Reportage. Sur le chantier de la nouvelle gare LGV de Kénitra
Réalisée pour un coût global de 400 MDH, entre études et travaux, la nouvelle gare LGV de Kénitra promet d'être un espace de vie et un lieu de rencontres multifonctionnels, conformément à la stratégie de l'ONCF pour ses nouvelles gares.
La ville de Kénitra sera bientôt dotée d’une nouvelle gare au design moderne et contemporain, qui sera desservie par les trains LGV (Ligne grande vitesse). Un projet qui rentre dans le cadre de la rénovation et la modernisation des futures gares LGV. En plus de la gare de Kénitra, ce sont les gares de Tanger ville, Rabat Agdal et Casa Voyageurs, qui sont concernées.
De l’extérieur, le bâtiment est imposant, avec une allure futuriste, notamment par la charpente métallique qui surplombe celui-ci. Dans les maquettes, nous pouvons constater que la charpente sera peinte d’une couleur blanche. Elle sera dotée d’une toiture vitrée qui permettra à la gare de bénéficier de la luminosité naturelle.
Étendue sur une surface globale de 13.000 m², la nouvelle gare dispose d’un site propre qui intègre un parking de 200 places au niveau sous-sol, un rez-de-chaussée comportant des commerces, des restaurants, des espaces d’animations et des espaces d’accueil.
La nouvelle gare dispose également d’une mezzanine pour les espaces administratifs, ainsi qu'un R+1 composé de la billetterie, des espaces d’attentes ainsi que toutes les commodités nécessaires au service des voyageurs.
La seconde partie du bâtiment est le pont côté est, qui permet l’accès aux quais aussi bien pour les voyageurs en LGV que pour les voyageurs en ligne classique. Ce pont présente une particularité importante puisqu’il joue également un rôle de connectivité: il permet de lier la place 11 janvier de la rive nord de la gare, à la place Maamoura de la rive sud.
Il y a également un deuxième accès aux quais, à travers une passerelle située au côté ouest de la gare.
Ce projet s’insère aussi dans le cadre du développement urbain et durable de la ville de Kénitra, à travers les espaces publics de 22.000m² qui seront aménagés à l’extérieur de la gare, ainsi que les moyens d’intermodalité rendus accessibles dans le nouveau concept des gares.
La gare elle-même constituera un espace de vie, d’échange et de rencontres multifonctionnels aussi bien pour les voyageurs que pour le grand public, et ce conformément à la stratégie de l’ONCF qui veut développer ses aspects au niveau de ses gares.
En outre, la nouvelle gare va être dotée d’un système photovoltaïque intégré dans le vitrage de la toiture, ce qui permettra un pourcentage d’auto-alimentation du bâtiment d’environ 20%.
Comment sera la gare une fois achevée
Une des difficultés rencontrées durant la réalisation de ce projet est principalement la conception et la réalisation de la charpente métallique, qui demande un travail très minutieux et délicat, depuis les premières phases d’étude jusqu’au montage en passant par la fabrication sur usine et l’approvisionnement sur site.
Un bijou architectural qui, avec ses formes triangulaires, constitue une enveloppe qui couvre la totalité de la gare et lui confère un aspect architectural contemporain.
La nouvelle gare aura une capacité d’accueil de 25 millions voyageurs par an, ce qui permettra d’absorber le flux et la demande croissante de ceux-ci.
La durée totale des travaux est de 27 mois, à partir de mars 2016 et jusqu’à juin 2018, assurant 250.000 journées de travail réalisées par un groupement d’entreprises incluant la SOGEA, Cegelec et Jet Contractors. Elle devrait donc être opérationnelle dans une année.
Le coût global du projet s’élève à 400 MDH, dont 40 MDH pour les études et 360 MDH pour les travaux. Les architectes sont: Omar Kobbité archiecte mandataire, Silvio D'Ascia, architecte associé.
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