Université de Stanford: Le Maroc peut atteindre 100% d’énergies renouvelables en 2050

Une étude dirigée par Mark Jacobson de l’université californienne de Stanford conclut que le Maroc peut accomplir une transition énergétique vers le 100% renouvelable en 2050 avec d’importants bénéfices à la clé. Jacobson est un expert mondial reconnu sur la pollution de l’air et le changement climatique.

L’étude de Stanford est basée sur les données 2012 fournies par 139 pays. Selon ses auteurs, seuls 50 pays sur la planète n’auraient pas aujourd’hui les capacités techniques pour accomplir une transition énergétique vers le 100% renouvelable, un point important sur le plan diplomatique et financier lorsque l’on sait que la pollution de l’air et le changement climatique … ne connaissent pas de frontières.

Le Maroc et 138 autres pays

Partant d’une comparaison BAU (Business as usual) à une situation WWS (Wind, water, solar –Eolien, hydraulique et solaire-), l’étude de Stanford indique que le Maroc peut atteindre 65% de solaire en 2050, 30% en éolien, 2,5% en hydroélectricité et un autre 2% en énergie marine.

L’étude se base sur les besoins en énergie pour les secteurs résidentiel et industriel et le transport notamment. Elle intègre non seulement le coût d’usage de l’énergie et les conséquences de l’usage des énergies fossiles, mais également le coût du transport et de transformation des énergies.

L’étude de Stanford indique précisément dès sa page 2 que“nous avons développé des feuilles de route pour transformer les infrastructures énergétiques pour tous les usages actuels (électricité, transports, chauffage/climatisation, industrie, agriculture, forêts, pêche) dans 130 pays vers des systèmes WWS, éolien, hydraulique et solaire; les feuilles de routes prennent comme hypothèse une reconversion à 80% en 2030 et à 100% en 2050».

Dans le cas du Maroc, outre les données contenues dans l’étude dirigée par Mark Jacobson, celles-ci ont été déclinées en une infographie qui donne des projections séduisantes.

Ainsi, la mise en place de la transition énergétique entre 2017 et 2050 peut conduire à la création de 48.280 emplois dans le secteur de l’énergie et à 51.000 autres dans le secteur de la construction, chaque emploi étant d’une durée de 40 ans.

Selon le Solutions Project, chargé de diffuser auprès du grand public les données de cette étude et ses conclusions, l’usage de l’électricité WWS (Wind, water, solar –Eolien, hydraulique et solaire-) fera baisser la consommation d’énergie de 36% par rapport à un choix BAU, Business as usual.

Des milliards de DH d’économies, un kWh moins cher,  un air plus propre et un meilleur bilan santé

L’étude va plus loin et modélise l’impact de la transition du BAU vers le WWS d’ici 2050 sur la mortalité et les dépenses de santé notamment.

D’ici 2050, le Maroc pourrait économiser 47,8 MM de dollars, soit près de 425 MM de DH en dépenses de santé, 6,8% de son PIB des 33 prochaines années.  

En 2015, le PIB marocain s’est établi à environ 100 MM de dollars. Une aubaine pour le système de santé marocain et pour des citoyens, qui tomberaient moins malades à cause de la pollution industrielle et urbaine. L’étude californienne prévoit également 8.485 décès en moins chaque année.

En termes de coût du kWh, l’étude détermine également que si la voie BAU est poursuivie, son coût sera de 10,8 cents (dollar) en moyenne contre 8,5 cents pour la version WWS.

 En termes financiers, le choix du renouvelable apparait également comme plus économique: Mark Jacobson et son équipe ont calculé que pour le Maroc, l’économie en termes  d’énergie et de santé par habitant sera de 1.837 dollars par Marocain en 2050. Pour la seule énergie, cette économie sera de 78 dollars pour l’année 2050.

Le Maroc souhaite porter la part des énergies renouvelables à 42% dans son mix global à l’horizon 2020 et à 52% en 2030. Nul doute que ces données rendues publiques ce lundi 24 octobre et la tenue de la COP22 de Marrakech vont inciter les autorités publiques à mettre en place des politiques plus audacieuses et plus bénéfiques pour la balance énergétique du pays et les finances publiques, l’amélioration de la qualité de l’air dans nos villes et une constante amélioration du bilan santé national.

Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel
Rendez-vous Partenaires
Université de Stanford: Le Maroc peut atteindre 100% d’énergies renouvelables en 2050

Une étude dirigée par Mark Jacobson de l’université californienne de Stanford conclut que le Maroc peut accomplir une transition énergétique vers le 100% renouvelable en 2050 avec d’importants bénéfices à la clé. Jacobson est un expert mondial reconnu sur la pollution de l’air et le changement climatique.

L’étude de Stanford est basée sur les données 2012 fournies par 139 pays. Selon ses auteurs, seuls 50 pays sur la planète n’auraient pas aujourd’hui les capacités techniques pour accomplir une transition énergétique vers le 100% renouvelable, un point important sur le plan diplomatique et financier lorsque l’on sait que la pollution de l’air et le changement climatique … ne connaissent pas de frontières.

Le Maroc et 138 autres pays

Partant d’une comparaison BAU (Business as usual) à une situation WWS (Wind, water, solar –Eolien, hydraulique et solaire-), l’étude de Stanford indique que le Maroc peut atteindre 65% de solaire en 2050, 30% en éolien, 2,5% en hydroélectricité et un autre 2% en énergie marine.

L’étude se base sur les besoins en énergie pour les secteurs résidentiel et industriel et le transport notamment. Elle intègre non seulement le coût d’usage de l’énergie et les conséquences de l’usage des énergies fossiles, mais également le coût du transport et de transformation des énergies.

L’étude de Stanford indique précisément dès sa page 2 que“nous avons développé des feuilles de route pour transformer les infrastructures énergétiques pour tous les usages actuels (électricité, transports, chauffage/climatisation, industrie, agriculture, forêts, pêche) dans 130 pays vers des systèmes WWS, éolien, hydraulique et solaire; les feuilles de routes prennent comme hypothèse une reconversion à 80% en 2030 et à 100% en 2050».

Dans le cas du Maroc, outre les données contenues dans l’étude dirigée par Mark Jacobson, celles-ci ont été déclinées en une infographie qui donne des projections séduisantes.

Ainsi, la mise en place de la transition énergétique entre 2017 et 2050 peut conduire à la création de 48.280 emplois dans le secteur de l’énergie et à 51.000 autres dans le secteur de la construction, chaque emploi étant d’une durée de 40 ans.

Selon le Solutions Project, chargé de diffuser auprès du grand public les données de cette étude et ses conclusions, l’usage de l’électricité WWS (Wind, water, solar –Eolien, hydraulique et solaire-) fera baisser la consommation d’énergie de 36% par rapport à un choix BAU, Business as usual.

Des milliards de DH d’économies, un kWh moins cher,  un air plus propre et un meilleur bilan santé

L’étude va plus loin et modélise l’impact de la transition du BAU vers le WWS d’ici 2050 sur la mortalité et les dépenses de santé notamment.

D’ici 2050, le Maroc pourrait économiser 47,8 MM de dollars, soit près de 425 MM de DH en dépenses de santé, 6,8% de son PIB des 33 prochaines années.  

En 2015, le PIB marocain s’est établi à environ 100 MM de dollars. Une aubaine pour le système de santé marocain et pour des citoyens, qui tomberaient moins malades à cause de la pollution industrielle et urbaine. L’étude californienne prévoit également 8.485 décès en moins chaque année.

En termes de coût du kWh, l’étude détermine également que si la voie BAU est poursuivie, son coût sera de 10,8 cents (dollar) en moyenne contre 8,5 cents pour la version WWS.

 En termes financiers, le choix du renouvelable apparait également comme plus économique: Mark Jacobson et son équipe ont calculé que pour le Maroc, l’économie en termes  d’énergie et de santé par habitant sera de 1.837 dollars par Marocain en 2050. Pour la seule énergie, cette économie sera de 78 dollars pour l’année 2050.

Le Maroc souhaite porter la part des énergies renouvelables à 42% dans son mix global à l’horizon 2020 et à 52% en 2030. Nul doute que ces données rendues publiques ce lundi 24 octobre et la tenue de la COP22 de Marrakech vont inciter les autorités publiques à mettre en place des politiques plus audacieuses et plus bénéfiques pour la balance énergétique du pays et les finances publiques, l’amélioration de la qualité de l’air dans nos villes et une constante amélioration du bilan santé national.

Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.