Création d’entreprise par voie électronique: La plateforme entame les derniers tests
L’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), chargé de la conception et de la gestion du projet, entamera dans les prochains jours le déploiement de la plateforme dans un environnement de pré-production.
Le 5 juin dernier, le parlement a adopté les projets de loi relatifs à la création d'entreprise par voie électronique. La charge du déploiement de ce chantier revient à l’OMPIC que Médias24 a contacté pour savoir où en est le projet.
>>Lire aussi: Création d’entreprise par voie électronique: le projet de loi adopté en Conseil de gouvernement
«Le développement de la plateforme de création des entreprises est dans ses phases finales. Aujourd’hui, les tests du système en collaboration avec les différents organismes et administrations intervenant dans la création sont en bonne voie», nous explique Adil El Maliki, directeur général de l’OMPIC.
Selon notre interlocuteur, «les tests ont également été ouverts aux professionnels à travers des focus groups créés en partenariat avec l’Ordre des notaires, l’Ordre des experts-comptables, l’association des barreaux du Maroc et l’organisation professionnelle des comptables agréés du Maroc, en vue de recueillir leurs remarques et propositions».
L’OMPIC entamera dans «les prochains jours le déploiement de la plateforme dans un environnement de pré-production pour effectuer le tuning final en termes de performance et de paramétrage».
Objectif: création d'entreprise en un jour ouvrable
Pour rappel, après une période transitoire de 6 mois, les procédures s’effectueront uniquement par voie électronique et toutes les administrations intervenant aujourd’hui dans ces procédures continueront à offrir leurs services à travers la plateforme en question, d’une façon totalement dématérialisée. En d’autres termes, la voie classique sera complètement abandonnée.
Parmi les gains attendus de ce projet, la réduction des délais de création. «Les discussions avancent bien pour pouvoir définir, comme cible, un délai d’un jour ouvrable pour la création et mettre en place les mesures nécessaires pour permettre aussi bien la traçabilité des opérations que le dimensionnement des équipes en back-office de chaque intervenant», explique El Maliki.
Aucun frais supplémentaire pour le créateur
Pour respecter ce délai et éviter le manque de coordination entre les différentes administrations concernées par la création, Adil El Maliki assure qu’un «groupe de travail rassemblant toutes les administrations et organismes concernés par la création d'entreprises» a été mis en place. Son objectif : "la définition des processus qui seront mis en place dans le cadre de la plateforme; à savoir: modalités de dépôt des demandes de création et post création par voie électronique, mécanismes de traitement par les administrations, modalités d’échange entre les systèmes d’information et la plateforme».
En plus, un comité national de suivi et de coordination sera créé. Ce comité sera «chargé notamment de suivre l'opération de création d'entreprises par voie électronique, de coordonner les actions des différentes administrations et organismes concernés, d'évaluer le fonctionnement de la plateforme électronique et de formuler toute proposition tendant à améliorer les services rendus à travers la plateforme électronique et à perfectionner son fonctionnement», explique le DG de l’OMPIC.
Pour ce qui est des tarifs, El Maliki assure que «les procédures effectuées via la plateforme n’engendreront aucun frais supplémentaire pour le créateur».
>>Lire aussi: Création d’entreprise par voie électronique: L’OMPIC va centraliser le processus et prendre le relais des CRI
À découvrir
à lire aussi
Article : Urbanisme : Tétouan prépare un nouveau plan d’aménagement pour son ancienne médina
Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997, la cité historique fera l’objet d’un document actualisé soumis à une enquête publique d’un mois, afin d’encadrer l’évolution de ses fonctions urbaines sans altérer la valeur de son bâti ni son identité patrimoniale.
Article : Mobilité : avec désormais Agadir et Tanger, Uber poursuit son pari sur le Maroc
Après Casablanca, Marrakech et Rabat, Uber poursuit son expansion au Maroc en lançant son activité à Agadir et Tanger, deux villes où le groupe entend accompagner l'essor du tourisme et la croissance de la demande en mobilité. Dans un entretien accordé à Médias24, Fayçal Ihrai, DG d'Uber Maroc, détaille sa stratégie de développement dans le Royaume.
Article : La BEI annonce 365 millions d’euros pour les réseaux routier et ferroviaire marocains
Signés à Rabat lors de la première visite officielle de Nadia Calviño, les accords prévoient 50 millions d’euros pour l’ONCF, complétés par 15 millions de subvention européenne, et 300 millions pour ADM, avec un accent sur la sécurité, la mobilité et la résilience des infrastructures.
Article : Automobile : Benteler inaugure une nouvelle usine de pièces à Kénitra
Entré en production un an après le lancement du chantier, le site de l’Atlantic Free Zone mobilise plus de 400 MDH d’investissement.
Article : Mondial 2026 : après la victoire du Maroc, le modèle de Klement tombe avec les Pays-Bas
Après avoir correctement annoncé les champions 2014, 2018 et 2022, l’économiste allemand voit sa prévision 2026 voler en éclats sur une séance de tirs au but, tout en rappelant les limites d’une méthode fondée sur le PIB par habitant, la population, le climat, le classement FIFA et l’avantage du pays hôte.
Article : Certificats de dépôt indexés sur le bitcoin : Saham Bank apporte de nouvelles précisions
Après l’intérêt suscité par son nouveau produit structuré, l’établissement détaille son cadre juridique, son mode de rémunération et les limites de l’exposition proposée aux clients de la Banque privée.