Coalition des associations professionnelle de le Justice

On les attendait. Les magistrats ont officiellement répliqué. Vendredi 14 décembre, lors d’une conférence de presse à Casablanca, l’Amicale Hassania des magistrats, la Ligue des magistrats, l’Association marocaine des juges et l’Association marocaine des femmes juges ont tour à tour exprimé leur indignation quant aux « déclarations et publications » ayant fustigeant récente inculpation de Abdelali Hamidine (PJD).

Ces quatre associations forment la Coalition des associations professionnelles de la Justice. Avec un doute concernant le Club des magistrats, absent de la conférence mais qui avait publié, la veille, un communiqué sur le même sujet (entre autres).  

Très attendu, l’événement s’est tenu dans un hôtel à Casablanca. Dans une salle quasi-comble et devant un auditoire hétéroclite (magistrats, avocats, journalistes etc.), les  présidents des quatre associations ont tous affirmé leur agacement vis-à-vis de propos « irresponsables » et attentatoires «l’indépendance du pouvoir judiciaire ».    

La sortie de Mustapha Ramid cristallise particulièrement les tensions. Dans un post Facebook datée du 10 décembre, le ministre d’Etat chargé des droits de l’homme et membre du PJD attaque sévèrement le renvoi de son camarade devant la Chambre criminelle de Fès, où il sera jugé à partir du 25 décembre dans le cadre de l’affaire Ait El Jid, assassiné en 1993 dans une rixe estudiantine entre gauchistes et islamistes.

Une plainte n'est pas écartée 

Les magistrats sont tenus au droit de réserve, les hommes politiques au respect de l’indépendance de la Justice. La confrontation entre les deux corps est inédite.

Mais pour ses protagonistes, c’est un jeu subtil. Parfois dangereux. Quand les intervenants répètent qu’ils ne ciblent pas « une personne, une entité ou un site » déterminé, l'assistance y croit peu. Ou pas. Et pour cause, des éléments de langage trahissent une crispation vis-à-vis des déclarations d’un parti (le PJD) et d’un individu (Mustapha Ramid) en particulier.

Dans son intervention, Abdellatif Abdid désigne directement « le parti » qui été  «ébranlé » suite à la poursuite du camarade Hamidine. « L’agitation les a conduits à la colère, ce qui les a menés à franchir les lignes rouges », tance le président de la ligue des magistrats, qui demande aux concernés « de revenir à la raison ».

 

Ci-dessous, les images intégrales de la conférence de presse:

« Décision grotesque » et « renversement sur la Justice ». Dans ces deux expressions empruntées à la publication Facebook de Ramid, Abdelhak El Ayassi trouve matière à « introduire une action » en Justice. Au pénal s’entend. Car « ces propos peuvent être qualifiés pénalement et entraîner des poursuites judiciaires », dit le président de l’Amicale Hassania des magistrats, citant l’exemple de « l’Outrage à un corps constitué. De toutes les associations représentées ce vendredi sur l’estrade, l’Amicale est la plus représentative. 

Les actes peuvent-ils rattraper la théorie ? Pour l’heure, la coalition dit vouloir agir « graduellement ». Ses représentants se sont réunis jeudi 13 décembre. Une commission commune a été créée pour étudier le dossier et déboucher sur une décision.

En coulisse, des magistrats annoncent une plainte pour lundi, probablement devant le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire. Médias24 n’a pas pu confirmer cette information auprès des principaux concernés.

Lire également :

Affaire Ait El Jid : ces « éléments nouveaux invoqués » contre Hamdine

Pour comprendre l’affaire Hamidine – Ait El Jid

Quoi de neuf ?
Rendez-vous Partenaires
  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.
Coalition des associations professionnelle de le Justice

On les attendait. Les magistrats ont officiellement répliqué. Vendredi 14 décembre, lors d’une conférence de presse à Casablanca, l’Amicale Hassania des magistrats, la Ligue des magistrats, l’Association marocaine des juges et l’Association marocaine des femmes juges ont tour à tour exprimé leur indignation quant aux « déclarations et publications » ayant fustigeant récente inculpation de Abdelali Hamidine (PJD). 

Ces quatre associations forment la Coalition des associations professionnelles de la Justice. Avec un doute concernant le Club des magistrats, absent de la conférence mais qui avait publié, la veille, un communiqué sur le même sujet (entre autres).  

Très attendu, l’événement s’est tenu dans un hôtel à Casablanca. Dans une salle quasi-comble et devant un auditoire hétéroclite (magistrats, avocats, journalistes etc.), les  présidents des quatre associations ont tous affirmé leur agacement vis-à-vis de propos « irresponsables » et attentatoires «l’indépendance du pouvoir judiciaire ».    

La sortie de Mustapha Ramid cristallise particulièrement les tensions. Dans un post Facebook datée du 10 décembre, le ministre d’Etat chargé des droits de l’homme et membre du PJD attaque sévèrement le renvoi de son camarade devant la Chambre criminelle de Fès, où il sera jugé à partir du 25 décembre dans le cadre de l’affaire Ait El Jid, assassiné en 1993 dans une rixe estudiantine entre gauchistes et islamistes.

Une plainte n'est pas écartée 

Les magistrats sont tenus au droit de réserve, les hommes politiques au respect de l’indépendance de la Justice. La confrontation entre les deux corps est inédite.

Mais pour ses protagonistes, c’est un jeu subtil. Parfois dangereux. Quand les intervenants répètent qu’ils ne ciblent pas « une personne, une entité ou un site » déterminé, l'assistance y croit peu. Ou pas. Et pour cause, des éléments de langage trahissent une crispation vis-à-vis des déclarations d’un parti (le PJD) et d’un individu (Mustapha Ramid) en particulier.

Dans son intervention, Abdellatif Abdid désigne directement « le parti » qui été  «ébranlé » suite à la poursuite du camarade Hamidine. « L’agitation les a conduits à la colère, ce qui les a menés à franchir les lignes rouges », tance le président de la ligue des magistrats, qui demande aux concernés « de revenir à la raison ».

 

Ci-dessous, les images intégrales de la conférence de presse:

« Décision grotesque » et « renversement sur la Justice ». Dans ces deux expressions empruntées à la publication Facebook de Ramid, Abdelhak El Ayassi trouve matière à « introduire une action » en Justice. Au pénal s’entend. Car « ces propos peuvent être qualifiés pénalement et entraîner des poursuites judiciaires », dit le président de l’Amicale Hassania des magistrats, citant l’exemple de « l’Outrage à un corps constitué. De toutes les associations représentées ce vendredi sur l’estrade, l’Amicale est la plus représentative. 

Les actes peuvent-ils rattraper la théorie ? Pour l’heure, la coalition dit vouloir agir « graduellement ». Ses représentants se sont réunis jeudi 13 décembre. Une commission commune a été créée pour étudier le dossier et déboucher sur une décision.

En coulisse, des magistrats annoncent une plainte pour lundi, probablement devant le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire. Médias24 n’a pas pu confirmer cette information auprès des principaux concernés.

Lire également :

Affaire Ait El Jid : ces « éléments nouveaux invoqués » contre Hamdine

Pour comprendre l’affaire Hamidine – Ait El Jid

  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.
Quoi de neuf ?

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.