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Page d'accueil DROITAccident train Bouknadel: Au tribunal de Salé, un procès "sensible"

Accident train Bouknadel: Au tribunal de Salé, un procès "sensible" 

Mardi 30 octobre 2018 à 19h01
Accident train Bouknadel: Au tribunal de Salé, un procès
 (Photo Médias24)

Deuxième audience d'un "procès sensible". La presse interdite d'accès à la salle d'audience, avant d'y être admise au forceps. La défense exige la convocation de Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l'ONCF.

Le tribunal de première instance de Salé poursuivra, le 13 novembre, le procès de Larbi Rich, conducteur du train ONCF ayant déraillé le 16 octobre à Bouknadel.

Le prévenu a comparu ce mardi 30 novembre devant le juge. C’est sa deuxième comparution en audience publique. La première a eu lieu le 23 octobre, date à laquelle il avait été poursuivi en état de détention pour homicide et blessures involontaires.

>> Lire aussi : Accident ONCF: pas de liberté provisoire pour le conducteur

L’audience a débuté peu après 14h. Elle a été précédée par un sit-in en soutien au prévenu, démarré vers midi aux abords du tribunal. Sous une pluie battante et pendant plus de trois heures, les manifestants, parmi lesquels des proches et sympathisants du conducteur, ont clamé son innocence et appelé à sa libération.

Vers midi trente, des membres du syndicat national des cheminots sont arrivés en renfort. Tous portaient un brassard rouge en signe de solidarité avec leur confrère. « Nous réclamons l’arrêt de ce procès et le traitement du dossier en tant que simple accident du travail », a déclaré Youssef Ouassiso, secrétaire général de ce syndicat affilié à la CDT.

Une vingtaine d’avocats bénévoles se sont joints ce mardi à la défense, a constaté Médias24, qui n’a pu assister qu’à la fin de l’audience. L’accès à la salle où se tient ce « procès sensible » avait été préalablement interdit aux journalistes

De leur côté, plusieurs avocats de la partie civile se sont joints au dossier. Ils ont demandé un délai afin de préparer leur argumentaire. Pour l’heure, nous n’avons pas pu déterminer le nombre, ni les identités des victimes s’étant constituées partie civile. L’accident avait fait 7 morts et 125 blessés. Les certificats médicaux versés au PV d’enquête font ressortir, pour les blessés, des durées d’arrêt temporaire de travail allant de 12 jours à 4 mois.

Si le dossier est essentiellement pénal, l'action civile accessoire sera suivie avec attention. En tant qu'établissement public responsable des fautes commises par ses agents, l'ONCF sera sollicité sur le volet indemnisation. L'office est couvert par Wafa assurance. 

Le procès en est au stade des demandes préliminaires, étape qui précède celle des moyens de forme. Tout en requérant « la liberté provisoire » en faveur de leur client, la défense a exigé la convocation de tous les témoins et déclarants auditionnés par la Gendarmerie lors de l’enquête préliminaire. Parmi eux, des victimes, des responsables de l’Office national des chemins de fer et des techniciens de Bombardier.

Dans le même sillage, certains avocats ont, en outre, exigé la citation de Abdelkader Amara, ministre du Transport et de l’Equipement, et surtout de Mohamed Rabie Khlie, DG de l’Office national des chemins de fer.

Tout en disculpant le conducteur, la défense met en avant la responsabilité de la compagnie ferroviaire. « La société n’exige pas la libération du prévenu, mais qu'il soit innocenté. Elle réclame la poursuite du premier responsable. Nous connaissons tous la médiocrité des services proposés par l’ONCF », lance un des avocats.

« Nous avons également demandé une expertise technique sur les voitures et wagons, pour vérifier leur état avant l’accident », nous déclare un autre avocat en aparté.

Par ailleurs, la défense a réclamé une version en langue arabe du rapport effectué par Bombardier à propos de l’accident. Réalisé deux jours après le drame, le document avait été rédigé en français. Sollicité pour élucider si un défaut au niveau de la signalisation est à l’origine du déraillement, le rapport de Bombardier avait débouché sur une réponse négative, tout en imputant le déraillement à un excès de vitesse. Une thèse finalement retenue par le parquet. 

Pour rappel, c’est Bombardier qui a élaboré le système de signalisation pour le compte de l’ONCF. A notre connaissance, il n'y a pas eu d'expertise indépendante sur ce volet. 

Lire notre série d’articles :

Accident train ONCF. Révélations (1) : Un autre déraillement évité de peu dans la même matinée

Accident train ONCF. Révélations (2) : Des lacunes au niveau de la sécurité ferroviaire

Accident train ONCF. Révélations (3) : Des lacunes au niveau de la coordination médicale

Accident train ONCF. Les conclusions détaillées de l’enquête

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