Développement rapide pour Tacos de Lyon: L'enseigne vise 70 restaurants à moyen terme
L'enseigne de restauration rapide est sur le point de conclure un partenariat avec un important distributeur de carburants de la place pour ouvrir dans cinq stations-service dans un premier temps. Si l'expérience est concluante, elle sera généralisée à presque tout le réseau. Ces ouvertures s'ajouteront à celles déjà en cours ou programmées.
L'enseigne de restauration rapide est sur le point de conclure un partenariat avec un important distributeur de carburants de la place pour ouvrir dans cinq stations-service dans un premier temps. Si l'expérience est concluante, elle sera généralisée à presque tout le réseau. Ces ouvertures s'ajouteront à celles en propre déjà en cours ou programmées.
Franc succès pour la chaine de restauration rapide Tacos de Lyon. Créée en 2011 par un ex-MRE, Mohamed Moubarek, elle compte aujourd’hui 30 restaurants dont 16 à Casablanca, 4 à Rabat, 4 à Marrakech, 3 à Agadir et 1 à Fès, Meknès et Kénitra.
L’enseigne est aujourd’hui présente dans pratiquement tous les malls développés par le groupe Label’Vie. Elle emploie plus de 400 personnes.
«Après l’ouverture des premiers points de vente à Casablanca (Anoual, Al Qods et Zerktouni), j’ai constaté un fort engouement de la clientèle pour nos tacos. C’est à ce moment là que j’ai décidé de rentrer définitivement au Maroc pour développer l’enseigne. Le vrai décollage a eu lieu en 2014», déclare à Médias24 M. Moubarek qui vivait à détenait des snacks en France (ils ne s’appelaient pas Tacos de Lyon mais reposaient sur le même concept), avant son retour au pays en 2013.
Après Casablanca, il a ouvert des points de vente à Marrakech, puis à Rabat et à Agadir, avant de s’y développer et attaquer d’autres villes.
M. Moubarek reconnaît qu’il ne propose pas le tacos original. «Si on vend le vrai tacos mexicain au Maroc, ça ne va pas marcher. Cela ne correspond pas à notre culture culinaire. On a essayé de faire ce qu’aiment les arabes et les africains en général, à savoir un sandwich consistant avec un peu de tout dedans: viande hachée épicée, fromage, frites, sauces», explique-t-il. Pour lui, il s’agit d’un « tacos revisité à la française».
Entre 200 et 300 clients par jour et par restaurant
Et la recette marche. Le patron de l’enseigne dit recevoir entre 200 et 300 clients par jour et par restaurant.
Outre sa carte, revisitée chaque mois de septembre et proposant des tacos et des burgers, il attribue sa réussite aux prix fixés: à partir de 25 DH.
«C’est un niveau de prix accessible. Notre clientèle est constituée surtout des classes moyennes et populaires. Notre cible au départ était les jeunes, mais nos sandwichs ont séduit même les personnes plus âgées et les familles, ce qui est par exemple inimaginable en France», ajoute M. Moubarek.
Ce dernier voit encore plus grand pour son business, développé jusqu’à aujourd’hui en propre, sauf pour six restaurants ouverts en franchise. «Nous visons 70 restaurants à moyen terme», précise-t-il.
L’enseigne ouvrira encore à la Marina de Casablanca et dans quelques quartiers de la métropole comme Sidi Bernoussi. «Notre objectif à Casablanca est presque atteint», affirme M. Moubarek.
A Tanger, deux restaurants sont en cours d’ouverture. «On est en train de voir les possibilités de développement à Marrakech et Agadir. Après il nous restera quelques villes comme Mohammedia», ajoute le patron de l’enseigne qui annonce également des ouvertures dans les gares TGV à Tanger et Rabat, et éventuellement à Casablanca.
Mais ce qui permettra un développement soutenu de la chaine, c’est la conclusion d’un partenariat, en cours de finalisation, avec un important distributeur de carburants de la place, dont le nom est gardé secret jusqu'à la conclusion du contrat. «Nous allons commencer par cinq stations-service (2 à Marrakech et 1 à Casablanca, Settat et Essaouira). Si le test est concluant, nous allons étendre l’expérience à tout le réseau de stations», avance M. Moubarek.
Coût de l’investissement ? Cela dépend du point de vente. Mais il faut compter un budget à partir de 400.000 DH, hors local (souvent en location), pour aménager et équiper un restaurant.
L'approvisionnement local sera renforcé
Ambitions démesurées dans un secteur de la restauration rapide très concurrentiel et connaissant annuellement des dizaines d’ouvertures ? «Si les ouvertures sont nombreuses dans le secteur les fermetures le sont aussi. Notre enseigne est la première à avoir introduit le tacos au Maroc. Nous avons une avance et une marque forte par rapport à la concurrence», dit avec assurance le patron de Tacos de Lyon.
Reste la question de l’approvisionnement. Selon M. Moubarek, hormis le poulet, les boissons et les légumes frais, tous les intrants sont importés: pain, viande hachée, sauces… «Le coût de l’approvisionnement est élevé à cause des droits de douane et des frais de transport. On n’arrive pas à trouver des fournisseurs au Maroc qui peuvent couvrir nos besoins. On fait appel à un grossiste qui opère en Belgique et en France».
Mais l’enseigne compte développer l’approvisionnement local grâce aux investissements menés actuellement par son principal partenaire commercial, le fournisseur des sauces belges Nawhal’s.
Selon les dires de M. Moubarek, cet autre Marocain du monde, dont la marque de sauces connaît un succès en Europe, est en train de monter une unité de production de pain à Al Hoceima et une autre spécialisée dans les desserts à Marrakech. Elles s’ajouteront à son unité de transformation de volaille ouverte à Tanger (200 emplois) et qui approvisionne déjà les restaurants Tacos de Lyon.
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