Donné au départ comme favori par une partie du monde des affaires, le binôme Mezouar-Mekouar voit ses chances se rééquilibrer avec ceux du duo Marrakchi-Benhida, à mesure que les candidats avancent dans leur campagne électorale.

Le rythme s'est accéléré. C'est une campagne serrée, soutenue, qui se joue. Entre les deux candidats, c'est un chassé croisé dans les régions ou auprès des fédérations. On dirait une campagne électorale de législatives où chaque voix compte et où, à l'approche du vote final, les leaders multiplient les contacts et les rencontres. Meetings, workshops, réunions, débats, dîners, tout y est. Les deux binômes arrivent à mobiliser une sacrée logistique, ainsi que des moyens non négligeables.

"Rien n’est joué d’avance. Contrairement à ce qui se disait au lendemain du dépôt des candidatures, les deux prétendants à la présidence de la CGEM ont chacun sa chance de remporter les élections du 22 mai", affirme une source proche des deux tandems, qui requiert l’anonymat. "Nous sommes loin du scénario où un candidat est assuré de gagner", ajoute-elle.

>>Lire aussi: CGEM: Comment se fait le vote aux élections du président

Si le parcours de Salaheddine Mezouar (ministre à plusieurs reprises, entre autres) ainsi que son appartenance politique ont pu laisser penser qu’il s’agit du candidat "favori", le profil d’entrepreneur de Hakim Marrakchi et la manière dont il a mené campagne jusqu’ici lui ont assuré le soutien de nombre de ses pairs. C’est du moins ce que ce dernier a affirmé à Médias24.

Deux approches différentes

D’abord, tout comme le tandem Mezouar-Mekouar, le duo Marrakchi-Benhida est en tournée pour aller à la rencontre des entreprises de toutes les régions et de tous les secteurs. "Le rythme va s’intensifier au cours des prochains jours avec plusieurs événements prévus", annonce M. Marrakchi.

Toutefois, ce qui différencie les campagnes des deux équipes, c’est le programme du duo Marrakchi-Benhida, publié au lendemain du dépôt des candidatures, disponible sur le web et présenté aux entreprises lors de la tournée électorale.

"Mezouar et Marrakchi ont opté pour deux approches différentes. Le premier part à la rencontre des entreprises avec des pistes de programme, recueille leurs problématiques et priorités pour ensuite concevoir un programme qu’il présentera à la veille des élections. Le second, lui, fait sa campagne avec un programme déjà conçu, qu’il challenge auprès des entrepreneurs rencontrés. Les deux méthodes se défendent, mais celle de Marrakchi a pour le moment l’avantage de rassurer les entreprises sur le degré de maîtrise des sujets qui les préoccupent", explique notre source.

Pour sa part, Faïçal Mekouar, colistier de Mezouar, assure que l’approche de la concertation avec les entreprises pour l’élaboration du programme a été accueillie favorablement lors de la tournée. "Les entrepreneurs ne veulent pas d’un programme élaboré dans un laboratoire. Ils veulent qu’on tienne compte de leurs contraintes et c’est ce que nous sommes en train de faire", nous a-t-il déclaré.

Chacun mise sur ses atouts

Au-delà de cette différence, les deux candidats misent chacun sur ses atouts. Marrakchi sur son statut d’entrepreneur et sa connaissance du monde de l’entreprise, Mezouar sur son parcours dans les secteurs public et privé, dans les mondes économique et politique.

Le premier affirme avoir convaincu et mis en confiance une bonne partie des entrepreneurs rencontrés. "Je suis un technicien qui connaît les problèmes des autres techniciens que sont les entrepreneurs. Et je saurai les défendre car diriger une entreprise pendant une dizaine d’années et représenter le tissu entrepreneurial au sein de différentes instances de la CGEM signifie que je dispose du leadership nécessaire", affirme M. Marrakchi.

Pour Mezouar, si son appartenance au RNI fait craindre à une partie des entrepreneurs une perte d’indépendance de la CGEM, le candidat a annoncé son intention de démissionner du bureau politique du parti s’il gagne les élections. De plus, "ce parcours politique ainsi que l’expérience au sein du gouvernement poussent les entreprises à voir en Mezouar un candidat capable de porter les grands dossiers du patronat et de mener les négociations difficiles notamment avec l’Etat", argumente Faïçal Mekouar.

L'effet boycott?

La bataille s’annonce donc serrée entre les deux équipes qui affirment, chacune de son côté, avoir le soutien des entreprises rencontrées.

Plus une entreprise aura une taille importante, et plus elle pèsera sur le vote

Justement, ces entreprises ont-elles changé de position après le mouvement de boycott enclenché il y a près de deux semaines?

Selon différentes sources du microcosme casablancais, le boycott a eu un certain impact -pour ne pas dire un impact certain- sur la candidature de Mezouar en raison de son étiquette politique. Mais aussi bien Hakim Marrakchi que Faïçal Mekouar nient un quelconque impact du mouvement sur le déroulement de la campagne.

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Donné au départ comme favori par une partie du monde des affaires, le binôme Mezouar-Mekouar voit ses chances se rééquilibrer avec ceux du duo Marrakchi-Benhida, à mesure que les candidats avancent dans leur campagne électorale.

Le rythme s'est accéléré. C'est une campagne serrée, soutenue, qui se joue. Entre les deux candidats, c'est un chassé croisé dans les régions ou auprès des fédérations. On dirait une campagne électorale de législatives où chaque voix compte et où, à l'approche du vote final, les leaders multiplient les contacts et les rencontres. Meetings, workshops, réunions, débats, dîners, tout y est. Les deux binômes arrivent à mobiliser une sacrée logistique, ainsi que des moyens non négligeables.

"Rien n’est joué d’avance. Contrairement à ce qui se disait au lendemain du dépôt des candidatures, les deux prétendants à la présidence de la CGEM ont chacun sa chance de remporter les élections du 22 mai", affirme une source proche des deux tandems, qui requiert l’anonymat. "Nous sommes loin du scénario où un candidat est assuré de gagner", ajoute-elle.

>>Lire aussi: CGEM: Comment se fait le vote aux élections du président

Si le parcours de Salaheddine Mezouar (ministre à plusieurs reprises, entre autres) ainsi que son appartenance politique ont pu laisser penser qu’il s’agit du candidat "favori", le profil d’entrepreneur de Hakim Marrakchi et la manière dont il a mené campagne jusqu’ici lui ont assuré le soutien de nombre de ses pairs. C’est du moins ce que ce dernier a affirmé à Médias24.

Deux approches différentes

D’abord, tout comme le tandem Mezouar-Mekouar, le duo Marrakchi-Benhida est en tournée pour aller à la rencontre des entreprises de toutes les régions et de tous les secteurs. "Le rythme va s’intensifier au cours des prochains jours avec plusieurs événements prévus", annonce M. Marrakchi.

Toutefois, ce qui différencie les campagnes des deux équipes, c’est le programme du duo Marrakchi-Benhida, publié au lendemain du dépôt des candidatures, disponible sur le web et présenté aux entreprises lors de la tournée électorale.

"Mezouar et Marrakchi ont opté pour deux approches différentes. Le premier part à la rencontre des entreprises avec des pistes de programme, recueille leurs problématiques et priorités pour ensuite concevoir un programme qu’il présentera à la veille des élections. Le second, lui, fait sa campagne avec un programme déjà conçu, qu’il challenge auprès des entrepreneurs rencontrés. Les deux méthodes se défendent, mais celle de Marrakchi a pour le moment l’avantage de rassurer les entreprises sur le degré de maîtrise des sujets qui les préoccupent", explique notre source.

Pour sa part, Faïçal Mekouar, colistier de Mezouar, assure que l’approche de la concertation avec les entreprises pour l’élaboration du programme a été accueillie favorablement lors de la tournée. "Les entrepreneurs ne veulent pas d’un programme élaboré dans un laboratoire. Ils veulent qu’on tienne compte de leurs contraintes et c’est ce que nous sommes en train de faire", nous a-t-il déclaré.

Chacun mise sur ses atouts

Au-delà de cette différence, les deux candidats misent chacun sur ses atouts. Marrakchi sur son statut d’entrepreneur et sa connaissance du monde de l’entreprise, Mezouar sur son parcours dans les secteurs public et privé, dans les mondes économique et politique.

Le premier affirme avoir convaincu et mis en confiance une bonne partie des entrepreneurs rencontrés. "Je suis un technicien qui connaît les problèmes des autres techniciens que sont les entrepreneurs. Et je saurai les défendre car diriger une entreprise pendant une dizaine d’années et représenter le tissu entrepreneurial au sein de différentes instances de la CGEM signifie que je dispose du leadership nécessaire", affirme M. Marrakchi.

Pour Mezouar, si son appartenance au RNI fait craindre à une partie des entrepreneurs une perte d’indépendance de la CGEM, le candidat a annoncé son intention de démissionner du bureau politique du parti s’il gagne les élections. De plus, "ce parcours politique ainsi que l’expérience au sein du gouvernement poussent les entreprises à voir en Mezouar un candidat capable de porter les grands dossiers du patronat et de mener les négociations difficiles notamment avec l’Etat", argumente Faïçal Mekouar.

L'effet boycott?

La bataille s’annonce donc serrée entre les deux équipes qui affirment, chacune de son côté, avoir le soutien des entreprises rencontrées.

Plus une entreprise aura une taille importante, et plus elle pèsera sur le vote

Justement, ces entreprises ont-elles changé de position après le mouvement de boycott enclenché il y a près de deux semaines?

Selon différentes sources du microcosme casablancais, le boycott a eu un certain impact -pour ne pas dire un impact certain- sur la candidature de Mezouar en raison de son étiquette politique. Mais aussi bien Hakim Marrakchi que Faïçal Mekouar nient un quelconque impact du mouvement sur le déroulement de la campagne.

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