Logement à 140.000 DH. Les bidonvillois et le monde rural n’y adhérent pas
Tel qu’il est fait aujourd’hui, le logement à faible VIT (valeur immobilière totale) n’attire pas les habitants des bidonvilles et du monde rural, selon Badre Kanouni, président du directoire du groupe Al Omrane. La refonte de ce programme est au stade de la réflexion.
Lundi 3 juillet, los de la présentation du bilan 2016 et des prévisions 2017 du groupe Al Omrane, son président du directoire Badre Kanouni, a été clair au sujet du manque d’attrait du logement à 140.000DH pour les bidonvillois. "Quand ce produit allait être lancé, le département de l’Habitat pensait qu’il allait connaître un franc succès auprès de cette catégorie de clients. Or, ce sont les lots de terrain qui l’intéressent. Ils lui sont cédés à prix très bas et offrent la possibilité d'autoconstruction", indique-t-il.
Le programme global prévoit la réalisation de 129.000 unités de ce type dont 40.000 dédiées à la lutte contre l’habitat insalubre et 25.000 dans le rural.
A fin 2016, les mises en chantier ont porté sur 53.000 unités dont 22.000 en partenariat public privé (PPP). 36.000 logements ont été achevés.
Pour 2017, elles porteront sur seulement 2.600 unités dont 1.500 en PPP. Près de 3.400 unités seront achevées.
Vu l’inexistence d’une demande en provenance de ces deux catégories que sont les bidonvillois et les habitants du monde rural, c’est une révision de tout ce programme qui s’impose. "Il peut être développé; mais avec des mesures appropriées", ajoute le président d'Al Omrane.
Exemple: Pour redynamiser ce type de logement, il faudra mettre à disposition du foncier en ville. Or, aujourd'hui, il est essentiellement mobilisé en périphérie.
Un produit dérivé, inférieur à 140.000DH, est actuellement au stade de la réflexion. Le ministère de l’Habitat s’y penche en sollicitant Al Omrane.
"La cible est composée de tranches de populations pour lesquelles même le prix de 140.000 DH est cher", se contente d’expliquer M. Kanouni.
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