Investissement public. Un nouveau système de ciblage sera prêt fin 2017

L’information nous a été confiée par Mohamed Boussaid, ministre des Finances, interrogé en marge d’un atelier organisé par la présidence du gouvernement et l’OCDE sur l’efficacité de l’investissement public au Maroc.

Il s’appelle PIM. Abréviation de public investment management. Cet outil de ciblage et de priorisation des investissements publics sur lequel travaillent le ministère des Finances et la Banque mondiale depuis quelques mois aboutira "fin 2017 permettant de faire les premiers essais", nous déclare Mohamed Boussaid, ministre de l'Economie et des Finances.

"Nous nous sommes penchés sur les expériences de pays qui nous ont précédés comme la Jordanie qui utilise ce système depuis quelques années", ajoute-t-il.

Le mécanisme en question est actuellement en phase préparatoire. "Le projet est simple dans sa conception, mais il est compliqué à mettre en pratique. Nous travaillons simultanément sur deux volets: investissement budgétaire et investissement des établissements publics, chacun ayant ses propres particularités. D’ici fin 2017, nous aurons une première ébauche de ce système qui nous permettra de classer et prioriser les projets", poursuit le ministre des Finances.

Un ICOR de 7 points au lieu de 3

Le débat sur l’efficacité de l’investissement public et l’évaluation de son impact sur la croissance et l’emploi a été lancé il y a deux ou trois années.

Quelques indicateurs ont alerté sur son manque d’efficacité.  "Alors que le taux d’investissement global s’élève à 32% du PIB, avec une part prédominante de la composante publique  (en moyenne 190 MMDH par an depuis 2007), l’Incremental Capital-Output Ratio -ICOR-  qui mesure  le nombre de points de capital requis pour créer un point supplémentaire de croissance, est très élevé au Maroc".

"Il est de 7 alors qu’il doit afficher à peine un score de 3 au vu des résultats réalisés. Un ICOR faible signifie une meilleure rentabilité de l’investissement", explique M. Boussaid.

Il est l’un des plus élevés comparé à des pays comme la Corée du sud, l'Espagne, le Chili…où il est inférieur à 5 points, selon une étude du Haut commissariat au plan rendue publique en 2015.  

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"Nous nous sommes penchés sur les expériences de pays qui nous ont précédés comme la Jordanie qui utilise ce système depuis quelques années", ajoute-t-il.

Le mécanisme en question est actuellement en phase préparatoire. "Le projet est simple dans sa conception, mais il est compliqué à mettre en pratique. Nous travaillons simultanément sur deux volets: investissement budgétaire et investissement des établissements publics, chacun ayant ses propres particularités. D’ici fin 2017, nous aurons une première ébauche de ce système qui nous permettra de classer et prioriser les projets", poursuit le ministre des Finances.

Un ICOR de 7 points au lieu de 3

Le débat sur l’efficacité de l’investissement public et l’évaluation de son impact sur la croissance et l’emploi a été lancé il y a deux ou trois années.

Quelques indicateurs ont alerté sur son manque d’efficacité.  "Alors que le taux d’investissement global s’élève à 32% du PIB, avec une part prédominante de la composante publique  (en moyenne 190 MMDH par an depuis 2007), l’Incremental Capital-Output Ratio -ICOR-  qui mesure  le nombre de points de capital requis pour créer un point supplémentaire de croissance, est très élevé au Maroc".

"Il est de 7 alors qu’il doit afficher à peine un score de 3 au vu des résultats réalisés. Un ICOR faible signifie une meilleure rentabilité de l’investissement", explique M. Boussaid.

Il est l’un des plus élevés comparé à des pays comme la Corée du sud, l'Espagne, le Chili…où il est inférieur à 5 points, selon une étude du Haut commissariat au plan rendue publique en 2015.  

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