La défense de Hamidine reproche au clan du défunt de vouloir déterrer le dossier "sans aucun élément nouveau". Les avocats des plaignants répliquent.

Des éléments nouveaux dans l'affaire Ait Ljid? C'est ce que font valoir les proches de cet étudiant tué en 1993, à Fès, lors d'affrontements violents entre étudiants gauchistes et islamistes à l'université Dhar Mahraz. Et c'est Abdelali Hamidine, secrétaire régional du PJD, qui est mis en cause.

D'où la plainte dont il fait l'objet, et sur laquelle il sera entendu le 19 avril par le juge d'instruction près la cour d'appel de Fès, dans le cadre de l'interrogatoire au fond.

Lire aussi: Meurtre d'Ait Ljid, retour sur le cas Abdelali Hamidine

C'est la troisième plainte déposée contre Hamidine, qui a pourtant déjà été condamné dans la même affaire (par un jugement de 1994, à 2 ans d'emprisonnement pour participation à une rixe au cours de laquelle sont exercées des violence ayant entrainé la mort). Les deux plaintes précédentes (2012 et 2013) avaient d'ailleurs été rejetées pour existence d'une décision judiciaire définitive antérieure.

La défense de Hamidine reproche au clan du défunt de vouloir déterrer le dossier "sans aucun élément nouveau". On fait ainsi valoir la règle "Non Bis In Idem" selon laquelle "nul ne peut être poursuivi et jugé pénalement en raison des mêmes faits." En réalité, selon la famille et la défense, il y a de nouveaux éléments qui justifient une réouverture du procès.

"Les faits pour lesquels il a été condamné n'ont aucun rapport avec l'homicide ", rétorque  Me Lahbib Hajji, avocat des proches du défunt. "Hamidine avait été jugé pour les affrontements survenus le même jour (25 février 1993), mais le matin et à l'intérieur de l'université, alors que l'homicide a eu lieu à l'extérieur et l'après-midi", explique notre source.

Un propos qu'étaye son collègue Me Benjelloun Touimi Jaouad, autre avocat des plaignants: "Les deux événements diffèrent de par leur qualification: Pour les faits qui ont eu lieu dans l'enceinte de la faculté, on parlait d'affrontements. Quant à ceux qui se sont produits à l'extérieur, dans le quartier Sidi Brahim, il s'agissait d'une agression préméditée. Ait Ljid était dans un taxi, dont on l'a extirpé de force avant de le battre jusqu'à ce que mort s'ensuive".

En revenant aux PV de 1993, les avocats de la famille Ait Ljid notent chez Hamidine des déclarations "incohérentes". Il aurait déclaré qu'au moment des faits, il était avec "les camarades à l'intérieur de la faculté et qu'ils ont assisté à l'affrontement contre les islamistes" alors que, "tout le monde sait qu'il appartenait lui-même à la faction religieuse et que les personnes qu'il a dit être ses camarades sont en fait ses ennemis", note Me Hajji.

Partant, "les faits se distinguent au niveau du lieu et le temps de leur occurrence, mais aussi au niveau des personnes qui y ont pris part", conclut notre source.

Survenus il y a 25 ans, les faits n'ont-ils pas été prescrits? Les deux plaintes précédentes ont été rejetées pour la prescription, entre autres motifs: "il n'y a absolument pas prescription. Car la dernier procès ouvert dans cet affaire remonte à 2006", dit notre interlocuteur. Ce procès  s'était soldé par la condamnation de Mehdi Mohib, accusé principal, à dix ans de réclusion pour homicide volontaire." Depuis, le délai de prescription, qui est de 15 ans pour les crimes, n'a pas encore été consommé".

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La défense de Hamidine reproche au clan du défunt de vouloir déterrer le dossier "sans aucun élément nouveau". Les avocats des plaignants répliquent. 

Des éléments nouveaux dans l'affaire Ait Ljid? C'est ce que font valoir les proches de cet étudiant tué en 1993, à Fès, lors d'affrontements violents entre étudiants gauchistes et islamistes à l'université Dhar Mahraz. Et c'est Abdelali Hamidine, secrétaire régional du PJD, qui est mis en cause.

D'où la plainte dont il fait l'objet, et sur laquelle il sera entendu le 19 avril par le juge d'instruction près la cour d'appel de Fès, dans le cadre de l'interrogatoire au fond.

Lire aussi: Meurtre d'Ait Ljid, retour sur le cas Abdelali Hamidine

C'est la troisième plainte déposée contre Hamidine, qui a pourtant déjà été condamné dans la même affaire (par un jugement de 1994, à 2 ans d'emprisonnement pour participation à une rixe au cours de laquelle sont exercées des violence ayant entrainé la mort). Les deux plaintes précédentes (2012 et 2013) avaient d'ailleurs été rejetées pour existence d'une décision judiciaire définitive antérieure.

La défense de Hamidine reproche au clan du défunt de vouloir déterrer le dossier "sans aucun élément nouveau". On fait ainsi valoir la règle "Non Bis In Idem" selon laquelle "nul ne peut être poursuivi et jugé pénalement en raison des mêmes faits." En réalité, selon la famille et la défense, il y a de nouveaux éléments qui justifient une réouverture du procès.

"Les faits pour lesquels il a été condamné n'ont aucun rapport avec l'homicide ", rétorque  Me Lahbib Hajji, avocat des proches du défunt. "Hamidine avait été jugé pour les affrontements survenus le même jour (25 février 1993), mais le matin et à l'intérieur de l'université, alors que l'homicide a eu lieu à l'extérieur et l'après-midi", explique notre source.

Un propos qu'étaye son collègue Me Benjelloun Touimi Jaouad, autre avocat des plaignants: "Les deux événements diffèrent de par leur qualification: Pour les faits qui ont eu lieu dans l'enceinte de la faculté, on parlait d'affrontements. Quant à ceux qui se sont produits à l'extérieur, dans le quartier Sidi Brahim, il s'agissait d'une agression préméditée. Ait Ljid était dans un taxi, dont on l'a extirpé de force avant de le battre jusqu'à ce que mort s'ensuive".

En revenant aux PV de 1993, les avocats de la famille Ait Ljid notent chez Hamidine des déclarations "incohérentes". Il aurait déclaré qu'au moment des faits, il était avec "les camarades à l'intérieur de la faculté et qu'ils ont assisté à l'affrontement contre les islamistes" alors que, "tout le monde sait qu'il appartenait lui-même à la faction religieuse et que les personnes qu'il a dit être ses camarades sont en fait ses ennemis", note Me Hajji.

Partant, "les faits se distinguent au niveau du lieu et le temps de leur occurrence, mais aussi au niveau des personnes qui y ont pris part", conclut notre source.

Survenus il y a 25 ans, les faits n'ont-ils pas été prescrits? Les deux plaintes précédentes ont été rejetées pour la prescription, entre autres motifs: "il n'y a absolument pas prescription. Car la dernier procès ouvert dans cet affaire remonte à 2006", dit notre interlocuteur. Ce procès  s'était soldé par la condamnation de Mehdi Mohib, accusé principal, à dix ans de réclusion pour homicide volontaire." Depuis, le délai de prescription, qui est de 15 ans pour les crimes, n'a pas encore été consommé".

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