Renvoi au mois de mai. Les avocats de Jamal Ba-Amer livrent leur défense. Nouvel avocat auprès de Mohamed Hassan Bensalah. Et un audit financier pour bientôt ?

Ce lundi 16 avril, au terme d'une audience expéditive et non concluante, le tribunal de commerce de Casablanca a renvoyé, au 7 mai, l'examen de la demande tendant à étendre la liquidation de la Samir aux patrimoines de ses dirigeants.  

Tous les membres du conseil d'administration sont dans le viseur, dont Mohamed Jamal-Ba-Amer, Directeur général du raffineur. Il est accompagné par Me Khayati et Me Chraybi. Ce lundi, le tandem a déposé son mémoire de réponse. Ces avocats devront répliquer à la pléthore d'accusations contenues dans les rapports du syndic et du juge-commissaire. Ils auront du pain sur la planche. Le nom de leur client revient dans tous les griefs, de l'usage "des biens de la sociétés comme s'il s'agissait" des siens à la "tenue d'une comptabilité irrégulière", en passant par "la "poursuite abusive et dans un intérêt personnel d'une exploitation déficitaire".

Mohamed Hassan Bensalah, administrateur, a pour sa part désigné un deuxième avocat, Me Mounir Tabet. Ce dernier s'est constitué ce lundi. Il a demandé un délai pour préparer la défense de son client. Avec Mustapha Amhal, M. Bensalah (PDG d'Holmarcom) est le seul marocain inquiété par cette procédure, parce qu'ils sont les seuls de nos concitoyens à avoir siégé au conseil d'administration.

L'extension de la liquidation est une sanction patrimoniale. Pour les concernés (tous les membres du conseil d'administration et quelques filiales de la Samir), cela revient à liquider également leurs biens. Les risques sont lourds. Le tribunal prend son temps.

D'autant que "l'affaire n'est pas prête à être plaidée. Elle le sera quand tout le monde aura été notifié", nous explique cet avocat en aparté. "Même si leur présence physique n'est pas requise". Ni acquise, la majeure partie des dirigeants étant de nationalités étrangères.

Ayant son siège au Maroc (Skhirat), Salam Gaz n'a pourtant toujours pas reçu de notification. Elle risque une extension de la liquidation pour cause de confusion de patrimoine avec la Samir, qui y détient 50% de parts sociales. SDCC (100%) et TSPP (100%) sont également dans le même cas de figure.

"Le dossier recèle beaucoup de points techniques. Le tribunal pourrait ordonner des audits financier et comptable", observe une source proche du dossier. Cet audit est réclamé par plusieurs intervenants, dont trois créanciers de la Samir: BMCI, BNP Paribas et la Banque Centrale Populaire. Réflexes de banquiers.

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Tous les membres du conseil d'administration sont dans le viseur, dont Mohamed Jamal-Ba-Amer, Directeur général du raffineur. Il est accompagné par Me Khayati et Me Chraybi. Ce lundi, le tandem a déposé son mémoire de réponse. Ces avocats devront répliquer à la pléthore d'accusations contenues dans les rapports du syndic et du juge-commissaire. Ils auront du pain sur la planche. Le nom de leur client revient dans tous les griefs, de l'usage "des biens de la sociétés comme s'il s'agissait" des siens à la "tenue d'une comptabilité irrégulière", en passant par "la "poursuite abusive et dans un intérêt personnel d'une exploitation déficitaire".

Mohamed Hassan Bensalah, administrateur, a pour sa part désigné un deuxième avocat, Me Mounir Tabet. Ce dernier s'est constitué ce lundi. Il a demandé un délai pour préparer la défense de son client. Avec Mustapha Amhal, M. Bensalah (PDG d'Holmarcom) est le seul marocain inquiété par cette procédure, parce qu'ils sont les seuls de nos concitoyens à avoir siégé au conseil d'administration.

L'extension de la liquidation est une sanction patrimoniale. Pour les concernés (tous les membres du conseil d'administration et quelques filiales de la Samir), cela revient à liquider également leurs biens. Les risques sont lourds. Le tribunal prend son temps.

D'autant que "l'affaire n'est pas prête à être plaidée. Elle le sera quand tout le monde aura été notifié", nous explique cet avocat en aparté. "Même si leur présence physique n'est pas requise". Ni acquise, la majeure partie des dirigeants étant de nationalités étrangères.

Ayant son siège au Maroc (Skhirat), Salam Gaz n'a pourtant toujours pas reçu de notification. Elle risque une extension de la liquidation pour cause de confusion de patrimoine avec la Samir, qui y détient 50% de parts sociales. SDCC (100%) et TSPP (100%) sont également dans le même cas de figure.

"Le dossier recèle beaucoup de points techniques. Le tribunal pourrait ordonner des audits financier et comptable", observe une source proche du dossier. Cet audit est réclamé par plusieurs intervenants, dont trois créanciers de la Samir: BMCI, BNP Paribas et la Banque Centrale Populaire. Réflexes de banquiers.

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