué, mais qui suscite toujours autant la crispation de la défense.

Et pour cause, l'une de ces chaînes traîne un antécédent peu glorieux. En juillet dernier, le CSCA avait adressé un avertissement à Al Aoula. Dans ces JT du 27 et 28 mai, et au plus fort de la crise du Rif, celle-ci avait diffusé des séquences prises dans "un contexte différent de celui dans lequel elles ont été présentées", pour reprendre les termes du conseil supérieur de la communication audiovisuelle.

"C'est un malentendu. Ni la SNRT ni 2M ne sont présentes à la salle d'audiences", assure Hakim El Ouardi, substitut du procureur général du Roi. Par une décision rendue le 5 octobre, le juge n'a autorisé les chaines nationales qu'à diffuser uniquement les images filmées "avant le début de l'audience", explique-t-il.

Pas de quoi convaincre la défense. Les caméras plantées partout dans la salle 7, où l'audience se déroule, provoquent une avalanche de questions.  Me Abderrahim Jamai en interrogeant le juge: "Pourquoi vous enregistrez? Pour le compte de qui? Et le faites-vous sans autorisation des détenus?"

"La défense doit être en mesure de consulter le contenu de ces enregistrements", réclame Me Jamai, imité quelques minutes plus tard par ses confrères, dont Me Mohamed Ziane. Pour ce dernier, il s'agit de prévenir tout "risque de manipulation".

Me Abdelaziz Nouaydi abonde dans ce sens, fait valoir le droit à l'image avant d'évoquer ces "dizaines de sites électroniques inféodés aux services (de l'Etat), qui peuvent recevoir les enregistrements" et, selon lui, les instrumentaliser en vue de présenter "les accusés comme des personnes dangereuses, séparatistes ou servant des agendas étrangers". 

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La même décision a été prise, plus tôt dans la journée, concernant le groupe d'Ahamjik, composé de 21 détenus. Poursuivi devant la même cour, Hamid El Mehdaoui comparaîtra pour sa part en fin d'après midi.

Le groupe de Zefzafi, le groupe d'Ahamjik et El Mehdaoui, ces trois dossiers sont traités séparément. Mais leur jonction a été requise par le parquet général. La décision de la cour sera prononcée le 2 novembre. Elle nous dira s'il existe "un lien de connexité" entre les infractions commises par l'ensemble des concernés. Ils sont 54 au total.

De quoi annoncer des audiences tumultueuses, dans un procès où la tension est palpable. Un défi pour Ali Torchi. Ce magistrat expérimenté préside l'instance chargée de statuer sur l'affaire. Il assure en conséquence la police de l'audience. Une fonction qui lui permet de recadrer "les perturbateurs",  d'ordonner leur expulsion de la salle, voire de procéder à leur arrestation (articles 357 et suivant du code de procédure pénale).

Le "perturbateur" de ce mardi 31 octobre est un accusé. Nasser Zefzafi a été expulsé de la salle d'audience pour avoir manifesté - crié - son refus de voir "les deux chaînes publiques filmer son procès". Un sujet amplement évoqué, mais qui suscite toujours autant la crispation de la défense.

Et pour cause, l'une de ces chaînes traîne un antécédent peu glorieux. En juillet dernier, le CSCA avait adressé un avertissement à Al Aoula. Dans ces JT du 27 et 28 mai, et au plus fort de la crise du Rif, celle-ci avait diffusé des séquences prises dans "un contexte différent de celui dans lequel elles ont été présentées", pour reprendre les termes du conseil supérieur de la communication audiovisuelle.

"C'est un malentendu. Ni la SNRT ni 2M ne sont présentes à la salle d'audiences", assure Hakim El Ouardi, substitut du procureur général du Roi. Par une décision rendue le 5 octobre, le juge n'a autorisé les chaines nationales qu'à diffuser uniquement les images filmées "avant le début de l'audience", explique-t-il.

Pas de quoi convaincre la défense. Les caméras plantées partout dans la salle 7, où l'audience se déroule, provoquent une avalanche de questions.  Me Abderrahim Jamai en interrogeant le juge: "Pourquoi vous enregistrez? Pour le compte de qui? Et le faites-vous sans autorisation des détenus?"

"La défense doit être en mesure de consulter le contenu de ces enregistrements", réclame Me Jamai, imité quelques minutes plus tard par ses confrères, dont Me Mohamed Ziane. Pour ce dernier, il s'agit de prévenir tout "risque de manipulation".

Me Abdelaziz Nouaydi abonde dans ce sens, fait valoir le droit à l'image avant d'évoquer ces "dizaines de sites électroniques inféodés aux services (de l'Etat), qui peuvent recevoir les enregistrements" et, selon lui, les instrumentaliser en vue de présenter "les accusés comme des personnes dangereuses, séparatistes ou servant des agendas étrangers". 

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