Carburants: baisse probable des prix le 16 novembre
Les cours internationaux sont volatiles à cause de plusieurs facteurs dont essentiellement les sanctions américaines contre l’Iran et les décisions de l’OPEP de réduire la production. Quel impact sur les prix nationaux des carburants ? Réponses.
Les prix du gasoil au Maroc restent au dessus de la barre des 10 DH dans la majorité des stations services, et ce malgré la baisse appliquée par les opérateurs au début du mois.
La polémique sur les prix et les marges appliqués par les pétroliers est toujours d’actualité. Lahcen Daoudi, ministre délégué chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, a assuré à Médias24 il y a quelques jours que le gouvernement est décidé à intervenir mais voulait entamer un nouveau round de négociations avec les professionnels sur toute la structure des prix et non seulement sur la marge comme avant. Le début des négociations est prévu pour la semaine du 19.
Le gouvernement veut aussi observer l'évolution des cours du pétrole à l'international et espère la réactivation du conseil de la concurrence avant d'agir.
En attendant, les prix restent assujettis aux fluctuations des cours pétroliers alors que les professionnels marocains ont vu leurs marges revenir à leur niveau d’avant la libéralisation.
>> Lire aussi : Le prix du gasoil devrait repasser sous la barre des 10 DH le 16 novembre
Les cours baissent, les prix au Maroc pourraient suivre
A l’international, les cours sont très fluctuants. Début novembre, tous les analystes et experts avaient les yeux rivés sur le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran. Ils craignaient que la deuxième salve de sanctions américaines contre l’Iran, notamment le blocage de ses ventes de pétrole, impacte les prix à la hausse. Mais, à l’annonce des sanctions le 6 novembre, les Etats-Unis ont offert un sursis à 8 principaux importateurs du pétrole iranien. Il s’agit de la Chine, de la Turquie, de l’Inde, du Japon, de la Corée du Sud, de Taïwan, de l’Italie et de la Grèce.
Cette annonce a permis aux cours internationaux de se détendre un peu et même de baisser. D’un peu plus de 72 dollars au 1er novembre, le cours du Brent a baissé à 68,5 dollars ce 13 novembre. L’annonce américaine est un des facteurs de la baisse qui vient s’ajouter à la baisse de la demande chinoise, le plus grand importateur.
Cette baisse pourrait fort probablement être répercutée sur les prix à la pompe au Maroc. « En principe l’ensemble du secteur répercutera la baisse », nous confie une source du marché. Quelle sera l’ampleur de la baisse ? il est encore tôt pour le dire. « On doit attendre un jour ou deux le closing du platts (cours du raffiné) pour avoir une idée précise », nous indique-t-il.
Les prix pourraient bientôt remonter
Néanmoins, cette baisse risque d’être de courte durée. Et pour cause, les grands producteurs discutent la possibilité d'un retour à des limitations de la production pour éviter un effondrement des cours. Réunis à Abou Dhabi, le dimanche 11 novembre, les Etats membres de l'OPEP et les pays exportateurs associés à l'organisation ont été majoritairement "favorables" à une réduction de l'offre mondiale de brut, à en croire une déclaration du ministre omanais du Pétrole, Mohammed ben Hamad al Roumh, relayé par les différentes agences de presse.
De son côté, l'Arabie saoudite, l’un des plus importants producteurs du pétrole a estimé, lundi 12 novembre, indispensable de réduire la production mondiale de pétrole d'un million de barils par jour afin d'équilibrer le marché, au moment où la baisse des prix de l'or noir fait craindre un effondrement des cours comme en 2014, rapporte une dépêche de l’AFP.
Mais aucune décision n’est encore prise. Les parties trancheront lors d'une réunion plénière prévue le 5 décembre à Vienne. D’ici là, les cours pourraient reprendre leur trend haussier en perspective de cette décision.
De ce fait, sur le moyen terme, les prix à la pompe au Maroc connaîtraient la même tendance haussière, sauf si le gouvernement et les opérateurs arrivent à un accord avant cette date.
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