Casablanca va enfin pouvoir se débarrasser de l’un de ses principaux points noirs. La fermeture de la décharge de Médiouna a été décidée et sera effective sous un délai de 3 mois, apprend Médias24 de source sûre.

On assiste enfin au dénouement d’un dossier qui revient régulièrement au devant de la scène, eu égard à l’impact environnemental désastreux de la décharge de Médiouna.

«La décharge sera fermée dans trois mois, c’est officiel. En attendant le lancement d’un appel d’offres international portant sur la construction d’une unité de traitement et de valorisation, les déchets seront ensevelis dans un casier d’enfouissement de 7 ha, pendant une période transitoire d’un an et demi» nous explique Mohamed Haddadi, adjoint au maire de Casablanca – chargé du nettoiement.

Faisant partie d’un terrain de 35 ha – appartenant à la commune et dédié à la gestion des déchets, le casier d’enfouissement de 7 ha a bénéficié d’un traitement spécifique afin d’empêcher le passage du lixiviat dans la nappe phréatique.

Au cours de la période transitoire d’une année et demie, les membres du Conseil devront sélectionner la meilleure technique de valorisation des déchets, suite aux recommandations issues de l’étude commanditée auprès du cabinet français Girus – spécialisé dans les questions environnementales.

Contrairement à ce qui a été mentionné dans certains médias, l’incinération des déchets n’a pas encore été retenue en tant que solution définitive de valorisation, les membres du Conseil débattant toujours de cette question. Toutefois ils nous confient, à demi-mot, que l’incinération serait la technique ayant la préférence du ministère de l’Intérieur et du secrétariat d’Etat chargé du Développement durable.

«Le choix d’une technique de valorisation dépend généralement de la nature des déchets à traiter, mais il faut garder à l’esprit le coût élevé de certaines techniques, en fonction du degré de valorisation. Globalement, nous estimons que la nouvelle unité de traitement des déchets nécessitera un investissement compris entre 3 et 5 MMDH» précise Mohammed Haddadi.

D’après nos sources, le financement sera assuré par plusieurs parties: conseil communal, ministère de l’Intérieur, secrétariat d’Etat chargé du Développement durable. Lors du Conseil de ville qui s’est tenu hier mercredi, les membres ont confirmé l’octroi d’une enveloppe globale de 220 MDH par le secrétariat d’Etat au Développement durable.

Mais ce n’est pas tout. Afin de boucler le montage financier du projet, «le Conseil envisage plusieurs pistes, notamment des emprunts auprès de banques européennes» confie Haddadi, l’adjoint du maire chargé du nettoiement.

Les membres du conseil communal de Casablanca devront ainsi mettre à profit la période transitoire d’un an et demi pour boucler le financement et lancer la construction de la nouvelle unité de valorisation.

En attendant, ils devront se pencher sur un autre dossier brûlant: la collecte des déchets de Casablanca. Supervisée par Casa Prestations – qui a délégué cette tâche à Mecomar et Dericheboug, la collecte fait actuellement l’objet d’une étude visant à définir un nouveau cahier des charges. Selon nos sources, le cahier des charges finalisé sera prêt en mars, suivi incessamment par le lancement d’un nouvel appel d’offres.

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«La décharge sera fermée dans trois mois, c’est officiel. En attendant le lancement d’un appel d’offres international portant sur la construction d’une unité de traitement et de valorisation, les déchets seront ensevelis dans un casier d’enfouissement de 7 ha, pendant une période transitoire d’un an et demi» nous explique Mohamed Haddadi, adjoint au maire de Casablanca – chargé du nettoiement.

Faisant partie d’un terrain de 35 ha – appartenant à la commune et dédié à la gestion des déchets, le casier d’enfouissement de 7 ha a bénéficié d’un traitement spécifique afin d’empêcher le passage du lixiviat dans la nappe phréatique.

Au cours de la période transitoire d’une année et demie, les membres du Conseil devront sélectionner la meilleure technique de valorisation des déchets, suite aux recommandations issues de l’étude commanditée auprès du cabinet français Girus – spécialisé dans les questions environnementales.

Contrairement à ce qui a été mentionné dans certains médias, l’incinération des déchets n’a pas encore été retenue en tant que solution définitive de valorisation, les membres du Conseil débattant toujours de cette question. Toutefois ils nous confient, à demi-mot, que l’incinération serait la technique ayant la préférence du ministère de l’Intérieur et du secrétariat d’Etat chargé du Développement durable.

«Le choix d’une technique de valorisation dépend généralement de la nature des déchets à traiter, mais il faut garder à l’esprit le coût élevé de certaines techniques, en fonction du degré de valorisation. Globalement, nous estimons que la nouvelle unité de traitement des déchets nécessitera un investissement compris entre 3 et 5 MMDH» précise Mohammed Haddadi.

D’après nos sources, le financement sera assuré par plusieurs parties: conseil communal, ministère de l’Intérieur, secrétariat d’Etat chargé du Développement durable. Lors du Conseil de ville qui s’est tenu hier mercredi, les membres ont confirmé l’octroi d’une enveloppe globale de 220 MDH par le secrétariat d’Etat au Développement durable.

Mais ce n’est pas tout. Afin de boucler le montage financier du projet, «le Conseil envisage plusieurs pistes, notamment des emprunts auprès de banques européennes» confie Haddadi, l’adjoint du maire chargé du nettoiement.

Les membres du conseil communal de Casablanca devront ainsi mettre à profit la période transitoire d’un an et demi pour boucler le financement et lancer la construction de la nouvelle unité de valorisation.

En attendant, ils devront se pencher sur un autre dossier brûlant: la collecte des déchets de Casablanca. Supervisée par Casa Prestations – qui a délégué cette tâche à Mecomar et Dericheboug, la collecte fait actuellement l’objet d’une étude visant à définir un nouveau cahier des charges. Selon nos sources, le cahier des charges finalisé sera prêt en mars, suivi incessamment par le lancement d’un nouvel appel d’offres.

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