Des changements sont opérés au niveau du consortium chargé de la construction de la Tour BMCE. Le Chinois CRCCI baisse sa quote-part en faveur du Marocain TGCC qui reprend la gestion du projet. Premiers détails.

Depuis quelques semaines, des rumeurs insistantes circulent au sujet du chantier de construction de la tour BMCE sur la vallée du Bouregreg. Un ralentissement voire un arrêt des travaux, comme souligné par nos confrères du HuffPost Maroc, interpelle dans le milieu des affaires. Les raisons sont restées inconnues.

Certaines informations évoquent le départ du chinois CRCCI qui a remporté en juillet 2017, en consortium avec le Marocain TGCC, le projet de construction de la tour BMCE, le plus haut gratte-ciel d’Afrique.

Lire aussi: Tour BMCE au Bouregreg: contrat signé

Des sources sûres contactés par Médias24 apportent des précisions sur ce qui se passe réellement dans ce projet. "Les partenaires chinois vont rester dans le projet, mais ils vont réduire d’une manière assez drastique leur intervention", assure notre source. Cela se traduit aussi par une baisse de leur quote-part (60%) dans le groupement en faveur de son partenaire dans le projet, à savoir TGCC. Les raisons de ce désengagement restent pour l’heure floues.

Othman Benjelloun, président du Groupe BMCE Bank of Africa, Zhuo Lei, président de CRCC International, et Mohamed Bouzoubâa, président de TGCC

Au départ, le consortium était basé sur la complémentarité des deux expertises. Celle du bâtiment à très grande hauteur de CRCCI. China Railways Construction Corporation International (CRCCI) est un mastodonte chinois qui réalise plus de 70 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an dans l’industrie et dans le rail. "Ses références dans le bâtiment sont noyées dans une grande masse de projets et d’activités", explique notre source.

TGCC devait, quant à lui, apporter son expertise en matière de construction, des moyens logistiques et dans l’administratif.

Il y aura désormais un nouveau partage des responsabilités. "Le groupe CRCC restera représenté au niveau du management et aura un rôle à jouer au niveau des achats, car il a fait appel à des sociétés chinoises avec qui il va continuer à effectuer le suivi", confie notre interlocuteur.

Cela dit, la gestion du projet qui était entre les mains des partenaires chinois reviendra désormais au groupe marocain TGCC dirigé par Mohamed Bouzoubaa.

Mais le groupe marocain a-t-il les capacités techniques de mener un projet d’une telle complexité ? "TGCC est en contact avec des bureaux de coordination qui vont accompagner le groupement pour la réussite du projet", assure notre source.

Cette dernière nous révèle que le ralentissement des travaux n’est pas dû uniquement au redéploiement au niveau du consortium chargé de la construction de la tour. "Il était question à un moment de déplacer la tour à Rabat. À la fin, il a été décidé de rester sur l’emplacement actuel", confie notre interlocuteur.

Tous ces changements auront une incidence sur les délais. "Un glissement de 4 mois au maximum", assure notre source. Et d’ajouter, "le projet n’était pas à l’arrêt complet parce que le volet des études avançait. Il va certainement prendre l’allure qu’il faut dans un mois ou un mois et demi au plus".

Affaire à suivre.

 

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Certaines informations évoquent le départ du chinois CRCCI qui a remporté en juillet 2017, en consortium avec le Marocain TGCC, le projet de construction de la tour BMCE, le plus haut gratte-ciel d’Afrique.

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Des sources sûres contactés par Médias24 apportent des précisions sur ce qui se passe réellement dans ce projet. "Les partenaires chinois vont rester dans le projet, mais ils vont réduire d’une manière assez drastique leur intervention", assure notre source. Cela se traduit aussi par une baisse de leur quote-part (60%) dans le groupement en faveur de son partenaire dans le projet, à savoir TGCC. Les raisons de ce désengagement restent pour l’heure floues.

Othman Benjelloun, président du Groupe BMCE Bank of Africa, Zhuo Lei, président de CRCC International, et Mohamed Bouzoubâa, président de TGCC

Au départ, le consortium était basé sur la complémentarité des deux expertises. Celle du bâtiment à très grande hauteur de CRCCI. China Railways Construction Corporation International (CRCCI) est un mastodonte chinois qui réalise plus de 70 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an dans l’industrie et dans le rail. "Ses références dans le bâtiment sont noyées dans une grande masse de projets et d’activités", explique notre source.

TGCC devait, quant à lui, apporter son expertise en matière de construction, des moyens logistiques et dans l’administratif.

Il y aura désormais un nouveau partage des responsabilités. "Le groupe CRCC restera représenté au niveau du management et aura un rôle à jouer au niveau des achats, car il a fait appel à des sociétés chinoises avec qui il va continuer à effectuer le suivi", confie notre interlocuteur.

Cela dit, la gestion du projet qui était entre les mains des partenaires chinois reviendra désormais au groupe marocain TGCC dirigé par Mohamed Bouzoubaa.

Mais le groupe marocain a-t-il les capacités techniques de mener un projet d’une telle complexité ? "TGCC est en contact avec des bureaux de coordination qui vont accompagner le groupement pour la réussite du projet", assure notre source.

Cette dernière nous révèle que le ralentissement des travaux n’est pas dû uniquement au redéploiement au niveau du consortium chargé de la construction de la tour. "Il était question à un moment de déplacer la tour à Rabat. À la fin, il a été décidé de rester sur l’emplacement actuel", confie notre interlocuteur.

Tous ces changements auront une incidence sur les délais. "Un glissement de 4 mois au maximum", assure notre source. Et d’ajouter, "le projet n’était pas à l’arrêt complet parce que le volet des études avançait. Il va certainement prendre l’allure qu’il faut dans un mois ou un mois et demi au plus".

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