Le président-sortant de la Confédération nationale du tourisme a convoqué, ce vendredi 11 mai, deux assemblées pour adopter son rapport financier puis décider si la CNT doit revenir ou pas dans le giron de la CGEM. Jalil Benabbes Taarji qui préside l’association nationale des investisseurs touristiques nous explique pourquoi Abdellatif Kabbaj a suspendu de vote cinq fédérations dont la sienne.

La guerre est désormais publique entre le président-sortant Abdellatif Kabbaj et les 5 fédérations, membres de la CNT, qui ont publié un communiqué de presse dénonçant les méthodes de celui qui compte se représenter à un nouveau mandat de président après avoir assuré qu’il ne rempilerait pas.

D’un côté, Abdellatif Kabbaj convoque ce vendredi deux assemblées générales et de l’autre, ses opposants, qui dénoncent leur irrégularité, vont organiser une conférence de presse mardi 15 mai pour exposer leurs griefs, documents à l’appui.

Contacté par Médias24, Jalil Benabbes Taarji nous annonce que la Fédération nationale des agents de voyages du Maroc, l'Association nationale des investisseurs touristiques, la Fédération nationale des loueurs de voitures, la Fédération nationale des transporteurs touristiques et la Fédération nationale des restaurateurs vont boycotter les deux assemblées générales convoquées par Kabbaj.

"Notre collectif regrette les nombreuses irrégularités qui ont entaché leur organisation et nous ne pourrons donc pas participer à ces événements", annonce le président de l’ANIT.

Précisons qu’une 1ère assemblée ordinaire est prévue à 16 heures pour adopter le rapport moral et financier et le quitus pour la fin du mandat du président-sortant et que la deuxième assemblée extraordinaire est programmée à 18 heures  pour décider de la réintégration de la CNT au sein de la CGEM.

"Pour nous, ces convocations n’ont pas été faites par le biais d’un Conseil d’administration préalable qui est seul habilité à fixer l’ordre du jour et la date, comme l’exigent, sans équivoque, les statuts de la CNT", accuse Benabbes Taarji.

A la question de savoir si l’AGE votera comme le 16 mars dernier en faveur de la réintégration de la CNT au sein de la CGEM, il préfère ne pas se prononcer en expliquant que les 5 fédérations partisanes de ce retour ont été suspendues de vote par Kabbaj, qui justifie sa décision en les accusant de ne pas être à jour de leurs cotisations à la CNT.

"Faut-il rappeler que le binôme sortant (Kabbaj et son vice-président Fouzi Zemrani) ont voté le 16 mars dernier pour cette réintégration avant de faire marche arrière. Quand on a ce niveau de responsabilités, on est en principe tenu à un devoir de constance dans ses choix stratégiques.

"Le président Kabbaj a fait preuve d’une curieuse innovation en nous suspendant car cette suspension n’existe pas dans les statuts de la Confédération qui ne prévoient que des cas de radiation. De plus, s’il y avait radiation, elle ne pourrait être actée que par la réunion d’un Conseil d’administration.

"En procédant de cette manière, il veut nous empêcher de voter pour la réintégration à la CGEM mais nous n’avions pas l’intention d’assister à ces assemblées que nous jugeons irrégulières.

"Concernant le défaut de cotisations sur lequel il se base pour justifier notre suspension, nous pouvons prouver, documents à l’appui, que le système de cotisations encaissées depuis 3 ans se réfère à un règlement qui n’a jamais été approuvé par aucune assemblée générale. Ce qui veut dire qu’au final, aucun membre de la CNT n’est à jour de ses cotisations", explique notre interlocuteur qui ajoute que les fédérations n’ont pas payé leurs cotisations de 2017 en réponse aux convocations à des assemblées "irrégulières".

"Jusqu’en 2016, nous étions à jour de nos cotisations et nous allions remettre celles de 2017 au bureau, mais quand nous avons reçu les convocations à ces assemblées, cela a remis en cause tous nos accords et le règlement intérieur de la CNT", conclut Taarji Benabbes.

Joints pour répondre aux accusations du président de l’ANIT, le binôme sortant Kabbaj-Zemrani n’a pas pu s’exprimer pour cause de réunions préparatoires aux deux assemblées générales à venir. Quelle que soit l'issue du scrutin de ce vendredi soir, les divisions entre les opérateurs du secteur privé ne semblent pas près de s'arrêter. 

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Le président-sortant de la Confédération nationale du tourisme a convoqué, ce vendredi 11 mai, deux assemblées pour adopter son rapport financier puis décider si la CNT doit revenir ou pas dans le giron de la CGEM. Jalil Benabbes Taarji qui préside l’association nationale des investisseurs touristiques nous explique pourquoi Abdellatif Kabbaj a suspendu de vote cinq fédérations dont la sienne. 

 

La guerre est désormais publique entre le président-sortant Abdellatif Kabbaj et les 5 fédérations, membres de la CNT, qui ont publié un communiqué de presse dénonçant les méthodes de celui qui compte se représenter à un nouveau mandat de président après avoir assuré qu’il ne rempilerait pas.

D’un côté, Abdellatif Kabbaj convoque ce vendredi deux assemblées générales et de l’autre, ses opposants, qui dénoncent leur irrégularité, vont organiser une conférence de presse mardi 15 mai pour exposer leurs griefs, documents à l’appui.

Contacté par Médias24, Jalil Benabbes Taarji nous annonce que la Fédération nationale des agents de voyages du Maroc, l'Association nationale des investisseurs touristiques, la Fédération nationale des loueurs de voitures, la Fédération nationale des transporteurs touristiques et la Fédération nationale des restaurateurs vont boycotter les deux assemblées générales convoquées par Kabbaj.

"Notre collectif regrette les nombreuses irrégularités qui ont entaché leur organisation et nous ne pourrons donc pas participer à ces événements", annonce le président de l’ANIT.

Précisons qu’une 1ère assemblée ordinaire est prévue à 16 heures pour adopter le rapport moral et financier et le quitus pour la fin du mandat du président-sortant et que la deuxième assemblée extraordinaire est programmée à 18 heures  pour décider de la réintégration de la CNT au sein de la CGEM.

"Pour nous, ces convocations n’ont pas été faites par le biais d’un Conseil d’administration préalable qui est seul habilité à fixer l’ordre du jour et la date, comme l’exigent, sans équivoque, les statuts de la CNT", accuse Benabbes Taarji.

A la question de savoir si l’AGE votera comme le 16 mars dernier en faveur de la réintégration de la CNT au sein de la CGEM, il préfère ne pas se prononcer en expliquant que les 5 fédérations partisanes de ce retour ont été suspendues de vote par Kabbaj, qui justifie sa décision en les accusant de ne pas être à jour de leurs cotisations à la CNT.

"Faut-il rappeler que le binôme sortant (Kabbaj et son vice-président Fouzi Zemrani) ont voté le 16 mars dernier pour cette réintégration avant de faire marche arrière. Quand on a ce niveau de responsabilités, on est en principe tenu à un devoir de constance dans ses choix stratégiques.

"Le président Kabbaj a fait preuve d’une curieuse innovation en nous suspendant car cette suspension n’existe pas dans les statuts de la Confédération qui ne prévoient que des cas de radiation. De plus, s’il y avait radiation, elle ne pourrait être actée que par la réunion d’un Conseil d’administration.

"En procédant de cette manière, il veut nous empêcher de voter pour la réintégration à la CGEM mais nous n’avions pas l’intention d’assister à ces assemblées que nous jugeons irrégulières.

"Concernant le défaut de cotisations sur lequel il se base pour justifier notre suspension, nous pouvons prouver, documents à l’appui, que le système de cotisations encaissées depuis 3 ans se réfère à un règlement qui n’a jamais été approuvé par aucune assemblée générale. Ce qui veut dire qu’au final, aucun membre de la CNT n’est à jour de ses cotisations", explique notre interlocuteur qui ajoute que les fédérations n’ont pas payé leurs cotisations de 2017 en réponse aux convocations à des assemblées "irrégulières".

"Jusqu’en 2016, nous étions à jour de nos cotisations et nous allions remettre celles de 2017 au bureau, mais quand nous avons reçu les convocations à ces assemblées, cela a remis en cause tous nos accords et le règlement intérieur de la CNT", conclut Taarji Benabbes.

Joints pour répondre aux accusations du président de l’ANIT, le binôme sortant Kabbaj-Zemrani n’a pas pu s’exprimer pour cause de réunions préparatoires aux deux assemblées générales à venir. Quelle que soit l'issue du scrutin de ce vendredi soir, les divisions entre les opérateurs du secteur privé ne semblent pas près de s'arrêter. 

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